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7ème dimanche de Pâques

„Désormais, je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi”.

 

Ces paroles furent prononcées par le Christ lors de la Cène, juste avant sa mort, alors qu'il s'apprêtait à partager son dernier repas avec ses disciples.

Ce sont les paroles d'une des plus belles prières du Christ, rapportées dans les Évangiles par son disciple bien-aimé, saint Jean l'Apôtre.

Dans cette prière, le Christ ne prie pas pour lui-même, ni pour que le Père céleste l'aide dans ses souffrances et sa Passion imminentes.

 

Jésus prie pour ses disciples, demandant à Dieu de leur accorder l'unité, de les soutenir et de persévérer dans la foi, l'espérance et l'amour.

En ce moment particulier, Jésus ne pense pas à lui-même, mais à ceux qui l'ont accompagné sans relâche durant les trois dernières années de sa vie.

Il montre une fois de plus aux apôtres ce que signifie être son disciple.

Dans cette prière, Jésus loue chacun de ses disciples. Il prie pour Judas, même s'il savait qu'il le trahirait. 

Il prie pour Simon Pierre, même s'il savait qu'il le renierait trois fois. Il pria pour Thomas, même s'il savait qu'il ne croirait pas à sa résurrection miraculeuse.

Jésus pria pour chacun d'eux car il savait parfaitement ce que pouvait accomplir une prière sincère et véritable.

 

„Désormais, je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi”.

 

Par ces mots, Jésus a aussi prié pour nous, personnes vivant au XXIe siècle, personnes vivant dans cette région du monde, venues dans cette église pour l'Eucharistie.

Il a prié pour nous car il savait que chacun, sans exception, avait besoin de son soutien spirituel. 

Car il savait que nous serions, comme les apôtres, souvent mis à l'épreuve dans notre foi, que nous aurions besoin de la grâce du Père céleste pour persévérer jusqu'à la fin, que nous ne désespérerions pas dans l'espérance et, surtout, que l'amour du prochain nous conduirait un jour au lieu où Jésus-Christ est parti, c'est-à-dire à son Royaume.

 

Bien-aimés !

L'exemple du Christ et la prière qu'il nous a offerte sont un modèle pour nous, afin que nous aussi, comme lui, notre Seigneur, vivions une prière quotidienne. Puisse-t-elle nous transformer et nous aider chaque jour à nous rapprocher un peu plus des portes du ciel.

Pour cela, pour que la prière nous transforme et nous permette un jour de rencontrer le Christ, nous devons la pratiquer quotidiennement.

Nous ne devons pas l'oublier ; les autres préoccupations de la vie ne doivent pas étouffer notre désir de prier ni détruire la joie qui en découle.

Avant tout, pour approfondir notre prière, nous devons trouver du temps pour Dieu chaque jour, sans exception. Nous devons, comme le Christ l'a conseillé, « entrer dans sa chambre, fermer la porte » et rester seuls avec lui.

On pourrait dire que c'est le premier pas vers une prière véritable et profonde.

Je lis actuellement un livre intitulé « La Fille au pull vert », écrit par Krystyna Chiger, qui relate son évasion du ghetto de Lviv. Pendant environ 14 mois, elle s'est cachée avec d'autres personnes dans les égouts de ce qui était alors une métropole polonaise.

 

Dans ce livre, elle raconte, entre autres, que parmi les réfugiés se trouvait un Juif fervent, Jakub Berestycki, qui priait assidûment chaque jour malgré toutes sortes de difficultés. Parfois, d'autres se joignaient à lui. L'auteure et sa famille étaient non-croyantes, et comme elle l'écrit dans ses mémoires : « Nous témoignions à Berestycki le respect et la solennité qu'exigeait la prière. C'était notre propre manière de pratiquer. C'était notre façon de préserver notre identité juive.»

 

Mes chers amis !

Pour nous, la prière n'est pas seulement un moyen de préserver notre identité chrétienne, mais surtout une conversation avec Dieu.

Et il est inconcevable que nous ne trouvions pas ne serait-ce que quelques minutes par jour pour prier.

Tant de temps nous échappe souvent, car d'autres choses sont plus importantes.

Si, dans notre quotidien, nous trouvons le temps de regarder la télévision, de passer des heures en ligne, de prendre un café ou une autre boisson avec d'autres, nous ne pourrons jamais dire au Christ que nous n'avons pas eu de temps pour Lui.

La seule réponse possible est que nous n'avons tout simplement pas voulu Le rencontrer.

On dit que la prière est la nourriture de l'âme.

Alors, demandons-nous aujourd'hui comment nous prenons soin de notre âme, de quoi nous la nourrissons. Cherchons-nous seulement à approfondir notre relation avec le Christ ?

Notre foi ne progressera pas sans la prière. Alors, si nous avons des difficultés, nous devons y travailler dès aujourd'hui.

Retirons-nous dans notre chambre, fermons la porte et soyons seuls avec le Christ. Si nous le faisons, je vous garantis que la prière nous apportera beaucoup de joie et de réconfort.

Si nous le faisons, nous déplacerons des montagnes par notre foi, par notre prière.

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