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Billet spirituel

  • MEDITATION SUR L’AGONIE DE JESUS A GETHSEMANI

    St Luc 22/39-47

    Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé en ce lieu, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. » Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre. Puis Jésus se releva de sa prière et rejoignit ses disciples qu’il trouva endormis, accablés de tristesse. Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. » Il parlait encore, quand parut une foule de gens. Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze, marchait à leur tête. Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser. »

               

    Méditons cette scène extraordinaire de l’agonie de Jésus à Gethsémani telle que nous la racontel’évangéliste St Luc.

     

    1 - Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent.

    C’est donc dans le lieuhabituel du Mont des Oliviers que Jésus et les siens se retrouvent après le dernier repas. C’est là que Jésus enseignait ses apôtres, priait et se détendait avec eux dans une des grottes qui gardait la fraicheur en été et préservait du froid et de la pluie en hiver dans cette ville à 900m d’altitude. C’est le dernier moment heureux de Jésus sur cette terre.

    C’est aussi le moment où sa vie bascule : jusque-là, Jésus conduit par l’Esprit Saint a été un homme qui conduit sa missioncomme le Père le veut, qui prend les initiatives, organisent « certains mises en scène »… Maintenant, selon la volonté du Père, il va être livréaux hommes.

     

    2 - Arrivé en ce lieu, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. » Ce soir pas question d’enseignement ou de rencontre : Jésus est venu dans ce lieu familier pour prier. Cette prière est mentionnée 5 fois dans ces quelques lignes … savamment composées :

    « Priez, pour ne pas entrer en tentation. » 40b

                S’étant mis à genoux, il priait 41b

                      Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance 44b

                Puis Jésus se releva de sa prière 45a

    priez, pour ne pas entrer en tentation. » 46d

    … Et le centre est cette prière de combat(c’est le sens du mot agonie en grec) que le Christ doit mener dans ce jardin. Il faut nous approcher avec délicatesse et infini respect de cette prière unique dans la vie du Christ.Nous connaissons sa longue et habituelle prière de nuit dans l’unité d’amour avec le Père et l’Esprit Saint ; nous connaissons la prière avant les grands événements (le choix des apôtres, la transfiguration) ; nous connaissons sa prière d’exultation de joie dans l’Esprit quand la mission des apôtres rencontre le succès contre Satan. Mais ici c’est prière de combat.

     

    3 - Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. »Cette prière, Jésus veut la mener seul… même s’il a demandé l’aide de la prière de ses disciples… donc plus que les apôtres… le groupe plus large…d’hommes et de femmes qui ont fait le choix de le suivre et dont St Luc soulignera l présence à la Croix. Marie était peut-être au milieu d’eux déjà.

    Lui seul doit mener le combat… mais il compte sur la prière des siens. Mais quand il rejoignit ses disciples après sa prière  il les trouva endormis, accablés de tristesse.N’est-ce pas notre tentation habituelle de « dormir » quand il faudrait être vigilant, éveillé, dans la prière pour soutenir le combat de l’Eglise … Nous sommes si souvent des disciples endormis… ?

     

    « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » Voilà donc le contenu de cette prière, de ce combat que nous pouvons comprendre à plusieurs niveaux :

     

                - nous pouvons comme assister à l’union des volontés dans le Christ, union de la volonté divine de sa nature divine et volonté humaine de sa nature humaine. Lentement, comme au ralenti, avec effroi la volonté humaine fait sienne la volonté divine. Là où Adam et Eve ont refusé d’obéir à Dieu dans le jardin du Paradis, dans le jardin du Mont des Oliviers, un autre Adam – le nouvel Adamdira St Paul – fait sienne, malgré son effroi, la volonté divine. Nous sommes dans cette volonté humaine de Jésus qui obéit car dans son Incarnation, le Verbe a pris la totalité de la nature humaine, la nôtre. « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti (littéralement, il s’est vidé), prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » (Philippiens 2/6-8)

     

                - la coupe ? « Le Père tend le calice des iniquités humaines à son Fils, l’appelle à dépasser le tremblement, la frayeur de sa nature humaine, non pas devant la souffrance physique, mais devant la charge écrasante du Péché universel, devant le passage mystérieux et redoutable par les portes de la mort. Le second Adam s’identifie avec le premier et s’enfonce à Gethsémani dans la nuit mortelle de l’angoisse… Le Christ devient le sujet du péché librement accepté. »[1]Dieu aurait pu sauver l’homme d’une parole comme la parole créatrice. Mais ici pour prouver son amour , le Christ est appelé par le Père à devenir lui-même pécheur par amourpour les hommes qu’il prend en lui pour leur donner en échange sa justice. St Paul le dit avec force : « l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes... Celui qui n’a pas connu le péché (Jésus), Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. » (2 Co. 5/14, 18, 21) C’est « l’amour fou de Dieu » pour l’homme.

