Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Billet spirituel

  • 12ème dimanche A

    “Ne craignez pas” ; “Soyez donc sans crainte” : Deux conseils prodigués par le Christ à ses disciples et ceci juste après les avoir envoyés en mission et les avoir avertis que ce qu’il leur demande ne sera pas sans difficulté et sans opposition. Car être chrétien, c’est témoigner, malgré tout, de l’Amour du Christ et ceci sans baisser les bras. C’est se dire ami du Christ et appliquer dans nos vies ses commandements, dont le premier est l’amour du prochain, c’est-à-dire de nos frères et de nos sœurs de tous les jours… sans se décourager, sans désespérer, sans se lasser…

    Et, pour les enfants qui vont faire leur première communion, les conseils du Christ doivent rester imprimés dans leurs cœurs. Tout comme pour nous tous ici rassemblés qui, tous les dimanches, recevons la communion, ces mêmes recommandations doivent nous soutenir quelles que soient les difficultés que nous rencontrons : « Ne craignez pas ». Car il est une évidence que nous ne devons jamais oublier : Par la Sainte Communion, le Christ vient habiter nos corps, en les nourrissant. Au travers de la petite hostie que nous mangeons, c’est le Christ lui-même qui vient nous visiter, nous nourrir et se faire le compagnon unique de nos vies en les habitant par sa divine présence. Oui, pour reprendre les paroles mêmes du Prophète Jérémie : « Le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable ». (Jer 20,11). Alors, si nous avons pour compagnon un guerrier redoutable, que pouvons-nous craindre ? D’autant plus que le Seigneur nous habite au plus intime de nos corps, de nos cœurs, de nos âmes et il nous aide quelle que soient les difficultés que nous rencontrons et les échecs que nous pouvons vivre. Ajouter à cela sa Sainte Parole et nous avons, en plus, tous les conseils pour être des disciples armés pour témoigner.

    Et Jérémie sait de quoi il parle, lui qui a reçu très jeune (Remarquez, chers enfants que témoigner du Christ ne demande pas d’être un vieux barbu comme moi), il a reçu du Seigneur l’appel pour sa mission de prophète, celui qui parle au nom de Dieu ce n’est pas peu dire : « Avant même d’être façonné dans le sein de sa mère, il était connu par Dieu ; avant que qu’il vienne au jour, Dieu l'a consacré ; il a fait de lui un prophète pour les nations. » et ceci des mots même de Jérémie (Jr 1,5). Et fort de cette expérience, il ne cessera de rappeler combien la conversion du cœur s’impose comme seul remède afin de pouvoir écouter de nouveau la voix du Seigneur…  Il a été le fidèle porte-parole de Dieu, non sans opposition, il sera même fait prisonnier, mais, malgré tout, il continuera à témoigner. « C’est pour toi que j’endure l’insulte, que la honte me couvre le visage » chante le psaume. Mais pour lui, l’amour du Seigneur a été son objectif, sa raison de vivre et cela en a fait un juste auprès de Dieu.

    Voilà pourquoi l’exemple de Jérémie ne doit pas décourager les plus jeunes ou ceux parmi nous qui traversent des épreuves. Ce serait oublier ce que nous chante le psaume. Ce serait oublier que « l’amour du Seigneur est bon et qu’il est tendre pour qui l’aime ». Ce serait oublier que pour voir Dieu il nous faut savoir être, toute notre vie, ces pauvres, pauvres de cœur, pauvres d’esprit, pauvres de richesses inutiles, si pauvres qu’ils peuvent laisser toute place à Dieu qui alors devient leur seule raison d’espérer, leur raison d’être dans la joie, malgré tout… « Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête : « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! » Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés. » chante encore le psaume.

    Jérémie, est resté libre face à toutes les épreuves qu’il a subies. Il est resté un homme libre d’affirmer les merveilles du Seigneur. « La liberté est le fruit de la vertu, et la crainte est le signe de la servitude ; c’est pourquoi celui qui n’a pas peur des hommes, celui qui méprise les attaques du monde et la mort elle-même, est admis par Jésus-Christ dans son amitié ; il y a entre eux et lui de la ressemblance » (saint Pierre Chrysologue : sermon CI).

