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DIMANCHE 22 novembre, SOLENNITE DU CHRIST ROI

Neuvaine à Notre Dame de Bonsecours 

à commencer le jour de la fête du Christ Roi

 

Notre Dame,

Mère de Dieu et Mère de l’Eglise,

Vous qui avez été si souvent de Bon Secours pour nous,

nous vous prions :

Intercédez auprès de votre Fils

pour que cette pandémie cesse,

pour que tous acceptent de prendre soin des  autres

dans la protection contre ce fléau,

et pour que nous puissions à nouveau 

célébrer ensemble l’eucharistie

dans la joie et dans la paix.

Amen.

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GLOIRE A TOI, SEIGNEUR DES PUISSANCES !

GLOIRE A TOI, O CHRIST NOTRE ROI !

Gloire à Toi Seigneur Christ, pour tes Apôtres

Et Tes disciples dont la prédication Te confesse !

Le sang des martyrs Te loue

Et la patience des moines, 

Les vierges et les ascètes T’aiment d’un cœur sans partage

Et la foule des témoins T’acclame avec les Anges.

 

Gloire à Toi ô Christ car Tu es le Seul Saint

Saint est le Père qui T’a engendré

Saint est l’Esprit que Tu nous as donné

Trinité sainte qui nous as sauvés, Gloire à Toi !

 

1ère lecture : 

Lecture du prophète Ezéchiel   34/11-12, 15-17

 

Ezéchiel est un prophète issu de la ville de Jérusalem, prêtre, qui est parti de terre sainte avec les premiers déportés de la ville par Nabuchodonosor en 597 av. JC tandis que le prophète Jérémie, son contemporain, demeurait à Jérusalem auprès du roi mis en place par les Babyloniens et du peuple laissé dans la cité. Dix ans plus tard, le 9 août 587, Nabuchodonosor punit le peuple d’Israël de l’avoir trahi pour l’Egypte, en détruisant le Temple et la ville et en déportant tout le pays. 

Ezéchiel vécut avec sa femme puis veuf, dans un village de Basse Mésopotamie appelé Tel Aviv, nom que les israéliens ont repris pour le donner à leur capitale au début du 20ème siècle. Son tombeau est en Irak aujourd’hui, dans un petit village à côté de la ville de Hilla, sur l’Euphrate, au centre du pays.

Ezéchiel est parti pour soutenir les exilés : il leur apprend que Dieu ne les a pas abandonnés mais qu’Il les accompagne dans leur terre d’exil. Une première partie du livre comprend de nombreux chapitres de reproches et de menaces à Israël pour toutes ses infidélités à Dieu… puis après le sac de Jérusalem, des oracles contre les nations, des consolations pour le peuple exilé et déporté puis une grande partie de « prophétie des temps à venir », d’une restauration religieuse merveilleuse du peuple… dans une nouvelle Alliance que Dieu va conclure avec les siens. 

Ezéchiel est surtout un prophète qui a des « visions » (c’est ainsi que Dieu lui parle) avec des images stupéfiantes parfois, dans un style déjà apocalyptique pour annoncer la restauration divine de son peuple et enseigner qu’on ne peut imaginer comment Dieu s’y prendra. De fait, personne n’avait imaginé l’incarnation et toute l’œuvre de Jésus !

 

Le texte de ce dimanche est adressé à la fois aux « pasteurs » d’Israël – rois (l’image du roi-berger fait partie de la culture du temps en Orient), prêtres, lévites, Anciens -  pour leur adresser des reproches (Jérémie en fait autant en même temps) et au peuple pour annoncer que Dieu va lui-même venir (c’est l’enseignement propre d’Ezéchiel) comme « bon pasteur de son peuple » abandonné par ceux qu’Il avait chargé de veiller sur lui.

 

Le centre du texte est le verset : « Voici que je m’occuperai moi-même de mes brebis. » La suite du texte détaille cette prise en charge divine : « je veillerai sur elles, j’irai chercher les dispersées, moi-même je les ferai paître et reposer, j’irai chercher la brebis perdue, je ramènerai l’égarée, je panserai les blessées… » et puis plus rude à entendre, « voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs. »

 

Cette prophétie a eu une réalisation dans l’histoire d’Israël : de fait au retour d’exil, la monarchie n’a pas été rétablie et c’est une théocratie qui sera installée (gouvernement assuré par le Grand Prêtre) sous Esdras et Néhémie puis à partir de 350, un état théocratique avec monnaie autonome. Après diverses colonisations perse et grecque et la révolte juive de 170 et sa réussite, on consacrera la prépondérance du Grand Prêtre sur le roi.

