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4ème dimanche de Pâques

« Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles na connaissent pas la voix des étrangers” ».

Cette belle parabole du Christ sur le Bon Berger résonne si doucement en nous, gens du XXIe siècle, qui aspirons à cet amour sincère et beau, à la compréhension, à l’intérêt, à la bonté et à la sollicitude humaines, surtout lorsque nous en avons le plus besoin.

Cette parabole n’est autre qu’un sourire du Christ à notre égard et une assurance renouvelée qu’en tant que Bon Berger, il veille sur nous, sur nos vies, sur nos actions, sur tout ce qui compose notre quotidien.

 

Et sans aucun doute, cette vérité – qu’il existe quelqu’un pour qui nous sommes si importants, qui quittera un instant les autres brebis pour courir après nous, nous prendre dans ses bras au retour, pour nous montrer une fois de plus que nous pouvons toujours compter sur son amour – cette pensée, cette vérité, est particulièrement nécessaire pour chacun de nous, sans exception, quel que soit notre état spirituel.

Aujourd'hui, Jésus, le Bon Berger, nous invite à méditer sur son amour pour nous, mais aussi sur l'amour que nous lui portons.

L'écrivain chrétien Carlo Caretto, dans son livre « Au-delà des choses », relate un épisode de sa vie.

Un soir, au printemps, une volée de cigognes apparut dans le ciel de Tazrouk, se dirigeant vers le nord.

Le groupe, tournoyant, se posa sur un oued pour y passer la nuit.

Cherchant un endroit où se poser, une belle cigogne femelle enfonça sa patte directement dans le piège. Elle perdit beaucoup de sang pendant la nuit, et lorsque les frères constatèrent les dégâts au matin, il était trop tard.

Tous les efforts pour sauver la cigogne furent vains. Carlo Caretto poursuivit : « Nous l'avons enterrée le jour même, sur les rives de l'oued.

Et là commença un drame qui nous bouleversa tous. La volée de cigognes s'envola vers le nord, mais la compagne de la malheureuse cigogne resta au-dessus de l'oued.

Le soir même, le pauvre oiseau vola près du jardin, jusqu'à l'endroit où sa compagne était prisonnière, et tourna en rond, la cherchant et l'appelant, jusqu'au coucher du soleil.

Le lendemain, la même chose se reproduisit. Sa volée était probablement déjà quelque part au-dessus de la Méditerranée, et il cherchait sans cesse sa compagne. Il continua ainsi pendant toute une année.

Chaque jour, il s'envolait en quête de nourriture, et au coucher du soleil, nous apercevions sa silhouette se détachant dans le ciel au-dessus de notre jardin. »

ll la chercha de nouveau, l'appela et s'endormit là où il aurait pu sentir son sang sur le sable.

 

Bien-aimés !

Ce court récit de Carlo Caretto peut nous aider à mieux comprendre l'amour du Christ.

Lui, Jésus-Christ, se comporte comme cet oiseau lorsque nous nous éloignons de lui.

Il nous cherche, nous appelle de diverses manières, car il ne désire qu'une seule chose : notre amour et notre présence auprès de lui.

Nous, les humains, choisissons souvent des chemins différents, allant à l'encontre de la volonté du Seigneur.

Nous choisissons des lois qui ne sont pas les siennes.

Et il attend humblement que nous comprenions notre erreur et revenions à lui.

Jésus est d'une extrême discrétion. Il ne force personne à rester avec lui.

Il respecte chaque décision humaine, même celle où il est lui-même rejeté, désintéressé, voire ignoré.

Mais même en un tel moment, Jésus ne repousse personne, même si nous l'avons probablement fait depuis longtemps. Il ne faut pas pour autant condamner une telle personne.

Au contraire, Il suit tous ceux qui s'égarent, qui s'éloignent du chemin du salut. Il les suit car Il sait parfaitement que sans Lui, l'homme ne peut accomplir grand-chose dans sa vie spirituelle.

Il nous suit, même lorsque nous, les brebis, fuyons vers d'autres « bergers », qui souvent n'ont rien en commun avec le Christ. Il nous suit, même lorsque nous écoutons la voix d'étrangers, sachant parfois pertinemment que ce n'est pas la voix du Bon Berger.

Il nous suit, même lorsque nous ne sentons pas Sa présence.

 

Bien-aimés !

 

Ainsi, si nous demeurons proches du Bon Berger, réjouissons-nous et prions pour ne pas nous égarer, mais pour toujours Le suivre.

Et si nous sommes dans une situation différente, laissons le Christ nous trouver. Revenons à Lui, afin qu'Il voie notre chagrin et notre amour pour Lui.

Le Bon Berger nous cherche ; laissons au moins une trace, même la plus infime, afin qu'Il nous retrouve.

Puissions-nous tous un jour nous retrouver réunis dans le troupeau éternel du Seigneur, auquel Il ne cesse de nous inviter. Amen.

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