     

    4 - Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des caillots de sang qui tombaient sur la terre. C’est dire l’intensité du combat, le séisme intérieur au cœur du Christ : lui le Fils bien aimé, toujours uni au Père qu’il aime dans l’Esprit d’amour expérimente en lui-même, comme étant de lui, la haine des hommes envers Dieu ! « Pour le Christ, accepter la croix signifie introduire à l’intérieur de soi, par compassion, le Péché du monde comme le sien propre. La Croix fait culminer l’abîme de l’innocence et l’abîme des ténèbres dans le même cri Abba Père ! »[2]Dans ce jardin ...  « Dieu prend sur lui sa réponse à sa propre Justice, assume la conséquence ultime de son acte de création [3]» d’un homme libre « imprévisible même pour Dieu »[4]comme disent les Pères.

     

    5 - Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait.

                Dieu le Père prend soin de son Fils dans son combat… comme il avait pris soin naguère des Moïse dans son œuvre de libération du peuple ou d’Elie[5]dans son combat pour le vrai Dieu.     Dieu l’Impassible, par amour se fait passible, souffrant dans le Fils uni à la nature humaine mais en son cœur de Père : son amour transcende sa propre transcendance et nous devons vénérer en même tempssonimpassibilité et son grand amour. « L’Esprit Saint est la joie où le Trois se complaisent ensemble… A l’agonie, L’Esprit Saint devient la souffrance ineffable où les Trois s ‘unissent. Le Père se prive du Fils et le Fils passe comme en un instant d’éternité par l’infini divin de la solitude. L’Esprit Saint amour réciproque du Père et du Fils s’offre en sacrifice, s’approprie à sa manière la Croix afin de devenir « la puissance invincible de la Croix ».[6]

    « Le Père se prive du Fils et le Fils passe comme en un instant d’éternité par l’infini divin de la solitude. » dit Paul Evdokimov. On peut comprendre cet aspect si terrible de cette scène en contemplant Jésus qui crie « Abbé Père »et qui n’a comme réponse de Fils …qu’un ange…comme les hommes dans la détresse.

     

    6 - Puis Jésus se releva de sa prière et rejoignit ses disciples.

    Jésus se relève comme apaisé. Conforté par cette prière et cette proximité réelle mais comme insensible du Père et de l’Esprit, Jésus dominera sereinement la situation et même sa mortqui sera accompagnée d’une prière paisible :

                 « Pèrepardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »,

                 « Aujourd’hui, tu seras avec moi au Paradis » et

                « Père, entre tes mains je remets mon Esprit(pneuma en grec) »…

    paisible jusqu’à la mort : « Jésus expire » dit St Luc et c’est un verbe composé du mot « esprit » en grec (exèpneusen). « Sur la Croix le Christ a assumé la mortalité même. La puissance de la mort est dans son autonomie mais la Christ donne sa mort au Père et c’est pourquoi, en Christ, c’est la mort qui meurt. Par sa mort, il a vaincu la mortchante le tropaire de Pâques. Dès lors aucun homme ne meurt plus seul – « Personne ne passa vers le Père sans passer par moi » (St Jean 14/6) – Le Christ meurt avec lui pour ressusciter avec lui. »[7]

     

    [1]Paul Evdokimov l’art de l’icône, théologie de la beautép. 258 et 257

    [2]Evdokimov op. cit. p. 260

    [3]p. 260

    [4]idem p. 260

    [5]1 Rois 19/4-8

    [6]idem p. 258

    [7]idem p. 261

  • Résurrection de Lazare

    Jésus révèle une autre vision de la mort dans le peuple saint qui n’avait pas d’espérance en l’au-delà à l’époque de Jésus (chez les sadducéens et les grands prêtres comme dans une grande partie du peuple…) … ou une pensée confuse sur le sujet (ce fameux schéol où l’on descend à la mort pour y finir de mourir sans même pouvoir louer Dieu) et même, face à l’espérance pharisienne en la résurrection « au dernier jour » que Marthe confesse si bien devant Jésus.