    Alors, chers frères et sœurs, vous aussi chers enfants, soyons ces être libres capables d’annoncer, encore aujourd’hui, au monde les merveilles et les enseignements de Dieu. Les seuls qui ouvrent à la vie éternelle. Soyons ces femmes et ces hommes libres dont le Christ a besoin, qui n’hésitent pas, sans crainte, à dénoncer les injustices, les erreurs vers lesquelles certains grands décideurs ou certains politiques risquent de nous entraîner.
    C’est dire à temps et à contre-temps, malgré les risques que nous pouvons courir, que les voies du Seigneur sont les seules qui mènent à la vie éternelle.

    C’est dire et redire à nos concitoyens que la vie doit être respectée de son début à sa fin. C’est respecter chaque être humain, riche ou pauvre, en bonne santé ou touché par la maladie ou le handicap. C’est refuser de laisser les plus pauvres comme laissés pour compte sur les trottoirs de notre civilisation. C’est voir en chaque être humain une magnifique image de Dieu, quelle que soit sa beauté physique. C’est respecter notre création, y voyant, y compris dans la plus simple herbe, une magnifique preuve du savoir infini de Dieu. C’est faire comprendre à nos décideurs que l’homme ne pourra jamais se faire Dieu et que tout projet de développement technologique doit être fait en tenant compte du respect de la conscience de chacun.

    Frères et sœurs, nous ne sommes pas du monde, n’ayons pas peur du monde dans lequel nous sommes appelés, comme les disciples, à témoigner des merveilles de Dieu. Voilà la mission qui nous est confiée à nous qui recevons, chaque fois que nous communion, le corps du Christ en nos pauvres existences et que nous en faisons ainsi l’hôte de nos vies. Voilà, les enfants, voilà, chers frères et sœurs, la mission qui vous est confiées, avec le soutien de Jésus qui va habiter vos corps sous la forme de l’Hostie : Annoncer, par des actes simples, que Dieu aime chacun de nous et donc toutes les personnes qui vous entourent.
    Amen.

    Jean-Marie Blondel, diacre

  • Pentecôte

    Si l’envoi en mission des disciples, recevant l’Esprit Saint du Christ ressuscité Lui-même, le soir venu, semble se faire dans l’intimité de la résurrection, il nous est donné, en ce jour de la pentecôte et au travers des actes des apôtres, de nous trouver dans une situation ô combien différente.
    Dans l’’intimité du crépuscule éclairé par le Ressuscité venu en personne, en chair et en os, visiter des amis, le Christ envoie les disciples en mission… Mais… cinquante jours plus tard, ils sont toujours ensemble… unis dans la prière, certes, mais enfermés. Pourtant le Christ les avait envoyés en mission… Tout se passe comme si leur mission était uniquement la prière… Mais ne faut-il pas du temps à l’homme pour faire toute la place à Dieu ? Et n’est-ce pas la prière qui seule permets d’ouvrir les cœurs et les âmes à Dieu ?

     

    Lire la suite

  • 7ème dimanche de Pâques

    „Désormais, je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi”.

     

    Ces paroles furent prononcées par le Christ lors de la Cène, juste avant sa mort, alors qu'il s'apprêtait à partager son dernier repas avec ses disciples.

    Ce sont les paroles d'une des plus belles prières du Christ, rapportées dans les Évangiles par son disciple bien-aimé, saint Jean l'Apôtre.

    Dans cette prière, le Christ ne prie pas pour lui-même, ni pour que le Père céleste l'aide dans ses souffrances et sa Passion imminentes.

     

    Lire la suite

  • 6ème dimanche de Pâques A

    „D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi”. 

    Ces paroles prononcées aujourd'hui par le Christ concernaient son départ imminent pour la maison du Père. Il devait retourner au lieu d'où il était venu sur terre, pour sauver chacun de nous et ainsi éveiller en nos cœurs l'espérance de le suivre là-bas après notre mort.

    Les Apôtres accueillirent ces paroles avec une grande foi ; nous ne pouvons en douter, car après la résurrection de leur Maître, ils ne doutaient plus des enseignements et des paroles qui sortaient de sa bouche.

    Après tout, ils avaient été témoins d'un fait unique, un fait auquel nous, qui aimons le Christ, croyons si fermement : sa résurrection.

