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Billet spirituel

  • 2ème dimanche de Pâques B

             Chers frères et sœurs,

             ce matin, dans le cénacle ou la chambre haute,  nous assistons à deux apparitions du Seigneur ressuscité, deux dimanches de suite. Le dimanche est donc bien le jour de la rencontre avec le Ressuscité ! Les apôtres sans Thomas puis avec Thomas se trouvent soudain devant Jésus « qui est là, les portes étant fermées » Et Thomas entend Jésus l’inviter à faire ce qu’il avait souhaité accomplir 8 jours plus tôt devant les apôtres : « porte ton doigt ici et vois mes mains, porte ta main et entre dans mon côté » quelle expression !… Stupéfaction de Thomas qui confesse le Christ de la plus belle et juste manière : « Mon Seigneur et mon Dieu »… la déclaration la plus claire dans tout l’Evangile de la divinité de Jésus… rappelant le prologue de l’Evangile : « Et le Verbe était Dieu ».

             Nous pouvons admirer la beauté extraordinaire du Christ en qui transparaît Dieu dans toute sa splendeur que Thomas reconnaît : comme dit Maurice Zundel[1], « il faut à Dieu pour se faire jour, toute la transparence d’une personnalité sans frontière ni de lieu ni de temps, dont aucune intermittence n’intercepte le rayonnement et qui retient seule notre attention dans l’histoire où son mystère nous devient sensible. »

             Mais ce mode de rencontre avec le Ressuscité va s’arrêter à l’Ascension, 40 jours après Pâques. Le Christ quitte définitivement les siens jusqu’au Dernier jour où il reviendra dans la Gloire.

             Alors comment pouvons-nous rencontrer le Christ Ressuscité aujourd’hui ?

             * Nous pouvons le rencontrer dans le texte biblique et surtout de l’Evangile : Dieu est assez humble pour « consentir d’être Présent et de se laisser exprimer au travers des mots, des récits, des sagesses et des invocations qui ne sont pas toujours dignes de Lui. » La parole humaine écrite est maladroite, fautive pour dire le Dieu Vivant …  le texte porte toujours « la trace trop humaine de la gangue dont la Révélation divine a dû s’affranchir peu à peu » au cours de l’histoire du salut.

             *  Mais la révélation ne peut pas être portée seulement dans un texte. Elle doit « s’incarner » dans des vies humaines et dans l’Eglise qui, « a pour vocation d’être une forme communautaire d’incarnation… seule manière possible d’attester une Présence divine, sans lui faire subir les limites du discours. » C’est pourquoi la qualité de la vie ecclésiale est capitale ! Comme nous le rappelle le livre des Actes des Apôtres lu ce matin. Il ne s’agit pas d’être édifiants, de composer une figure. Il s’agit d’être vrais, de vivre le plus en vérité possible selon l’Evangile. Dans l’Eglise, cela se voit surtout dans les saints… mais cela doit se montrer dans toute communauté chrétienne.

    * Cela concerne donc aussi chacun d’entre nous !… comme St Jean dans l’épître de ce jour nous le rappelle avec urgence !  Pour devenir vraiment enfant de Dieu, l’homme doit être transformé, mener une vie nouvelle comme dit St Paul ! Le chrétien doit être témoin pas seulement transmetteur d’un discours, d’une doctrine, d’une morale. Il doit d’abord être habité par le Christ

     C’est-à-dire : être débarrassé de lui-même, de son narcissisme, de toute forme d’accaparement et cela en ’appuyant sur les commandements – conseils - de Dieu. « Notre nature… naturellement pesante, n’accède à une existence personnelle que suspendue à l’aimantation divine qui fait contrepoids à sa pesanteur. »

             Cette merveilleuse humanité se trouve DEJA en Jésus : « L’humanité du Christ est vidée du je-individu,... emportée toute entière dans le Verbe par cet altruisme infini » et divin. Cette humanité du Christ atteint donc la liberté parfaite.

