Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Fête de l'Epiphanie

La fête d'aujourd'hui est très importante pour tous les baptisés, y compris nous mêmes, venus en l’église remercier les Rois mages venus d'Orient pour le témoignage de foi qu'ils ont apporté tout au long de leur vie.

Depuis l'époque d'Abraham, nous avons cru que le salut ne serait accordé qu'à ceux qui appartiennent au peuple élu, les héritiers du peuple juif, dont descendent Abraham, puis Moïse, le roi David et tous les prophètes de l'Ancien Testament.

Et enfin, Joseph, Marie et Jésus – notre Seigneur et Dieu.

Aujourd'hui, les Rois mages venus d'Orient, comme les appelle l'évangéliste Matthieu, arrivent à Bethléem. Ils viennent car ils ont vu une étoile qui leur annonçait un phénomène extraordinaire survenu en terre de Juda.

 

Hommes de science en quête de vérité, ils souhaitaient, comme tous les scientifiques, en savoir plus. 

C'est pourquoi ils sont venus, pour ainsi dire, contempler cette découverte astronomique exceptionnelle.

Ce ne fut probablement pas facile pour eux, car cela ne leur fut pas révélé par un ange, car ils ne l'eurent pas lu dans des livres de sagesse, mais c'est leur intuition scientifique qui les poussa à cet acte glorieux.

De plus, comme nous l'avons entendu dans l'Évangile, ils se sont égarés, allant jusqu'à demander de l'aide à Hérode lui-même, sans se douter qu'ils susciteraient une immense jalousie et une profonde envie chez le souverain de Judée.

 

Bien-aimés !

C'est grâce à eux, les Rois mages venus d'Orient, qui n'appartenaient pas au peuple élu et étaient donc, selon la tradition juive, des païens, que nous pouvons aujourd'hui hériter du salut acquis pour nous par le Christ.

Les Rois mages, comme les appelle la Tradition, furent les premiers à annoncer que Jésus était venu sur terre pour chaque homme, sans exception.

Pour lui, la couleur de peau, le lieu de résidence ou le niveau d'instruction n'ont aucune importance. Jésus ne se soucie pas de notre réussite professionnelle.

Pour Jésus, une seule chose compte : le cœur humain et ce qu'il renferme.

C'est grâce à ces Rois mages païens que le monde a connu Jésus. Grâce à ces hommes courageux, comme on dit, le monde a vu la grande lumière qu'est Jésus-Christ.

Une lumière qui offense profondément certaines personnes aujourd'hui. Une lumière que certains veulent éteindre et empêcher d'éclairer le chemin de l’humanité.

Une lumière qui, malgré les ténèbres grandissantes, brillera toujours et montrera le bon chemin à ceux qui désirent un jour la rencontrer pour l'éternité.

Le prophète Isaïe a écrit sur cette lumière dès le VIIe siècle, avant la naissance du Christ. Nous avons entendu ces paroles dans la première lecture d'aujourd'hui : « Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.»

 

Bien-aimés !

Nous, hommes et femmes du XXIe siècle, nous nous tournons vers cette même Lumière. Chaque dimanche, lorsque nous venons à l'Eucharistie, nous n'avons pas besoin de parcourir autant de kilomètres que les Rois mages venus d'Orient ; nous n'avons pas besoin d'errer, car chaque cloche d'église nous révèle l'emplacement de la maison de Dieu.

Nous n'avons pas besoin de chercher la vérité dans les étoiles, car elle nous est donnée dans l'Évangile et dans les sacrements. Enfin, nous n'avons pas à craindre le cruel Hérode, qui ne nous fera rien, peut-être seulement se moquera-t-il de notre foi, aussi désuète et étrange soit-elle à notre époque.

La fête d'aujourd'hui nous rappelle aussi que nous sommes appelés, nous aussi, à témoigner de notre foi, de notre espérance et de notre amour pour le Christ.

Nous avons reçu la foi comme un don. Nous l'avons reçue de nos parents, qui l'ont reçue de leurs grands-parents, et ainsi de suite, des générations qui nous ont précédés, jusqu'aux héros de l'Évangile d'aujourd'hui : les Rois mages venus d'Orient.

Nous ne l'avons pas reçue uniquement pour atteindre le salut par nous-mêmes, car si tel était le cas, nous serions, sans illusion, de grands égoïstes.

Nous avons reçu la foi pour la partager. Et non pas comme on partage un gâteau d'anniversaire : plus on donne, moins il en reste sur la table.

Notre foi est comme une bougie allumée. Nous éclairons les autres, mais notre flamme de la foi continue de briller, illuminant à son tour ceux qui nous entourent.

Partageons donc notre foi. La foi, qui est notre plus grand trésor, car plus elle est présente dans nos cœurs, plus nous sommes proches du Christ, notre lumière éternelle.

Partageons notre foi avec ceux qui veulent apprendre de nous, et même avec ceux qui ne veulent pas en entendre parler. Partageons-la par nos vies belles et justes.

Soyons aujourd’hui les Rois mages d’Orient, qui ne s’attardent pas sur les difficultés, mais sur le fruit de leur recherche.

Soyons des Rois mages qui offrent au Christ des présents – non pas de la myrrhe, de l’encens et de l’or, mais une foi profonde, une espérance inébranlable et, par-dessus tout, un amour indéfectible.

De même que le Christ attendait les Rois mages, il nous attend aujourd'hui pour nous montrer qu'il est Dieu non seulement pour nous, mais aussi pour chaque personne qui vit près de nous, même pour ce « païen » pour qui le Christ n'a aucune valeur.

Emportons aujourd'hui la vraie Lumière de ce temple vers ceux qui vivent « dans les ténèbres et l'ombre de la mort ».

Écrire un commentaire

Optionnel