     

    Lire la suite

  • 5ème dimanche de Pâques

    Dans l'Évangile d'aujourd'hui, le Christ a beaucoup parlé de son Père et de la relation qui les unit. Il a évoqué les nombreuses demeures dans la maison du Père, affirmant que nul ne vient au Père que par lui. Il a également dit que si nous le connaissions, nous connaîtrions aussi son Père. Enfin, il a déclaré qu'il est dans le Père et que le Père est en lui.

    On pourrait dire que le Christ voulait aujourd'hui apporter une réponse à tous ceux qui se demandent s’ils sont censés croire en lui.

    N'est-il pas sans importance en quel Dieu nous croyons, pourvu que nous menions une vie honnête ? Ce sont des questions essentielles, surtout celles que se pose le monde moderne. On a tendance à confondre toutes les religions du monde, à les combiner, car chacune d'elles recèle une part de vérité.

     

    Lire la suite

  • 4ème dimanche de Pâques

    « Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles na connaissent pas la voix des étrangers” ».

    Cette belle parabole du Christ sur le Bon Berger résonne si doucement en nous, gens du XXIe siècle, qui aspirons à cet amour sincère et beau, à la compréhension, à l’intérêt, à la bonté et à la sollicitude humaines, surtout lorsque nous en avons le plus besoin.

    Cette parabole n’est autre qu’un sourire du Christ à notre égard et une assurance renouvelée qu’en tant que Bon Berger, il veille sur nous, sur nos vies, sur nos actions, sur tout ce qui compose notre quotidien.

     

    Lire la suite

  • 3ème dimanche de Pâques

    Les épreuves de la foi peuvent varier, mais chacun de nous doit, à un moment ou un autre, se confronter à la question de la reconnaissance de Jésus.

    Comment reconnaître Jésus ? Comment percevoir sa présence ?

    Malgré les différentes situations que nous traversons : trahison, maladie, harcèlement, méchanceté, voire même l'abandon de la foi par un enfant, comment reconnaître la présence de Jésus ?

    Après tout, il nous a promis de ne jamais nous abandonner.

    Différentes personnes l'ont reconnu.

     

    Lire la suite

  • 2ème dimanche de Pâques

    Chers frères et sœurs,

    Ce dimanche nous sommes conduits au cœur même du mystère de la miséricorde de Dieu. Ce n'est pas un hasard si l'Église nous offre aujourd'hui l'Évangile de la rencontre du Christ ressuscité avec ses disciples, et plus particulièrement avec Thomas.

    Les disciples sont enfermés. Les portes sont verrouillées « par crainte des Juifs », mais en réalité, par crainte du monde, de l'avenir, et peut-être surtout, de leur propre désillusion.

    Leurs espoirs se sont effondrés. Tout ce qui avait un sens pour eux a été cloué à la croix.

    Et c'est précisément à ce monde – replié sur lui-même, effrayé, blessé – que Jésus vient.

     

    Lire la suite

  • Vigile Pascale

    La Vigile pascale est le moment, dans toute l'année liturgique, où nous revenons tout particulièrement sur le souvenir de notre baptême.

    Peut-être qu’aucun de nous ne se souvient clairement de ce moment, car, comme c'est souvent le cas, la plupart d'entre nous avons été baptisés dans notre enfance.

    C'est pourquoi nous devrions d'autant plus nous replonger dans cet événement, et la liturgie d'aujourd'hui, appelée liturgie de la lumière ou liturgie baptismale, nous en offre l'occasion.

    Il y a eu un moment dans notre vie où nous sommes entrés dans l'Église, et là, sous le regard de nos parrains et marraines, un miracle s'est produit dans nos âmes.

     

    Lire la suite

  • Vendredi Saint

    Notre Roi est Mort ! Grand silence sur cette terre.

    De saintes personnes, les fidèles parmi les fidéles, ont descendu le Christ de la Croix. Ils ont recueilli religieusement ce corps profané par le sommet de la haine.