             Et cette humanité parfaite réalise la nôtre par communion avec Lui parce qu’il demeure en nous comme dit St Jean. Le Christ peut alors transparaître en l’homme ainsi transformé par lui.  Alors SEULEMENT L’homme peut  devenir témoin-présence du Christ :      

    Ainsi apparaît « ce sentiment d’une présence invisible qui se joue à travers une histoire humaine jaillit d’un contact et non d’un raisonnement. » Car « La lumière qui émane de nous est proportionnelle à notre libération, ce que nous avons consenti à l’œuvre de Dieu… » « C’est par cette médiation d’une intimité humaine transparente à Dieu qu’un témoignage… devient effectivement Parole de Dieu en entrant, par un homme de  Dieu », dans un coeur humain. » ... C’est parce que la parole du Christ entre en nous au point qu’elle devient la lumière vivante de notre vie la plus intime » : elle peut alors faire pressentir cette Personne extraordinaire » qui est Jésus.

    Et cela se fait   par une personne ordinaire, à la fois  comme tout le monde, mais transformée et devenue amour et service.  

             Tout « cela éclate dans les premiers chapitres des Actes : les apôtres « ont moins à porter un message immobilisé dans une formule, qu’à témoigner d’une présence qui les remplit, qu’à présenter unepersonne avec laquelle ils se sentent identifiés depuis le baptême de feu que leur a communiqué son Esprit. Ce mode de témoignage des apôtres et des 1ers chrétiens est normatif pour nous :  ce qu’ils donnent ne ressemble en rien à un enseignement spéculatif ou une doctrine abstraite. Ils ne sont pas les hérauts ni les héritiers d’un Maître absent dont ils s’appliqueraient à perpétuer l’influence au-delà de la mort qui a mis un terme à son enseignement. Leur Maître est vivant autant qu’il est présent en eux et par eux et ils s’effacent en lui pour conduire à Lui qui doit devenir intérieur à chacun comme la vie de sa vie. Et ce Maître n‘est réellement connaissable que par cette manifestation personnelle, au plus intime de leur âme où il s’atteste par sa propre lumière. »

    Amen

     

    [1] Entre guillemets : extraits de Zundel lui-même : La pierre vivante Trésors du Christianisme Cerf 2009

  • Jour de Pâques

             Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, la liturgie du jour de Pâques n’est pas très exubérante et triomphante ! Elle est empreinte d’une joie profonde mais contenue et discrète. L’Evangile ne montre pas le Christ terrassant ses adversaires et les chants grégoriens de ce jour sont d’une calme joie sereine L’Eglise respecte les volontés de son Epoux: la résurrection fut discrète, invisible aux hommes: « O nuit chante l’Exultet de la vigile, toi seule as pu connaître le moment où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ». Jésus s’est fait reconnaître de ses disciples seulement... L’Eglise respecte les volontés de discrétion de son Seigneur et partage sa joie avec Lui intimement. Nous ne devons pas réfreiner notre joie, nous ne devons pas la taire; mais nous devons la mettre à l’unisson des sentiments du Christ.

     

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  • Vigile Pascale

             St Paul déclare dans la 1ère épître aux Corinthiens : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vide est notre message, vide votre foi. » (1 Co 15/14) à quoi St Augustin fait écho : « la foi des chrétiens, c’est la résurrection de Jésus. »

             Et cette résurrection est pour nous, pour notre bien : « 20 Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ, 21 lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. »

     

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  • Vendredi Saint

             Dans son livre sur le St Suaire de Turin, l’historien Jean-Christian Petitfils donne de nouvelles précisions sur l’ensevelissement du Christ que je voudrais vous partager ce soir. Elles sont le fruit des recherches les plus récentes sur le linceul de Turin dont l’authenticité ne fait plus de doute chez les scientifiques qui l’ont étudié.

             Prenons les faits juste après la mort du Christ autour de 3 heures de l’après-midi, le Christ vient de mourir en donnant son dernier souffle qui est aussi le 1er souffle saint de l’Église assemblée à ses pieds. Il faut le temps que les soldats viennent briser les jambes des deux larrons pour hâter leur mort et vérifier d’un coup de lance adroit que le Christ est bien déjà mort.