    Jésus parle de la mort comme d’un sommeil d’où il va réveiller Lazare… idée tellement nouvelle que les apôtres ne comprennent pas et pensent que Lazare dort… pour sa guérison ! Au 15èmesiècles le vieux mot « aître »[1]sera remplacé par cimetière venant du grecancien koimêtêrion qui signifie « lieu pour dormir, dortoir ».

    Cette mort est pour la Gloire de Dieu et la foi des disciples.

    Face à Marthe qui confesse la foi pharisienne sur la résurrection finale des morts, - que ne conteste pas Jésus -, il affirme d’une manière forte ( Jn 11/ 25-26) :

    - « Moi je suis la Résurrection et la Vie ».Il en est donc l’auteuret le contenu.

    - « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ».On peut donc mourir sur la terre et entrer malgré cette mort ou dans cet acte même de mourir, dans la Vie dont il parlait plus haut.

    « Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. »Il s’agit là d’une promesse de vie éternelle faite à celui qui croit en Jésus et vit en Lui qui est la Vie. » D’ailleurs cette phrase s’achève par la question à Marthe : « crois-tu cela ? »

    Marthe croit mais ce que dit Jésus est si étonnant, incroyable, incompréhensible que devant le tombeau quand Jésus dit « enlevez la pierre », la réaliste et pratique Marthe proteste : « il sent déjà, il est là depuis 4 jours. »Mais si le Christ est la Résurrection,  alors Marthe et si tu crois ?

    « Et le mort sortit… pieds et mains liés de bandelettes avec le suaire sur la tête. A la vu du tombeau de Lazare qui est unpuits, avec des marches,je vous laisse imaginer la sortie spectaculaire et stupéfiante du mort.

     

    [1]Du lat. atrium,proprement « pièce principale de la maison romaine » qui prit au 4èmes.le sens de  « portique, parvis de basilique » en latin chrétien.

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    1 Porte d’entrée état actuel.    

     

    2 L’escalier pour descendre ou monter ! 

     

    3 L’endroit où fut déposé le corps

  • Dépasser les lumières !

    A méditer…. Du Pape François.

     

    Le pape a invité notamment à « dépasser l’herméneutique des Lumières » par une « herméneutique de la mémoire, de l’appartenance à un peuple, du fait que l’on a une histoire ; l’herméneutique du cheminement vers une espérance, l’herméneutique – je répète quelque chose que j’aime bien dire – des trois langages, ensemble, en harmonie : le langage de l’esprit, le langage du cœur et le langage des mains, de sorte que

    l’on pense ce que l’on sent et ce que l’on fait ;

    l’on sente ce que l’on pense et ce que l’on fait ;

    l’on fasse ce que l’on sent et ce que l’on pense.

    Cette herméneutique est nécessaire aujourd’hui pour dépasser l’héritage des Lumières. »

  • Entrée en carême

    Billet spirituel

    « Aujourd’hui, jour des cendres, c’est Pâques » !

    Tout le temps qui commence est aimanté par Pâques, c’est vers Pâques que nous regardons. Vers ce sommet de l’année, ce jour de la libération totale accomplie par Dieu.

    Dans la vigile pascale, nous lirons la sortie d’Egypte qui est le commencement de la Pâque : le premier acte !  Là Dieu a commencé à la libérer les hommes en libérant son peuple de l’esclavage d’Egypte et de la menace de génocide qui pesait sur lui.  Moïse s’entend dire pas Dieu : « J’ai entendu le cri de mon peuple, j’ai vu sa misère je suis résolu à le libérer : va, fais sortir d’Egypte mon peuple. »

    Ensuite, nous lirons le récit de la Pâque du Christ : sa mort, sa résurrection qu’est cet événement fabuleux. Là Dieu accomplit la Pâque d’Egypte – Jésus meurt à l’heure où les agneaux pascals sont immolés – en libérant l’homme de la mort et de l’esclavage de la mort qu’est le péché. Le souhait de Dieu est que chacun de nous soit libre, parfaitement libre. Nous sommes depuis notre baptême en chemin de libération… du grand esclavage qui est « l’esclavage du moi. »

    L’Evangile de ce soir nous donne les remèdes à mettre en œuvre pour que Jésus puisse nous transformer ; c’est la grâce qui met à mort notre « moi » égoïste et égocentré avec notre accord.

    1er remède : le secret. Faire tout en secret pour tuer en nous notre amour de la renommée, pour nous libérer de la recherche du regard des autres.

