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Marie Mère de Dieu

            Nous voici de nouveau avec les bergers à la crèche. Cette fête est comme un arrêt sur image : c’est le seul moyen de pénétrer dans le mystère : un Père du désert dit : « La vie chrétienne, c’est  rester éveillé et vénérer »

            Comme les bergers… surtout à l’école de Marie : comme l’écrit St Basile de Séleucie : « Méditant toutes ces choses dans son cœur,  Marie était seule, au milieu des bergers qui visitaient, à converser seule avec le Seul. »

            Marie médite devant son fils qu’elle vient de mettre au monde : et cet enfant elle le contemple avec la Parole de l’Ange par laquelle Dieu a expliqué à Marie, comme à toute personne qui joue un rôle majeur dans le dessein divin : toute sa vie repose sur cette Parole que les événements repassés dans son cœur explicitent, réalisent et éclairent.

            Cette parole de Gabriel est en 3 étapes

            - La salutation : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

            - L’annonce de l’enfantement d’un fils, homme de la famille messianique de David : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. » 

            - L’identité profonde de cet enfant :  « Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin… L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. »

            L’Eglise va entrer à son tour dans cette méditation mariale, comme Marie et sous sa conduite : qui est ce Fils ? Il lui faudra 4 siècles pour arriver à expliciter cette foi sans dire le mystère indicible, à Ephèse : un mot « theotokos » - MARIE MÈRE DE DIEU.

            Voici donc cet enfant, Dieu devant nous, Dieu avec nous. Dieu ne se divise pas. Sans quitter le Ciel où il est servi par les Anges, il est devenu bébé en Marie, il est devant elle, il est devant nous… il sera même en nous et nous en Lui.

             Il a voulu naître comme tout homme dans cette création dont il est l’auteur et dont il assure toujours, dans la crèche comme aujourd’hui, l’existence, la concorde et la cohésion.

            Alors développons cette confession concilaire : MERE DE DIEU La Vierge met donc au monde aujourd’hui l’Eternel… et la terre offre une grotte à Celui    qui dépasse l’entendement humain. Aujourd’hui, le Ciel est descendu sur la terre, le Paradis est à Bethléem et la Vierge est dans cet Eden ré-ouvert. Aujourd’hui, le Dieu d’avant les siècles est au milieu des bergers et des pauvres.

            Le tropaire oriental de la fête de Noël sous son apparence naïve, dit le mystère paradoxal de Noël, mystère indicible :

En ce jour, la Vierge met au monde l’Enfant Dieu.  La terre présente une grotte à Dieu l’Inaccessible. Les Anges chantent la Gloire, avec les Bergers. Les Mages cheminent avec l’Astre ! Car pour nous vient de naître l’Enfant Nouveau Né, Le Dieu d’avant les siècles. Amen

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