    Sa tête pendante a été couronnée d’épines, couronne de douleur et de dérision. sa face a été couverte de crachats, venins de haine et d’humiliation. Ses joues ont subi les soufflets, les agressions contre l’agneau innocent. Les lèvres ont bu le vinaigre et le fiel, alors qu’elles ne parlaient que d’amour. Les oreilles ont entendu les insultes impies. Les épaules ont été cinglées par les coups des fouets, blessées par le port de la croix. Sa main a tenu le roseau de dérision alors qu’elle a tant guéri et relevé. Tout le corps a été pendu à la croix ultime supplice et les membres ont été transpercés de clous. Le côté a été ouvert par la lance. Le supplice a été terrible tout cela à cause de chacun de nous, à cause de nos fautes et nos refus de l’amour offert avec tant de gratuité, jusqu’à la mort…

     

    Lire la suite

  • Jeudi Saint

    C'est un moment exceptionnel que les Apôtres vivent avec leur Maître. Ils ignorent tout de ce qui va se produire, malgré les nombreuses instructions que Jésus leur donne et dont il parle, comme s'ils pressentaient quelque chose de spécial, car ils voient leur Maître se comporter de manière si différente.

    Il leur lave les pieds ce qui est un geste inhabituel dans la culture juive, pour quelqu'un de haut rang qui s’abaisse à un tel niveau.

    Et cela témoigne d'un amour immense, bien qu’ils l’ait vu agir ainsi au cours des trois dernières années.

    Ils ont vu son amour en abondance, car ils étaient avec Jésus de Nazareth 24 heures sur 24.

    Il s’agit d’un moment unique qu'ils ne revivront jamais avant la mort du Christ.

     

    Lire la suite

  • Dimanche des Rameaux

    La liturgie de ce jour semble nous faire faire un grand écart en nous donnant d’écouter deux récits d’évangile : celui de l’entrée dans Jérusalem et celui de la Passion. Elle nous met ainsi face à des contrastes des plus saisissants.
    En effet, si l’entrée dans Jérusalem commence par des « Hosanna » de joie, scandés par la foule, adressés au Fils de David et « bénissant celui qui vient au nom du Seigneur », reconnaissant ainsi la royauté du Christ Lui-même, les « Hosanna » sont remplacés par des « Qu’il soit crucifié ! » vociférés par la même foule au début de la Passion. 

    Lire la suite

  • 5ème dimanche de carême A

    Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus, en tant que Dieu, entre dans le monde des hommes par sa puissance surnaturelle. Il transcende les lois de la nature pour ressusciter son ami Lazare, qui était tombé malade et était mort.

    La réaction initiale de Jésus à la nouvelle de la maladie de son ami est pourtant surprenante et incompréhensible. Jésus retarde délibérément son arrivée à Béthanie et laisse Lazare mourir.

    Les Juifs rassemblés autour de Marthe et Marie demandent : « Celui qui a ouvert les yeux de l'aveugle n'aurait-il pas pu l'empêcher de mourir ? »

    Pourquoi cela est-il arrivé ? Pourquoi Jésus a-t-il laissé mourir son ami ?

     

    Lire la suite

  • 4ème dimanche de carême A

    Nous voici aujourd’hui, chers frères et sœurs, arrivés au dimanche de Laetare, le dimanche de la Lumière. Dimanche qui nous laisse entrevoir quelque chose de la joie du Ressuscité qui se proclame « Lumière du Monde » devant ses disciples. Ce dimanche est une pause au milieu de notre marche vers Pâques. Et pour manifester cette joie, la couleur liturgique de ce quatrième dimanche de Carême est le rose. Le rose qui indique déjà l’aurore à venir, l’aurore de la résurrection. Rose qui est également le mélange du violet, couleur de la pénitence, de la conversion et du blanc, couleur de la transfiguration et de la résurrection. Paradoxalement, tout en nous rapprochant de la Passion de Jésus et de la croix, signe de notre Rédemption, la liturgie de ce dimanche nous rappelle que la source de notre salut est un motif de joie pour les chrétiens.

     

    Lire la suite

  • 3ème dimanche de carême A

    L’héroïne de l’Évangile d’aujourd’hui, la Samaritaine, était probablement venue au puits, comme chaque jour, pour puiser de l’eau et, selon la coutume des femmes orientales, la rapporter chez elle.

    Elle ne s’attendait sans doute pas à une rencontre aussi inattendue.

    Car un jeune homme d’une trentaine d’années était assis au puits. Elle ne l’avait jamais vu auparavant et, de plus, il était juif. En tant que Samaritaine, elle ne pouvait lui parler, la loi religieuse le lui interdisant.

    Quelle surprise dut se lire sur son visage lorsque cet inconnu lui demanda de l’eau !

    Lire la suite