    2ème remède : le jeûne alimentaire. SI quand j’ouvre une boîte de chocolat elle y passe toute entière… j’ai un rapport aux biens terrestres qui est déréglé. Certes la création est bonne, elle est don de Dieu… « Tu peux manger/tu dois manger se tous les arbres du jardin sauf de l’arbre »… il y a une limite, une maîtrise de soi qui fait user du monde donné par Dieu sans perdre de vue qu’il est le premier Bien pour nous.

    3ème l’aumône : si je jeûne et que je garde ce que je ne prends pas, tout est encore pour moi ! Le jeûne conduit au don, au détachement volontaire de ce dont je pouvais jouir normalement mais dont je me sépare pour être libéré de l’enfouissement dans le matériel.

    Enfin 4ème remède : la prière. Pas une  petite prière comme cela, en passant en gardant  pour moi tout le reste du temps  de la journée… pas ma petite messe du dimanche et rien après… Non un vrai temps donné à Dieu, pour lui, gratuitement pour ne penser qu’à lui et plus à moi !

    Enfin dernière chose : vous arriverez déçu à la fin du carême. Tant mieux vous aurez ainsi un peu plus vu votre misère, votre pauvreté intérieure, votre piètre volonté, votre mensonge à Dieu que vous prétendez aimer sans pouvoir lui donner du temps… Vous serez plus vrai devant le Seigneur, plus humble, plus malléable à la grâce qui vous sera généreusement accordée au matin de Pâques.

  • Recouvrement au Temple. Fête de la Sainte famille.

                Comme je devais commenter devant vous à nouveau ce texte… je me suis dit que je devais le reprendre de fond en comble pour renouveler mon regard sur lui. J’ai repris le texte grec et notamment les verbes avec leur nuance et leur temps. Je me suis rendu compte que le texte de St Luc est très complexe, nuancé, riche même de nuances fines qui échappent à nos traductions. Je ne veux pas tout reprendre mais seulement un point qui a nourri ma méditation.

                Au verset 43, le texte dit ceci : «  Comme les jours sont accomplis, ils reviennent, Jésus l’enfant reste à Jérousalem et ses parents n’ont pas compris : quoi ? qu’il devait rester à Jérousalem.Pensant qu’il est dans la caravane de pèlerins … » Et à la fin du récit, au verset 48 Marie dit à Jésus « mon enfant, pourquoi nous as-tu fait une chose pareille ? Vois, ton père et moi te cherchions avec angoisse. 49 Il leur dit : « vous me cherchiez : est-ce possible ? Ne saviez-vous pas que je me dois aux affaires de mon Père. ? » 50 Mais eux n’avaient pas compris la parolequ’il leur avait dite ? », antérieurement, évoquée au verset 43 et prononcée à Jérusalem avant le départ.

             Nous sommes à Jérusalem (Luc dit à la manière ancienne  Jérousalem), pour la Pâque. On se trouve en chemin et on a perdu Jésus. On le cherche, on est dans l’angoisse et la tristesse, on revient à Jérusalem et là on le trouve 3 jours après… et il fait un reproche, celui de ne pas  avoir compris la parole qu’il leur a dite : « Vous me cherchiez, comment est-ce possible ? Ne saviez-vous pas … »

                Tout ce cheminement en rappelle un autre… du même St Luc.

                Le soir de Pâque, deux disciples tristes quittent Jérusalem vers Emmaüs. Ils ont perdu Jésus… voilà 3 jours ! Ils ne comprennent rien aux événements… un mystérieux personnage leur fait des reproches : « o cœurs lents à croire la parole qu’ont dit les prophètes … Puis des yeux s’ouvrent, on revient à Jérusalem où enfin on  découvre qu’il est ressuscité et apparu à Pierre.

                Deux routes, deux incompréhensions malgré toutes les paroles données, deux tristesses, deux cheminements longs purificateurs pour, enfin, trouver Jésus !

                Le livre de l’Evangile de St Luc est encadré de deux cheminements qui affirment tous deux la même réalité capitale : nous ne possédons pas Jésus, il nous échappe toujours, nous ne comprenons pas ce qu’il fait, ce qu’il dit … si ce n’est après un cheminement purificateur, quand nous avons perdu tout ce que nous pensions de Lui nous, au lieu, nous, de l’écouter, Lui.