 

Mais comme toujours, la Parole de Dieu est plus profonde qu’on ne le croit à la 1ère lecture. Elle se déploie et se réalise dans l’histoire de multiples manières et, évidement, la réalisation plénière de l’annonce d’Ezéchiel sera accomplie avec l’incarnation du Fils de Dieu : c’est ainsi que Dieu viendra lui-même comme  « pasteur de son peuple ». Et c’est avec ces mots d’Ezéchiel que Jésus parlera de sa mission dans le magnifique chapitre 10 de St Jean, versets 1 à 30. C’est le moment peut-être de le relire.

 

Même la finale – « voici que je vais juger »  - se réalisera… c’est l’Evangile de cette fête, cette année. Nous en reparlerons tout à l’heure.

 

Psaume 22

Bien sûr, le Psaume 22 répond à ce texte prophétique d’Ezéchiel.

Et là le « pastorat » de Jésus Fils de Dieu se réalise dans les sacrements de l’initiation si présents dans ce psaume :

 

« Il me mène vers les eaux tranquilles » du baptême où « il me fait revivre. »

 

Il me guide dans la vie chrétienne, « il me conduit, … sa houlette  me rassure » « grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie »

 

Il « prépare la table pour moi » la table de l’eucharistie « où la coupe est débordante »

 

Il «répand sur ma tête le parfum » du St Chrême

 

Sacrements d’initiation qui me conduisent « à la maison du Seigneur où j’habiterai pour la durée de mes jours »… et cette vie, commence dès maintenant dans la bienheureuse Eglise où je suis accueilli.

 

 

 

 

2ème lecture

Lecture de la 1ère épître de St Paul aux Corinthiens 15/20-26.28

 

St Paul nous montre dans ce texte comme dans beaucoup d’autres, la progression invincible du Royaume de Dieu : depuis la résurrection de Jésus, de cœur humain à cœur humain, dans l’invisible de l’amour, le Royaume de Dieu grandit et donc, forcément le royaume du mal recule même s’il ne veut pas reconnaître sa défaite et se montre encore très virulent, intensifiant son combat même ! Mais à la fin, c’est « l’anéantissement par le Christ parmi les êtres célestes, de toute Principauté, toute Souveraineté et toute Puissance » maléfiques (ces 3 termes dit la Tob désignent toutes les forces ennemies de Dieu angéliques et humaines. note v) … il mettra « ses ennemis sous ses pieds » (Ps 109/1) « et le dernier des ennemis, c’est la mort « car il a tout mis sous ses pieds (Ps 8/7) » (v. 26-27)

Alors peut s’accomplir la fin attendue depuis Pâques : « Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous. (Colossiens 3/11)» (v. 28)

 

Voilà vers quoi nous allons… dans l’obscurité de l’histoire !

 

 

EVANGILE

 

Evangile de Jésus Christ selon St Matthieu 25/31-46

 

 

v.31-33 : dans cette introduction et ce texte, nous trouvons rassemblés tous les principaux titres messianiques de Jésus : fils de l’homme, berger, roi (trône de gloire) et seigneur (v.37b) et dans les paroles de Jésus, nous retrouvons plus loin, « Mon Père » (34b) et « mes frères » (40d)

 

v. 32 : C’est la promesse faite en Ezéchiel 34/17 comme les mots « rassembler » et « séparer ».

Ce jugement concerne toutes les nations, tous les hommes donc, pas seulement les disciples.

 

Le jugement se fait d’une part sur les besoins essentiels – vitaux – de l’homme : faim, soif, vêtement, accueil, visite des malades et des prisonniers… Cela rejoint en partie, les œuvres de piété demandées par le judaïsme.

… et d’autre part, sur la relation personnelle avec le Christ qui se fait dans ces services rendus qui sont services vitaux… même si elle est ignorée de ceux qui l’accomplissent ! C’est le point capital ! Personne n’est sauvé sans rencontrer le Christ. Ce texte souligne aussi la proximité de Jésus de tout homme en « peine ». Le terme « plus petit » employé par Jésus dans l’Evangile de St Matthieu pour désigner d’habitude les disciples, est ici élargi - « les plus petits (v.45)» - et désigne tout homme dans le drame et la peine.

 

Le jugement – remarquons-le bien ! - se fait donc, non pas entre bien et mal, mais entre bien fait et bien omis donc, d’une certaine manière,  entre proximité et indifférence, entre partage et insouciance.