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  • Jeudi Saint

    EN MÉMOIRE DE LA CÈNE DU SEIGNEUR

    « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout »

    Ces paroles nous introduisent dans la Pâque du Christ, qui constitue la conclusion de l'existence terrestre du Verbe de Dieu. Conclusion dramatique puisque c’est sur la Croix que notre sauveur sera élevé. Ces paroles seront suivies par l’humble service du lavement des pieds puis par la dernière cène. Viendront ensuite l'enseignement de Jésus, sa prière, son arrestation, son procès, sa flagellation, sa crucifixion : toute la douloureuse tragédie de sa Passion.

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  • Les Rameaux

    Chers frères et sœurs, c’est un pèlerinage qui nous est proposé de commencer en ce jour des Rameaux. Un pèlerinage à la suite du Christ, d’ailleurs tout pèlerinage est destiné remettre ses pas dans ceux du Christ... Être chrétien signifie considérer la voie de Jésus Christ comme la juste voie pour être des hommes dignes, dignes de la vie éternelle, c’est faire de nos vies un pèlerinage incessant avec Jésus Christ, vers l’absolu de Dieu et de sa volonté très sainte.

    Ainsi en ce Dimanche des Rameaux, nous passons le grand portail qui nous introduit dans la Semaine Sainte, la Semaine où le Seigneur Jésus s’achemine vers le sommet de sa vie terrestre. Il monte à Jérusalem pour accomplir les Écritures et pour être suspendu sur le bois de la croix, le trône à partir duquel il régnera pour toujours, attirant à lui l’humanité et offrant à tous le don de la rédemption.

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  • 5ème dimanche B

           Jésus est revenu de la région d’Ephraïm où il était caché pour se protéger des autorités juives qui veulent sa mort, avec les apôtres et des disciples dès avant la résurrection de Lazare.

           Aujourd’hui, il est à Jérusalem. Durant ce séjour, St Jean nous dit que beaucoup désirent voir Jésus : les juifs montés à Jérusalem, les amis de Béthanie, les pèlerins autant pour Jésus que pour Lazare; la foule vient au-devant de Lui quand il entre à Jérusalem et parmi les pèlerins, un groupe particulier, les Grecs veulent voir le Christ; Même des chefs deviennent croyants, mais, en secret, par peur des pharisiens.

     

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  • 3ème dimanche de Carême B

           Nous sommes au commencement du ministère de Jésus, très précisément au printemps de l’an 28 – la reconstruction du Temple par Hérode a commencé en 18,ac JC- ...46 ans après…, nous sommes bien en 28 ap. JC. Et c’est la troisième fois que les textes saints nous montrent Jésus dans le Temple de Jérusalem :

           La première fois, comme bébé, il a été reçu avec exultation et foi par le vieillard Siméon et la prophétesse Anne

           La seconde fois, Jésus était resté dans le Temple lors d’une fête de Pâques : il était dans l’émerveillement d’être dans la maison de son Père, il était « aux affaires de son Père » en posant des questions et en répondant aux docteurs de la loi émerveillés de la science de ce jeune homme.

           Aujourd’hui, - 3ème fois-  le prophète Jésus entre dans le lieu saint avec ses frères – c’est-à-dire sa famille et ses disciples. C’est la seule fois que les deux groupes sont ainsi rapprochés et distingués.

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  • La Transfiguration

           Frères et soeurs, le texte de l’Evangile que nous venons d’entendre est bien mystérieux: nombreux sont les détails dont la signification nous échappent. Pourquoi le Seigneur ne prend-il avec lui que Pierre Jacques et Jean ? Que veut dire Pierre en parlant de dresser trois tentes ? Pourquoi gardent-ils le secret en descendant de la montagne ?  Mais en nous faisant lire ce texte, Parole proclamée dans l’assemblée liturgique, la Ste Eglise veut surtout que nous entrions avec Pierre Jean et Jacques dans le Mystère de Dieu. C’est AUJOURD’HUI que ce texte S’ACCOMPLIT comme le disait Jésus dans la synagogue de Nazareth après avoir lu le prophète Isaïe.. Que découvrons-nous ? Nous sommes Invités à VOIR et à ENTENDRE.