                Trois points de méditation :

    1 – Marie et Joseph aujourd’hui - et tout parent à travers eux - apprennent que Jésus ne leur appartient pas, il est « aux affaires du Père » comme il l’entend lui. Aucun enfant n’appartient à ses parents. Marie et Joseph doivent l’apprendre comme tous les parents. L’amour parental légitime peut être étouffant et destructeur s’il n’est pas contrebalancé par l’attention prudente et constante à la liberté de l’enfant pour découvrir qui il est vraiment – pas ce que je veux de lui ou j’imagine de lui -, quels sont ses talents, ses grâces naturelles et surnaturelles, sa vocation…

    2 – Nous ne possédons pas Jésus, nous ne le connaissons pas si ce n’est par un long chemin  purificateur qui nous dépouille de toutes nos fausses bonnes idées sur Lui, pour nous laisser saisir par son mystère sans désir de le réduire à notre compréhension… au Jésus que nous fabriquions ave ce que nous aimons bien… à condition de se mettre vraimentl’écoute de Sa Parole…

    3 – Enfin un dernier point qui montre que Jésus n’est pas un adolescent révolté comme on le montre parfois dans ce texte, le réduisant à nos humeurs pécheresses d’adolescent mal luné. Au verset 51, il nous est dit que Jésus était soumisà ses parents. Voilà un mot fort… il veut dire « disposé à l’obéissance » ! Non Jésus n’est pas un enfant révolté. Sa nature humaine – la même que la nôtre – n’est pas marqué par le péché comme la nôtre et pour devenir un adulte, Jésus n’a pas besoin de passer par les nombreux péchés de l’adolescence, souvent suscités par l’inconnu sur nous-mêmes de ce temps, ce qui n’est pas l’expérience de Jésus comme le montre ce texte évangélique.

  • Méditation sur le Prologue de l’Evangile de St Jean JOUR DE NOEL

                Les deux prologues lus aujourd’hui, celui de l’épître aux Hébreux et celui de l’évangile de St Jean, se complètent admirablement pour conduire notre contemplation de ce matin de Noël. Hier soir et ce matin à l’aurore, nous étions attendris à la crèche, devant l’Evénement.La lumière divine brillait dans notre cœur et nous demandions qu’elle brille dans toute notre vie.

                Dans ces magnifiques poèmes lus à la messe du Jour, l’auteur des hébreux et l’apôtre St Jean nous introduisent dans l’intimité divine et nous montrent successivement l’action du Verbe de Dieu, son Incarnation et les bienfaits que nous en recevons, rien moins que la divinisation des enfants de Dieu.

     

                L’INTIMITE DIVINE. Le 1erverset du prologue de St Jean  nous conduit en Dieu, avant la Création; le Verbe, Dieu lui-même, est tourné vers le Père comme on est tourné et tendu vers sa Source. Et tout à la fin du prologue, au verset 18, St Jean nous montre le Verbe, tourné vers Dieu dans le sein du Père: à la fois proximité, intimité entre le Père et le Fils unique, intériorité totale. Comme le dit l’épître aux Hébreux, ce Fils est « resplendissement de la Gloire du Père, expression parfaite de son être. »Pour nous introduire dans une telle intimité, St Jean emploie deux images complémentaires: Dieu est présenté comme l’Intelligence qui conçoit un Verbe et comme un Père qui engendre un Fils.  « Un Verbe ne fait pas un être distinct de l’esprit qui le conçoit et le fils est une personne distincte du père qui l’engendre. En Dieu, le Verbe est son Fils: dualité des personnes dans l’unité de leur nature »(Sœur Jeanne d’Arc dans son commentaire de St Jean en grec, p.6)

     

                L’ACTION DU VERBE DE DIEU. Elle est triple dans le prologue johannique. Le Verbe est CREATEUR ET ORGANISATEUR DU COSMOS. St Jean écrit: « Tout fut fait par Lui et sans lui rien ne fut... En Lui était la Vie. »  Et l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit: « Ce fils porte toutes choses par sa parole puissante... Par Lui, il a créé les mondes »La Genèse déjà nous montrait Dieu créant par sa Parole. Cette Parole, nous enseigne le livre de la Sagesse, tient toutes choses, fait tenir ensemble tout le cosmos, en fait justement un cosmos c’est-à-dire un monde organisé et intelligible!

    Le Verbe est ILLUMINATEUR DE L’INTELLIGENCE DE L’HOMME. Il vient dans le monde et en venant, « Il éclaire tout homme. »Ainsi tout au long des générations, le Verbe vient à la rencontre de tout homme. Comme St Paul l’écrit dans l’épître aux Romains: « Depuis la création du monde, Dieu se laisse voir à l’intelligence à travers ses oeuvres. » (Romains 1/19). Aucun homme n’est abandonné; secrètement, le Verbe vient à sa rencontre pour le conduire à la révélation plénière de Dieu, s’il est accueilli ! Et Jean note que malheureusement, il n’est pas accueilli, sauf pour quelques-uns qui « deviennent enfants de Dieu »

    Le Verbe enfin est L’EDUCATEUR DES JUIFS. Il est venu chez les siens; les « siens », son peuple choisi, élu depuis Abraham, les siens formés par les prophètes, les sages et les hommes de Dieu. Et là encore St Jean note avec tristesse « et les siens ne l’ont pas accueilli ».

