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Jean le Baptiste

Billet spirituel 16

En écho à l’Evangile du dimanche  Jean 1/29-34

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Nous voici à nouveau au bord du Jourdain, à côté de Jean Baptiste. Et c’est pour recevoir son témoignage comme dit St Jean.

 Nous oublions souvent, dans l’itinéraire des apôtres, la part qu’a jouée, auprès de ceux qui furent d’abord disciples du Baptiste jean et André par exemple, le Précurseur dans leur initiation au Christ.

 Nous connaissons l’enseignement de Jean aux foules : avec rudesse et une certaine rusticité qui correspond à son vêtement et à sa nourriture, il engage fortement les foules à la conversion et au baptême qui l’exprime.

 Mais à ses disciples proches, Jean dit plus et c’est ce que nous entendons ce matin :

- Tout d’abord, Jean oriente la méditation des disciples vers un texte clé de l’Ancien testament, les chants du Serviteur souffrant d’Isaïe quand il dit de Jésus qui passe seul sur l’autre rive : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Serviteur et Agneau se disent du même mot en araméen… et en disant « Agneau », Jean par une belle harmonique que permet sa langue, fait se rejoindre en Jésus le thème du Serviteur Souffrant d’Isaïe et l’Agneau pascal … et l’Agneau de la fête de Grand Pardon qui porte les péchés du peuple au désert en signe de pardon divin.

- Ensuite, Jean avoue : « je ne le connaissais pas »… deux fois ! Aveu très lourd et très beau : Jean n’a pas cherché à voir Jésus avant son heure, celle de la visite de Jésus au baptiste racontée dimanche dernier. IL avoue aussi que le mystère de Jésus dépasse ce qu’on peut connaître humainement… car il ajoute :

- « Celui qui m’a envoyé baptiser m’a dit : celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est Lui qui baptise dans l’Esprit Saint. »

 . Ce qu’il sait du Christ, il le sait par Celui qui l’a envoyé, le Père donc… comme St Pierre à qui Dieu a révélé le mystère de son fils. ON ne peut pas pénétrer dans le mystère de Jésus si Dieu ne le donne pas.

 . Le signe, c’est l’Esprit qui descend et demeure : il demeure parce que rien dans le Christ ne le contriste comme dit Paul et ne le fait fuir ! A la différence que nous, il nous visite, et il se sauve de nous car des pensées, des actes, des paroles le contristent et l’Esprit délicat se sauve.

 . L’Esprit va maintenant seulement être donné comme Joël l’avait prédit et Moïse souhaité : « lui baptise dans l’Esprit ». « Nous avons tous été baptisés dans le même Esprit, clame St Paul, désaltérés par le même Esprit. » C’est le don par excellence du temps nouveaux inaugurés par Jésus. 

- Enfin, le dernier mot jaillit comme révélation ultime : « j’atteste qu’ile st le Fils de Dieu ».

Matthias Grünewald, le peintre du retable d’Issenheim, a traduit cette place considérable de Jean dans la révélation du mystère du Christ par un représentation du Précurseur désignant le Christ avec une main et un doigt fortement agrandis montrant ainsi combien le message du baptiste à ses disciples a été déterminant dans la connaissance du Christ. 

 

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