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Jeudi Saint

C'est un moment exceptionnel que les Apôtres vivent avec leur Maître. Ils ignorent tout de ce qui va se produire, malgré les nombreuses instructions que Jésus leur donne et dont il parle, comme s'ils pressentaient quelque chose de spécial, car ils voient leur Maître se comporter de manière si différente.

Il leur lave les pieds ce qui est un geste inhabituel dans la culture juive, pour quelqu'un de haut rang qui s’abaisse à un tel niveau.

Et cela témoigne d'un amour immense, bien qu’ils l’ait vu agir ainsi au cours des trois dernières années.

Ils ont vu son amour en abondance, car ils étaient avec Jésus de Nazareth 24 heures sur 24.

Il s’agit d’un moment unique qu'ils ne revivront jamais avant la mort du Christ.

 

Ils ne réalisent même pas que Jésus institue sous leurs yeux deux sacrements essentiels pour l'Église : l'Eucharistie et le sacerdoce.

Ces sacrements, indissociables l'un de l'autre, sont intimement liés. De plus, eux, les Apôtres, les disciples les plus proches de Jésus, seront les premiers après le Maître à célébrer ces mystères.

Ils ne savent pas encore qu'ensuite, après la prière finale de la Fête, qu'ils célébraient chaque année en l'honneur de l'exode du peuple élu hors d'Égypte,

ils se rendront au jardin des Oliviers pour prier Dieu Yahvé ; ils ne savent pas encore qu'ils seront témoins de la prière fervente de Jésus, de sa sueur, de son sang et, enfin, de son arrestation cruelle.

 

Bien-aimés !

Ne jugeons pas trop hâtivement les Apôtres, car nous savons que seul saint Jean, le disciple bien-aimé du Seigneur, persévéra jusqu'au bout.

Les autres s'enfuirent, effrayés et terrifiés ; de plus, ils s'enfermèrent au Cénacle pour que leurs compatriotes n'aient pas à subir les souffrances du Christ.

Nous ignorons comment nous aurions réagi à leur place.

C'est pourquoi nous devrions être d'autant plus reconnaissants envers le Seigneur d'être vivant 2 000 ans plus tard, car vingt siècles de christianisme ont, pourrait-on dire, simplifié notre chemin de foi, étant entourés de millions de catholiques à travers le monde qui puisent à la source qu'est le Christ et dans toute la grande tradition de l'Église.

Il est vrai qu'il nous est plus facile de croire au Christ et en lui.

Mais en même temps, cela est plus difficile, car nous vivons une époque particulièrement éprouvante pour le Christ et l'Église qu'il a fondée.

Notre foi était bien différente il y a quelques décennies.

Qu'est-il advenu de la foi de tant de personnes ? Il a suffi d'un peu de pseudo-liberté, et le Cénacle du Christ a changé d'aspect. On pourrait se demander : où sont ceux qui demeuraient en Lui ? N'ont-ils pas fui comme les Apôtres aux premiers jours de la Pâque ?

 

Bien-aimés !

N'ayons pas peur de défendre courageusement le Christ et son Église, c'est-à-dire nous-mêmes, dans nos vies.

Chaque critique injuste blesse profondément le Christ, peut-être plus encore que les blessures infligées lors de son arrestation.

Ne soyons pas lâches et incapables, face aux critiques de l'Église et de la hiérarchie, de dire un seul mot pour nous défendre, pas même d'exprimer notre désaccord.

N'ayons pas peur comme les Apôtres lors de l'arrestation de leur Maître. Après tout, nous savons en qui nous croyons ; Jésus nous a-t-il jamais déçus ? 

Ne mérite-t-il pas un peu de courage de notre part ? Surtout ici, en France, où nous vivons, et où la sécularisation peut parfois étouffer même les sentiments les plus profonds que nous éprouvons pour Jésus.

Nous ne réalisons même pas combien il est important pour le Christ d'être reconnu devant les autres.

Nous nous souvenons certainement de ce que le Christ a dit à propos de ceux qui le reconnaissent. Il a dit que lui aussi reconnaîtrait une telle personne devant Dieu.

Et ce sera un passeport pour franchir les frontières du ciel sans encombre.

Nous pouvons tant faire pour Lui. Pour notre Seigneur qui, comme il y a 2 000 ans, attendait la défense de ses disciples, et qui aujourd’hui attend la nôtre lorsqu’il est critiqué et calomnié, lui, ses prêtres et tous ceux qui croient en lui.

Soyons les Apôtres du XXIe siècle. Soyons des saints Jean des temps modernes, persévérants, malgré tout, jusqu’au bout.

Jésus a besoin de nos paroles pour se défendre. Il a besoin de nos prières, de notre foi toujours plus profonde, afin que nous puissions trouver les bons arguments face aux attaques.

Jésus a besoin de notre amour, non pas celui que nous donnons occasionnellement, mais celui que nous donnons chaque jour, l’amour ordinaire, même s’il est peut-être déjà usé.

Offrons-le à Jésus, et je vous le garantis, nous ne serons pas déçus. L’amour nous ouvrira toutes les portes. L’amour fera jaillir vers nous les sources de la grâce. L’amour suscitera la confiance et la joie de rencontrer autrui. L’amour nous ouvrira aussi ce qu’il y a de plus précieux : les portes du ciel, même si elles nous semblent parfois fermées.

 

Souvenons-nous des paroles du Christ au Cénacle :

« Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. »

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