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  • Pèlerinage paroissial de l'Ascension

    Sur les pas de St Colomban (VIè-VIIè) moine et prophète.
    Voici la staue de St Colomban devant l'église abbatiale de Luxeuil. Les photos sont de M Baer. Qu'il en soit remercié.

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    St Colomban s'est installé dans le pays des Mille étangs à Annegray, si proche des paysages de son Irlande natale.

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    On a chanté les laudes dans le ruines de la chapelle du premier monastère.

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    En attendant l'échange... petit repos!... dans le salon des Princes!

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    Voici l'abbaye telle qu'elle apparaît aujourd'hui:

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    dans une très belle petite ville

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    Photo du groupe des pèlerins dans la cour de l'abbaye

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  • Fête Dieu 2016

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                Dimanche dernier, nous contemplions et adorions la Sainte Trinité, notre Dieu Un et Unique, communion de trois personnes. C’était l’accomplissement de la révélation du mystère de Dieu, révélation au long des années de l’histoire d’Israël et achevée, accomplie pleinement dans le Seigneur Jésus. L’Evangile du jour nous rappelait que nous étions tous invités à la communion profonde avec Dieu, Dieu venant faire sa demeure dans le cœur du disciple, le disciple vivant caché dans le cœur de Dieu avec le Christ. Aujourd’hui, la fête du Corpus Domini, nous enseigne que cette communion avec Dieu se fait par le joyau de l’eucharistie que le Seigneur nous a laissé et dont l’Eglise a vécu dès les origines… St Paul dans l’épître d’aujourd’hui nous le confirme : en 36 lors de son baptême à Damas des mains d’Ananie, il a reçu aussi l’eucharistie – le rituel et le sens – que pratiquait la communauté de Damas, 6 anas après la mort du Seigneur ! C’est ce qu’il a transmis fidèlement à ses propres fondations comme un trésor précieux.

                Retenons déjà que St Paul lie la célébration de l’eucharistie au dernier repas de Jésus, à sa mort et à sa résurrection et au témoignage de la communauté « qui annonce la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ».

                L’Eglise des Pères va approfondir ce précieux trésor. En montrant que cette transformation du pain en Corps du Seigneur et du vin en Sang, se fait par l’action de l’Esprit Saint. L’Esprit qui a plané sur les eaux primordiales pour en faire jaillir la vie, l’Esprit qui a reposé sur Marie comme une nuée pour faire naître en elle le Fils de Dieu comme fils d’homme, l’Esprit qui a été reçu du mourant sur la Croix et donné à Pentecôte à Marie et aux apôtres unis dans la prière, le même Esprit vient sur le pain et le vin, à la parole du prêtre, pour opérer la transformation et réaliser la Présence du Christ : « le pain et le vin voilent un réel divin » dit St Thomas dans la prose de ce jour.

                Mais les Pères insistaient aussi sur la venue de l’Esprit Saint sur la communauté rassemblée pour faire d’elle le Corps ecclésial du Seigneur. Car l’Eglise célèbre l’Eucharistie mais c’est l’Eucharistie qui fait l’Eglise, qui la crée l’Eglise sans cesse.

                On a donc un magnifique ensemble : la Pâque du Christ, mort et résurrection chantées sitôt la consécration, le dernier repas instituant l’eucharistie, l’Esprit Saint acteur de toute transformation, le prêtre redisant et refaisant les paroles et gestes du Christ et pour accomplir l’eucharistie, l’offrande du Corps du Christ – Seigneur présent sous les signes du pain et du vin – et Eglise – communauté rassemblée et faite Corps du Christ par l’Esprit. Voilà la splendeur de notre trésor le plus précieux avec la Parole de Dieu. C’est la Parole de Dieu – lue dans la liturgie des lectures - faite chair et reçue en communion.

                Ce bel ensemble a éclaté au point de ne plus être compris ni vécu consciemment au XIè siècle avec les contestations de Bérenger de Tours qui tente d’expliquer rationnellement la présence réelle et finit par la nier. St Thomas d’Aquin poursuit les réponses déjà données à Bérenger… et c’est à lui que le pape demande de rédiger les textes de la messe de ce jour. Cette fête fut instaurée dans le pays de Liège : l’idée en fut inspirée à Ste Julienne du Mont Cornillon et la Bienheureuse Eve de liège. Elle fut instituée par le pape en 1264.

                Mais peu à peu les chrétiens perdirent le sens de la belle unité patristique, on communia de moins en moins –une fois par an – et on se focalisa sur le comment de la présence réelle. Tout fut accentué par la Réforme protestante malgré les fureurs de Luther qui affirmait, le Seigneur a dit, « c’est mon corps », il a dit « ist » et non « bedeutet » (= il  a dit c’est mon corps, il n’a pas dit cela représente mon corps). Mais Quand Luther réforme la messe, il supprime la prière à l’Esprit Saint ! ET Calvin dit que « le Seigneur ne peut pas être sur l’autel puisqu’il est au ciel »  !! Il n’est pas sûr que du côté catholique, on comprenne bien tout mais on ne change rien au rituel. Les querelles vont durcir l’opposition entre les catholiques qui affirment la présence réelle et les protestants qui la nient. Tout est focalisé sur la Présence réelle… la procession de la Fête Dieu est relue uniquement de cette manière… et malheureusement, on communie le dimanche à la communion du matin – sans messe souvent - et on retourne à la grande messe sans y communier.

                La réforme conciliaire nous a reconduits à contempler l’eucharistie dans sa merveilleuse totalité telle que les Pères l’avaient établie. Du coup, la Fête Dieu a besoin d’être vécue autrement : bien sûr dans la certitude de foi de la Présence réelle du Seigneur sous le signe du pain et de vin, mais plus dans la contemplation et l’émerveillement devant le don du Seigneur et dans l’adoration dont les occasions sont dans nos paroisses de plus en plus nombreuses. Dieu en soit béni.