     

                ET LE VERBE S’EST FAIT CHAIR.Ce Verbe, Fils du Père, Créateur et organisateur du cosmos, venant à la rencontre secrète de tout homme pour l’éclairer, s’adressant au peuple élu, ce Verbe devient un homme fragile, assume une chair humaine, mortelle; il devient humble créature. L’annonce est inouïe: l’Eternel dans le temps, le Créateur devenu créature; l’Inaccessible trois fois saint langé dans une crèche! Et il a fallu la foi à transporter les montagnes pour voir la Gloire de Dieu dans l’humble humanité de Jésus; et il a fallu la foi à transporter les montagnes pour se laisser éclairer par le climat paisible et extraordinaire de l’Evangile « plein de grâce et de vérité ». « Plein de grâce et de vérité, » comment mieux caractériser le climat de l’Evangile ?

     

                ET DE LUI NOUS AVONS TOUT RECU. Sa plénitude a débordé jusqu’à nous. Nous avons reçu la grâce et la vérité. Et désormais nous ne pouvons plus vivre autrement que dans le désir de vivre « plein de grâce et de vérité ».Ce n’est plus la Loi de Moïse qui nous conduit à Dieu: c’est la grâce et la vérité données par Jésus.Et nous avons reçu grâce sur grâce: abondance de grâce, variété infinie du don gracieux de Dieu, adaptable à toute situation, sans jamais épuiser ce don de Dieu. Comme Marie, nous sommes appelés à vivre totalement « dans la grâce et la vérité ».

    Et nous avons CONNU DIEU.

    St Jean commence par affirmer: « Nul n’a jamais vu  Dieu » Toute l’Ecriture en témoigne: l’homme ne peut voir Dieu. Toutes religions cherchent Dieu à  tâtons, tout homme cherche Dieu à tâtons car le désir de Dieu est naturel. Mais avec la naissance du Verbe dans la chair, Dieu vient au-devant de l’homme ! Le Verbe incarné vient faire connaître Dieu, il s’en fait « l’exégète » comme dit St Jean, « l’interprète » ! Et c’est le sommet: connaître Dieu ! C’est la vie éternelle. Jésus le déclare : « Telle est la vie éternelle, c’est qu’Ils te connaissant, Toi le Seul Vrai Dieu et Celui que Tu as envoyé, Jésus le Messie »(St Jean 17/3) Connaître, pour la Bible, c’est tout à la fois connaître par l’intelligence mais aussi contempler, établir une relation, vénérer et aimer. Dieu est désormais connu dans tous les sens du terme ! Et seulement par le Fils unique incarné. Et cette connaissance de Dieu est la Vie et la plénitude de l’homme !

     

                C’est ainsi que ces prologues décrivent la splendide manifestation de Dieu depuis la création jusqu’au sommet de l’Incarnation. C’est ainsi que l’intimité divine nous est montrée; c’est ainsi que l’intimité divine nous est OFFERTE. Le Fils récapitule tout en lui et nous donne de DEVENIR ENFANTS DE DIEU. Certes, ce que nous sommes n’est pas encore manifesté: mais nous le sommes vraiment. Puissions-nous nous réjouir dès maintenant dans cette connaissance de Dieu en attendant le Royaume « où nous connaîtrons comme nous sommes connus »comme dit le même St Jean dans sa première épitre. Amen.