 

La charité des actes commence aussi par la charité de la prière, en particulier pour toutes les souffrances secrètes des cœurs que seul Dieu peut consoler et nous avec Lui, par la visite auprès d’eux qu’accomplit notre prière fervente à cette intention.

 

Le roi du ciel

Le roi du ciel nous invite aux noces, Alleluia !

Allons à sa rencontre et chantons son amour !

 

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Pour la solennité du Christ, Roi de l'Univers

 

En ce jour où nous fêtons le Christ Roi de l’univers, et pour clore notre année liturgique, il nous est donné d’assister au jugement dernier rendu par un juge qui sépare les hommes les uns des autres avec, pour critères de sélection, les actes de charité et d’amour qu’ils ont posés tout au long de leur vie. 

 

Et si la perspective de la fin des temps et du jugement dernier peut effrayer certains d’entre nous, il est important de nous rappeler que Celui qui nous jugera est aussi Celui que le prophète Ézéchiel nous décrit comme un bon pasteur qui recherche sans cesse la brebis égarée. 

 

Alors accueillons le message du Christ et la perspective du jugement dernier avec confiance et réalisme. Confiance car notre Roi d’amour, le bon berger, aime chacun de nous et n’attend que notre totale conversion, libre à nous d’accepter son amour. Réalisme, parce qu’il ne faut pas que nous trouvions prétexte d’un Dieu infiniment aimant et prompt au pardon pour rester sans rien faire et ne pas nous convertir en permanence à son amour en devenant nous-mêmes toujours plus aimants au travers du service de nos frères. Si nous ne le faisions pas, nous aurions droit au châtiment éternel.

Et ce sont les justes, présentés dans le tableau du jugement dernier comme « les bénis du Père », qui nous donnent le diapason pour ajuster nos vies à l’impérative mission d’amour que nous confie le Père. Oui, leur réaction doit être l’élément déclenchant de notre conversion à la volonté de Dieu : « Seigneur, quand est-ce que nous avons posé ces actes de charité que tu évoques ? »

 

Ne trouvez-vous pas que leur surprise a de quoi étonner ? Car ils semblent ne pas avoir conscience d’avoir servi le Christ durant leur vie tant ce qu’ils ont fait était normal. Ils ont agi avec tant de naturel, tant de détachement que les actes d’amour posés étaient évidents, intuitifs, détachés… Quand on obéit au précepte de l’amour du prochain on n’a pas à calculer la valeur de ses actes, on a à laisser Dieu agir en nous : seul le jugement Lui en révèlera la portée de ce que nous avons et nous révélera combien en agissant ainsi, nous nous sommes montrés solidaires du Christ présent aussi bien dans les hommes en détresse que nous avons aidés que dans nos propres actions auprès de ses frères souffrants. En servant nos frères nous leur révélons l’amour de Dieu et nous disons à Dieu tout notre amour !

 

Ne trouvez-vous pas que cela est très libérant ? « Aime et fais ce que tu veux » disait Saint Augustin… Aime et fais ce que tu veux… Car chaque fois que tu aimes, tu aimes le Christ et tu es aimé de Dieu…

 

Ainsi, la foi doit nous pousser à agir et elle doit se concrétiser au travers des commandements de l’amour et des actes de charité prônés par Jésus. Actes de charité qui n’ont rien d’héroïques. Il nous demande seulement d’être attentifs aux détresses auxquelles nous sommes quotidiennement confrontés : dans nos familles, notre entourage prochain mais auprès des pauvres, des marginaux, des étrangers, des malades, prisonniers… Nous n’avons pas à aller bien loin pour trouver de quoi agir… 

 

Alors, chers frères et sœurs, en cette fin d’année liturgique, je vous propose de faire le bilan des actes de charité que vous avez posés tout au long de l’année… Ne cherchons pas à savoir s’ils ont été efficaces, nous le saurons lors du jugement. Interrogeons-nous seulement pour savoir s’ils ont été vraiment gratuits et posés dans la joie. Si tel est le cas, nous sommes sur le bon chemin, s’il n’en est pas tout à fait ainsi, donnons-nous pour objectifs de nous abandonner plus encore à la volonté de Dieu pour aimer avec plus de détachement et d’efficacité. Nous ne pourrons jamais égaler l’amour de Dieu, mais nous pouvons le porter à nos frères….

Que notre cheminement spirituel et caritatif nous conduise à devenir les bénis de cœur de Dieu.

Amen. Diacre Jean-Marie Blondel.

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Vezelay Basilique Sainte Marie Madeleine

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