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5ème dimanche de Pâques

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, le Christ a beaucoup parlé de son Père et de la relation qui les unit. Il a évoqué les nombreuses demeures dans la maison du Père, affirmant que nul ne vient au Père que par lui. Il a également dit que si nous le connaissions, nous connaîtrions aussi son Père. Enfin, il a déclaré qu'il est dans le Père et que le Père est en lui.

On pourrait dire que le Christ voulait aujourd'hui apporter une réponse à tous ceux qui se demandent s’ils sont censés croire en lui.

N'est-il pas sans importance en quel Dieu nous croyons, pourvu que nous menions une vie honnête ? Ce sont des questions essentielles, surtout celles que se pose le monde moderne. On a tendance à confondre toutes les religions du monde, à les combiner, car chacune d'elles recèle une part de vérité.

 

Or, ce raisonnement est très dangereux. Pourquoi ? Parce qu'il n'existe qu'une seule religion qui détienne la vérité absolue : le christianisme.

Le Christ le dit de lui-même : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.» Lorsque nous considérons la vie de Jésus, lorsque nous retraçons son parcours, nous constatons qu'il le menait à Dieu le Père, que son but était de nous conduire à une rencontre avec Dieu. 

Nous ne pouvons plus poser la question de l'apôtre Thomas : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

La question de Thomas était justifiée à l'époque. Pourtant, aujourd'hui encore, nombreux sont ceux qui s'adressent à Jésus de la même manière, ou qui disent peut-être quelque chose d'un peu différent : « Seigneur, pour l'instant, nous ne voulons pas savoir où tu vas ; cela ne nous intéresse pas encore. Nous suivons notre propre chemin ; peut-être qu'un jour nous emprunterons le tien, mais pas aujourd'hui.»

Au plus profond de notre cœur, nous portons le désir de connaître le Dieu unique. Nous voulons savoir qui il est, quels sont ses attributs, et nous cherchons à nous rapprocher de lui. Et c'est le Christ lui-même qui répond à ces aspirations. Il dit à Philippe : « Celui qui m'a vu a vu le Père. (…) Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?» Et saint Paul a écrit : « Le Christ est l'image du Dieu invisible.»

 

Bien-aimés !

Seul le Christ nous donne cette image si belle du Père. Par conséquent, abandonner le Christ, c'est abandonner Dieu le Père. Puisque le Christ est la Vérité, chercher cette vérité en dehors de lui ne nous y conduira pas.

Bruno Ferraro, dans son livre intitulé « Quarante histoires dans le désert », inclut une certaine histoire.

Un jeune garçon chinois voulait apprendre à polir la néphrite. Il se rendit donc chez le meilleur maître polisseur de néphrite de toute la Chine, qui le prit comme apprenti. Le premier jour, le maître lui donna un morceau de néphrite et lui dit : « Serre-le bien dans ta main. » Toute la journée, le garçon resta immobile, la néphrite serrée dans sa main. Il ne fit rien d'autre. Le lendemain, il s'approcha courageusement du maître, espérant apprendre quelque chose de nouveau. Mais l'homme lui mit de nouveau un morceau de néphrite dans la main et lui dit : « Tiens-le bien. » Et de nouveau, toute la journée, le garçon n'eut d'autre occupation que de tenir le morceau de néphrite dans son poing serré. Cela continua ainsi le jour suivant, et le jour d'après. 

Pendant toute une année. Finalement, un matin, le garçon s'approcha du maître et, comme d'habitude, lui tendit la main. Le maître déposa une pierre ordinaire dans sa main. Mais lorsque la pierre effleura sa main, le garçon s'exclama : « Mais ce n'est pas du néphrite ! » Le maître sourit et dit : « Maintenant, tu sais ce qu'est la néphrite ! »

 

Bien-aimés !

À l'image de ce garçon, nous devrions rencontrer le Christ chaque jour, le tenir entre nos mains, c'est-à-dire approfondir notre lien avec notre Seigneur.

Car plus il est présent dans nos vies, plus nous serons sensibles au moindre mal. Plus nous vivrons profondément la vérité à laquelle notre Maître nous appelle aujourd'hui.

Le Christ doit être pour nous une néphrite que nous apprenons à connaître, afin de ne pas nous tromper lorsque le monde nous tend de la pierre ordinaire, c'est-à-dire des enseignements étrangers au Christ.

Nous, enfants de Dieu, frères et sœurs de Jésus-Christ, devons être forts dans la foi, car alors nous pourrons aller prendre la place que notre Seigneur nous a préparée au ciel.

Si nous voulons réussir notre vie, suivons le chemin tracé par Jésus.

Ce n'est certes pas un chemin facile, mais nous ne sommes pas seuls. Le Christ, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, est avec nous. Il nous suffit de lui confier nos cœurs et de le suivre avec persévérance, et la place qu'il a préparée sera assurément nôtre. Amen.

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