  • Sermon de Noël 2018 messe de l’Aurore

                St Jean écrit voulant nous faire partager une joie de son cœur reçue du Christ lui-même : « Tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres. »[1]Mais St Paul nous avertit : « Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, lui qui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.[2] »

                Et pourtant, St Jean invite chaque croyant  à marcher dans la lumière pour être en communion avec Dieu et avec les frères : « Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. »[3]  Comment faire ? La liturgie de Noël nous répond magnifiquement par les oraisons des 3 messes de Noël :

                A la messe de la Nuit : « Seigneur tu as fait resplendir cette nuit très sainte des clartés de la vraie lumière : de grâce, accorde-nous, qu’illuminés dès ici bas par la révélation de ce mystère, nous goûtions dans le ciel la plénitude de sa joie... »(déjà à la messe de la nuit du temps de St Augustin 4ème/5èmesiècles)

                A la messe de l’Aurore : « Dieu tout-puissant en ton Verbe fait chair, une lumière nouvelle nous envahit : puisqu’elle éclaire déjà nos cœurs par la foi, fais qu’elle resplendisse dans toute notre vie... » (tirée d’un recueil d’oraisons du 6èmesiècle appelé l’Hadrianum, 8èmesiècle)

             A la messe du Jour : « Père toi qui a merveilleusement créé l’homme et plus merveilleusement encore rétabli sa dignité, fais-nous participer à la divinité de ton fils, puisqu’il a voulu prendre notre humanité. »(tirée du recueil d’oraison du sacramentaire de Vérone 6èmesiècle)

     

                Au cœur de la nuit de Noël,surgit la lumière véritable : la Lumière divine inaccessible s’approche des hommes dans la naissance du Fils qui est « lumière pour les hommes ». Ce qui est attendu de nous, c’est de Croire qu’en Jésus, Verbe Incarné, la Lumière divine nous est donnée.

                Dans les premières heures de l’aurore : nous sommes venus à na crèche avec les bergers, un chantier s’ouvre à nous : la lumière est dans nos cœurs par la foi,… elle doit rayonner maintenant dans toute notre vie…en fidélité avec la Lumière crue et reçue.

                Au matin du jour, le mystère est dévoilé dans toute son ampleur : il ne s’agit pas seulement de nous laisser illuminer, il nous est révélé que nous sommes appelés à devenir participant de cette Lumière divine,« participant de la nature divine »[4]comme dit St Pierre, appelés à être divinisés.

                D’où la célèbre parole des pères de l’Eglise sans cesse répétée à l’Orient comme à l’Occident, ici en St Augustin au 5èmesiècle en Afrique : « Homme, éveille-toi : pour toi, Dieu s’est fait homme. Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. Pour toi, je le répète, Dieu s’est fait homme.

 Tu serais mort pour l’éternité, s’il n’était né dans le temps… Tu n’aurais pas retrouvé la vie, s’il n’avait pas rejoint ta mort. …Tu aurais péri, s’il n’était pas venu.

 »  Et il ajoutait affirmant le plus beau de cette fête : « Célébrons donc ce jour de fête où, venant du grand jour de l’éternité, un grand jour éternel s’introduit dans notre jour temporel et si bref.  En ce jour de grâce, réjouissons-nous : … Dieu pouvait-il faire briller sur nous une grâce plus grande que celle-ci : son Fils unique, il en fait un fils d’homme et, en retour, il transforme des fils d’hommes en fils de Dieu ?

 »

     

     

     

    [1]1èrede St Jean 1/5

    [2]1èreà Timothée 6/16

    [3]1èreJean 1/7

    [4]2èmeépitre de St Pierre 1/4

  • Sermon de Noël 2018, messe de la Nuit.

    062d0a8ed0adf0b8176fb411cbab7b2c.jpg            Nous venons d’entendre une nouvelle fois le merveilleux récitde la naissance de Jésus selon l’évangéliste St Luc : « Marie mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car ce n’était pas une place pour eux dans la salle commune. » (2/7)

                Une réalité inouïe que les anges annoncent aux bergers.

                Une réalité impensée, Un Dieu qui se fait homme ! Qui aurait osé penser cela ? Le prophète Isaïe nous avait prévenus. Ecoutons : « Maintenant, je te fais entendre des choses nouvelles, secrètes, inconnues de toi…
Eh bien non, tu n’avais rien entendu de pareil, non, tu ne savais rien de pareil, non. » 48/7-8 et St Paul lui-même écrit dans la première épître aux Corinthiens faisant écho à Iaïe : « nous parlons du Christ et de la sagesse du mystère de Dieu… et ce que nous proclamons, nous, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. »(1 Co. 2/7-9)

                Qui aurait pensé ce que nous vivons ce soir, à Noël, parmi les hommes même religieux, pieux de toutes les religions, surtout religieux…

                Le Dieu l’Eternel entre dans le temps des créatures

                Le Dieu Invisible se fait voir et toucher dans un enfant

                Le Dieu Infini se montre dans ce petit bébé emmaillotté !

