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Lève-toi, ma toute belle !

En la fête du couronnement de Marie, voilà un extrait de Saint Jean Damascène dans une homélie pour la Dormition :

Aujourd’hui, Adam et Ève, les ancêtres de notre race, de leurs lèvres joyeuses s’écrient à pleine voix : "Heureuse es-tu, ô notre fille, toi qui nous as délivrés de la peine méritée par notre faute ! Tu as hérité de nous un corps mortel, tu nous as apporté dans ton sein, un vêtement d’immortalité ! De notre flanc, tu as reçu l’être ; tu nous as donné en retour le "bien-être" ! Tu nous as délivrés des douleurs, tu as déchiré les langes de la mort, et tu as remis en état notre ancienne demeure. Nous avions fermé le Paradis, toi, tu as ouvert à nouveau l’accès de l’arbre de vie. Par notre faute, les biens étaient devenus des peines ; par toi, de ces peines sont sortis pour nous de plus grands biens.

Comment goûterais-tu la mort, toi qui es sans souillure ? Pour toi, elle sera un pont vers la vie, une échelle vers le ciel, une barque pour l’immortalité. Heureuse es-tu vraiment, toi la toute bienheureuse !

Assurément le Roi est venu vers la demeure de celle qui l’avait enfanté, pour recevoir de ses mains divines et très pures, sa sainte âme virginale et sans tache. Et celle-ci, à ce qu’il semble, lui a dit : "Dans tes mains, mon cher Fils, je remets mon esprit. Reçois mon âme qui t’est chère et que tu as préservée de toute faute. C’est à toi, et non à la terre, que je remets mon corps. Garde-le sain et sauf ce corps que tu as bien voulu habiter, et qu’en naissant, tu as voulu conserver vierge. Emporte-moi auprès de toi, pour que là où tu es, toi, le fruit de mon sein, je sois aussi pour partager ta demeure. Je me hâte de retourner à toi qui descendis vers moi en supprimant toute distance.

Après ces mots, elle entendit à son tour : "Viens, ma mère bénie, entre dans mon repos. Lève-toi, viens, ma toute proche, belle entre les femmes, car voici l’hiver passé. Belle est ma toute proche, il n’y a pas de défaut en toi. L’odeur de tes parfums surpasse tous les aromates". Ayant entendu ces mots, la sainte remit son esprit entre les mains de son Fils.

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