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  • Le désert

    Le temps du carême nous renvoie au séjour du peuple au désert pendant 40 ans. Voyons d’un peu plus prés ce que la Bible pense du désert.

    1 - Le désert : chaos de forces dangereuses  On ne s’y aventure guère. Le désert craint. ( Genèse1er récit : le tohu-bohu du début 2è récit de la création : Le jardin gagne sur le désert

    2 - le désert : lieu de la rencontre avec Dieu (lié au pastorat)

    On y va quand Dieu dit de le faire : Abraham quitte la civilisation pour le désert et le nomadisme. Il ne possédera que la grotte de Macpéla. Jacob et la lutte avec l’ange… avec Dieu mais aussi avec les forces du mal. Une conversion .Moïse et la rencontre de Dieu : Le buisson ardent

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  • 1er dimanche de carême

    Chaque année, le premier dimanche de Carême, nous lisons le récit des Tentations chez l'un des trois évangélistes synoptiques ; cette année, nous les lisons dans Saint Marc, c'est-à-dire dans la version la plus discrète. nous avons tous remarqué la concision du passage d’évangile que nous venons d’entendre : « Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt, l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages et les anges le servaient. ». Et c’est tout.

    Marc ne nous précise pas quelles tentations Jésus a dû affronter, mais la suite de son évangile nous permet de les deviner : ce sont toutes les fois où il a dû dire non ; parce que les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes, et que, homme lui-même, il a dû faire sans cesse le choix de la fidélité à son Père.

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  • 6ème dimanche B

                Sous cette dénomination « la lèpre », la Bible regroupe plusieurs affections cutanées particulièrement contagieuses. C’est pourquoi selon la loi lévitique, dont nous avons lu un extrait en 1ère lecture,  le lépreux est exclu de la communauté jusqu’à sa guérison et sa purification rituelle, qui exige un sacrifice pour le péché (Lv 13 et 14).

                Cette lèpre est la plaie dont souvent, sont frappés les pécheurs : rappelez-vous,  les Égyptiens en sont frappés (Ex 9.8-12), et Myriam, la sœur de Moïse qui a jalousé son frère aussi. (Nb 12.10). Elle est regardée comme un signe de péché et, avec ses dégâts sur l’être humain, elle est même devenue symbole du pécheur : défiguré, rongé par le mal, séparé des autres, comme rejeté, ayant perdu figure humaine.

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  • Présentation au temple

             En regardant Siméon et Anne, dans la scène de l’Evangile de ce jour, - deux vieilles personnes réjouies profondément par un enfant et qui en bénissent Dieu – je me suis dit que le commencement de la promesse et le commencement de sa réalisation se ressemblaient !

             Rappelez-vous !

     

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  • 4ème dimanche B

             Dans l’Evangile de ce jour, St Marc écrit : « On était frappé par son enseignement,
    car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. » Puis une 2ème fois, « Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » L’autorité de Jésus est dans l’enseignement et dans l’exorcisme des esprits impurs. Ainsi se réalise la promesse faite par Diue à Moïse et au peuple telle que nous l’avons lue dans la 1ère lecture.

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  • 3ème dimanche B

            Je vous avais prévenus en commençant la lecture de St Marc, que l’évangéliste était pressé d’en venir à Jésus et aux souvenirs de St Pierre concernant le Maître. Eh bien nous y sommes ! « le temps est accompli » dit l’Evangile d’aujourd’hui… 15 versets après le commencement !pour Jean, baptême, désert et tentations, 1ère proclamation de Jésus. Tout est prêt pour la vie publique qui, seule, intéresse St Marc .

             La date du commencement de la prédication de Jésus ? -  « quand Jean a été livré. »… l’arrestation de Jean est la conclusion de la préparation de l’annonce du Royaume

     

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