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Lecture du catéchisme de l'Eglise catholique - troisième fiche

Chapitre 3 : la réponse de l’homme à Dieu n° 142 à 175

Bible 2.jpgDieu parle à l’homme, par la Révélation, comme à des amis. Tel était le chapitre précédent.

Comment l’homme répond-il à ce Dieu qui s’adresse à lui ? Par la FOI que le catéchisme va définir dans les n° 143 à 165, dans la dimension personnelle de la foi. Dans la dimension communautaire de la foi, ce sera les n° 166 à 175.

            L’acte de Foi personnel.

La foi comme réponse personnelle à Dieu, est un « assentiment libre et personnel à Dieu »(150). Le catéchisme donne comme 1er élément de réponse à la définition de la foi le terme d’« OBEISSANCE » (143). Ce terme reprend une expression de St Paul aux Romains (1/5) qui parle de « l’obéissance de la foi. »

L’obéissance de la foi, c’est l’assentiment de l’intelligence et de la volonté à Dieu qui parle, pour comprendre ce que Dieu dit et pour faire ce qu’il demande. (143). Toujours une foi qui agit.

Le n° 144 donne l’étymologie du mot « obéissance » qui comporte la notion d’écoute, de se mettre à l’écoute de quelqu’un, sous quelqu’un : le modèle est en Marie de Béthanie qui « assise aux pieds du Seigneur écoutait ses paroles » (Luc 11).

Les deux modèles que le catéchisme donne, sont Abraham (145-147) et la Vierge  Marie (148-149).

146 : après avoir évoqué la vie d’Abraham, le texte cite une phrase de l’épitre aux hébreux : « la foi est la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas. » La foi, parce qu’elle nous fait adhérer à ce que Dieu révèle, est la garantie de ces biens promis, car Dieu ne peut mentir ; en même temps, cette acte de foi nous permet d’espérer d’entrer en jour en possession de ces biens, c’est-à-dire la vie même de Dieu et le bonheur avec lui. La foi donnée ainsi à Dieu qui ne ment pas, devient pour nous certitude/preuve de ces réalités qu’on ne voit pas.

Cet acte de foi engage toute notre vie – pas seulement notre intelligence – comme on le voit pour Abraham… Ou pour Marie (148-9 dont la foi n’a pas vacillé) ou pour les autres cités par l’épitre aux Hébreux (146).      Cet acte nous rend juste devant Dieu : nous sommes dans l’attitude qui convient devant Dieu, celle de l’homme qui fait totale confiance en Dieu. Les croyants de l’Ancien Testament ont connu cette justice, que la foi au Christ rend parfaite.

            Le contenu de la foi

            La foi est une attitude humaine : nous la pratiquons plusieurs fois par jour dans nos relations avec les autres ! Pourtant, il n’y a qu’en Dieu que nous pouvons avoir totale et absolue confiance ! (150) sans être jamais trompé.

            La foi chrétienne donne le même assentiment confiant au Père et au Fils. « Si vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi » (Jn 12) Il est le seul, ce fils, qui peut révéler l’identité du Père. (151) Mais cette adhésion au Fils ne peut se faire sans l’Esprit Saint. L’Esprit est donc celui qui nous fait adhérer au Christ et par le Christ, nous fait entrer en communion avec le Père. La foi chrétienne fait entrer plus avant dans la connaissance de Dieu que la foi juive  parce qu’elle révèle la Trinité: Dieu seul connaît Dieu tout entier et celui à qui le Fils veut bien le révéler ! (152)

            Les caractéristiques de la foi.

            Cette foi personnelle dont il vient d’être question, est une GRÂCE, un don de Dieu, une vertu (= capacité) surnaturelle. Cette grâce aide l’homme à se tourner vers Dieu (grâce prévenante)  puis à adhérer( grâce de foi). Cette grâce est l’œuvre de l’Esprit Saint. (153).

