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Le 50ème anniversaire du Concile Vatican II (3)

Constitution Lumen Gentium, enseignement du 7 Oct.  2011

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CHAPITRE PREMIER : 
Le Mystère de l’Église        

6. Les diverses images de l’Église

Tout comme dans l’Ancien Testament la révélation du Royaume est souvent présentée sous des figures, de même maintenant c’est sous des images variées que la nature intime de l’Église nous est montrée.

L’Église, en effet, est le bercail dont le Christ est l’entrée unique et nécessaire. Elle est aussi le troupeau dont Dieu a proclamé lui-même à l’avance qu’il serait le pasteur

L’Église est le terrain de culture, le champ de Dieu. Dans ce champ croît l’antique olivier dont les patriarches furent la racine sainte et en lequel s’opère et s’opérera la réconciliation entre Juifs et Gentils. Elle fut plantée par le Vigneron céleste comme une vigne choisie.

Bien souvent aussi, l’Église est dite la construction de Dieu. Le Seigneur lui-même s’est comparé à la pierre rejetée par les bâtisseurs et devenue pierre angulaire. Sur ce fondement, l’Église est construite par les Apôtres. Cette construction est décorée d’appellations diverses : la maison de Dieu, celle dans laquelle habite la famille, l’habitation de Dieu dans l’Esprit, la demeure de Dieu chez les hommes, et surtout le temple saint, comparé à juste titre dans la liturgie à la Cité sainte, la nouvelle Jérusalem. En effet, nous sommes en elle sur la terre comme les pierres vivantes qui entrent dans la construction

L’Église s’appelle encore « la Jérusalem d’en haut » et « notre mère » ; elle est décrite comme l’épouse immaculée de l’Agneau immaculé que le Christ « a aimée, pour laquelle il s’est livré afin de la sanctifier ».

Tant qu’elle chemine sur cette terre, loin du Seigneur, l’Église se considère comme exilée,…  tournée là où le Christ se trouve, assis à la droite de Dieu, là où la vie de l’Église est cachée avec le Christ en Dieu, attendant l’heure où, avec son époux, elle apparaîtra dans la gloire.

 

Commentaire : L’Eglise est comme le sacrement de l’union intime avec Dieu et de l’unité du genre humain. Elle vient du Père qui veut rassembler un en seul peuple l’humanité entière, elle est réalisée par le Christ venu sur terre et elle est animée par l’Esprit Saint. Elle est l’Eglise  de la Trinité, source de son unité.

Pour guérir une vision trop sociétaire de l’Eglise, le concile dresse la liste des images utilisées pour décrire la nature de l’Eglise. Elles viennent de l’Ancien testament, de la bouche des prophètes et du Christ. Aucune ne peut toute seule dire l’Eglise ! Et l’Eglise est autant annoncée dans l’Ancien que dans le Nouveau testament.

Toutes les images ont Dieu à l’initiative de l’Eglise : comme Berger, vigneron, constructeur, greffeur, époux, …

L’Eglise, depuis le départ du Christ à l’Ascension, se sait « en exil », comme « veuve » : c’est pourquoi le veuvage a été si important dans les premières communautés chrétiennes, un soin particulier des veuves « figures de l’Eglise loin de son Seigneur ».

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