                Le Dieu Grand  s’humilie en devenant ce bébé par amour pour les hommes

                Le Dieu Père qui donne son Fils et son Esprit Saint pour que les hommes qui le veulent puissent devenir ses enfants bien aimés, Dieu par participation.Nous venons de le chanter : « Par un échange admirable, le Verbe a pris chair de Marie et Il nous fait participer de sa divinité par la puissance de l’Esprit »

     

    Tout cela pourrait paraître une belle histoire de Noël, un de ces contesqu’on aime à raconter dans ce temps béni… Mais qui ne sont QUE des contes ! … avec leur magie enfantine certes… mais qui n’ont rien de réel. Ils sont bons pour un soir.

                Je ne vous raconte pas un conte ce soir !

                Ce bébé qui vient de naître va grandir comme un enfant juif dans son village de  Nazareth, caché de tous, apparemment banal, simple, effacé.

                Il deviendra un adulte mûr, paisible et ferme à la fois, clair et net dans ses propos, maître de sagesse qui prendra la parole et montrera les conditions nécessaires pour une vraie fraternité humaine : il parlera du Père commun– son Père – et parlant du Dieu Père, il pourra être le frère de tous, soulageant toute douleur et toute misère avec compassion. Il osera rappeler la dignité de la vie humaine et du cœur humain et montrer les exigences d’une telle vocation humaine.

                Non ce n’est pas un conte que je vous raconte ce soir !

    Car cet homme si fraternel, si humble et doux, ses contemporains le rejetteront, surtout le chefs et les responsables religieux. On l’exclura du peuple, on le rejettera, on le mettra à mort avec acharnement. Rappeler aux hommes les exigences de la foi et de la fidélité du CŒURà Dieu, les exigences d’une vie fraternelle RÉELLE, lui vaudra le mépris, la souffrance et la mort.

    Et pourtant tout le monde goûte la fraternité, la justice, le respect mutuel, du moins tout le monde en parle avec des sanglots dans la voix ! Et Dieu sait si on nous en parle de la fraternité ! dans les journaux et les discours !!

                Mais en réalité… en réalité, chez nous,  l’attrait du pouvoir, de l’argent, de la possession sous toutes ses formes, l’envie… habitent leur cœur des hommes et le tuent peu à peu.  Enfoui dans l’envie, le cœur humain meurt, l’argent tue le cœur des pauvres qui envient les riches et l’argent sclérose jusqu’à la mort, le cœur des riches qui ont tout.

                Tant que la fraternité est un conte, une belle histoire qui émeut, un thème de discours, une évocation qui dorlote un soir de Noël, au coin du feu ou après une bonne bouteille, cela plaît. Cela berce.

    Mais quand il s’agit de la vivre !... il n’y a plus personne. Il n’y a plus que les intérêts personnels ou particuliers à des groupes.

                Noël qui nous dit cette extraordinaire Bonne Nouvelle de notre filiation divine et de notre fraternité humaine nous dit AUSSI notre cœur blessé de tout homme.Avoir tué Jésus le Juste, le Bon, le Vrai – « je suis le chemin la vérité et la vie » avait-il dit – avoir tué Jésus a révélé l’ampleur de la blessure du cœur de tout homme. Le rejet du Père commun qui se donnait dans le Fils et nous faisait frères, nous a laissés individus sans amour fraternel et dans la tristesse de n’avoir pas assez ou trop !... peut-être beaucoup trop.

                Noël n’est pas un conte.

                Noël nous revoie à notre véritable histoire, à notre ÂME, au meilleur de nous-mêmes, à notre dignité humaine, tout cela souvent enfoui, englouti dans la consommation et la fausse idée que des choses peuvent nous combleret que si nous nous sentons  insatisfaits, c’est que nous avons pas assez de choses à notre portée ! NOËL NOUS RAPPELLE QUE L’HOMME N’EST PAS FAIT POUR LES CHOSES MAIS POUR DIEU ET POUR LE CŒUR DES AUTRES.

    Et Dieu a tout risqué pour NOUS le dire, nous le redire et nous aider à en sortir, nous les adultes.

    Et Dieu a tout risqué pour redire cela aux ENFANTS qui croulerontce soir sous les cadeaux dont beaucoup sont inutiles, fruits de la vanité et seront délaissés ou revendus demain.

    Frères et sœurs, cessons de nous enfouir dans le périssable, levons la tête ! Nous valons bien plus que d’être des consommateurs pour faire marcher le business.

    C’est le cadeau de Noël de nous le redire chaque année… et il faut être Dieu pour avoir une telle patience avec nous. Saurons-nous saisir notre chance cette année ? Amen