            Cet acte de foi reste pourtant un acte humain : la grâce de la foi repose sur la capacité humaine de foi de l’homme qu’elle mène à son accomplissement. (154) C’est en fait une coopération homme / Dieu : l’homme accomplit librement ce que la grâce lui donne d’accomplir sans le forcer.

            Croire, n’est pas devenir fou ou irrationnel.

            Les vérités que Dieu fait connaître de lui-même, ne sont pas irrecevables par notre esprit… même si l’obéissance est nécessaire dans la grâce pour y adhérer et les pénétrer. Il n’y a pas de preuve des contenus de la foi… seulement comme dit Newman, « un faisceau de probabilités convergentes ».(156). La foi est plus certaine que notre connaissance naturelle car elle repose sur ce que Dieu dit. (157)

            La foi exige que notre intelligence soit exercée : la foi cherche à comprendre ! Elle s’interroge, elle se réjouit de comprendre et cherche à comprendre davantage sous la grâce. Tout en sachant qu’elle n’épuisera pas le sujet. (158). La Foi et la science ne peuvent entrer en contradiction : Dieu étant l’auteur de la révélation et de la raison et de la création ! (159)

            On ne peut être forcé à croire. (160)

            Cet acte de foi est nécessaire pour notre salut. (161)

            Cette foi qui est un don de Dieu, nous pouvons la perdre par négligence, par le fait de ne pas la cultiver, de ne pas la faire agir par la charité… De plus, pour persévérer dans la foi jusqu’à la fin, il faut le demander à Dieu, ce n’est pas au pouvoir de l’homme.(162)

La foi nous fait déjà entrer en communion douce avec Dieu dès maintenant sur cette terre. Malgré l’ombre et l’absence de la vision, la foi nous met dans une lumière tamisée pour connaître Dieu (164). L’exemple des grands témoins de la foi nous aide. (165)

            La foi, acte ecclésial.

On ne croit pas tout seul ! Et la foi, on l’a reçue d’autres ! Et cette foi nous devons l’annoncer à d’autres ! (166). La foi est donc à la fois l’acte personnel de croire et l’acte communautaire de croire. (167).

            Magnifique prière avant la communion : « regarde Seigneur la foi de ton Eglise » dans laquelle est cachée et soutenue la mienne ! La foi qui est la mienne je l’ai reçue de l’Eglise à mon baptême et depuis, ma foi vit et grandit au sein de l’Eglise, ma mère et l’éducatrice de ma foi. (168 - 169).

            Nous ne croyons pas en des idées ou en des formules ou en des mots. Nous croyons dans les réalités que ces formules ou ces mots désignent le mieux possible ! (170)

            Ces formules qui disent la foi ont parfois coûté très cher pour être élaborées ! L’Eglise a reçu du Christ la charge de garder cette foi (on dit le dépôt de la foi 175), de le comprendre et de l’enseigner. Patiemment l’Eglise apprend à chacun de nous la beauté et la profondeur des formules de foi, par la prédication, la  liturgie, la catéchèse et l’éducation à la prière. (171)

            Durant les siècles, l’Eglise transmet sa foi unique, en « l’inculturant » dans les cultures humaines sans cesse nouvelles et par là, en transformant et purifiant ces cultures humaines. (174-175). Voir le magnifique texte de St Irénée cité par la catéchisme. 

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Commentaires

  • Le N°142 du "Catéchisme"reprend un extrait de "Dei Verbum"(N°21)qui m'a beaucoup réjouie par sa forme ,belle et suggestive;Dieu se fait très proche à travers l'amour d'amitié qu'il nous manifeste.Il "s'adresse aux hommes comme à des amis et converse avec eux...".Dieu est proche:en Hôte discret,c'est presque "timidement" qu'il nous invite ,si nous voulons bien,à entrer chez lui,pour, ensuite, nous recevoir en lui.Et c'est ainsi que nous sommes amenés (déjà sur cette terre )à demeurer en lui, et lui en nous, pour notre bonheur et ... le Sien !
    En ce monde, ajoute le Catéchisme,la réponse adéquateest la FOI .

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