Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

MARDI 3 NOVEMBRE

Fête de la Bienheureuse Marguerite de Lorraine : née à Vaudémont en 1463, élevée à Aix-en-Provence chez son grand père le Roi René d’Anjou, extrêmement cultivée à l’humaniste, elle revient à la mort de celui-ci en Lorraine auprès de René II son frère. Elle épouse en 1488 le duc d’Alençon et donne naissance à 3 enfants. A la mort de son mari, en 1492, elle gouverne le Duché avec talent et justice, rétablit les finances en développent le pays, prend soin des pauvres et des malades. Quand son fils devient duc, en 1518, elle se retire à Argentan dans l’Orne, au couvent des clarisses qu’elle a fondé où elle devient religieuse et meurt en 1521. Elle a été béatifiée en 1921. L’année prochaine, nous fêterons dans notre diocèse, le 5ème centenaire de sa mort et le centième anniversaire de sa canonisation.

 

 

Méditation du matin

 

Epitre aux Philippiens.

 

Nous sommes en 56 et Paul, en prison (1/7), dicte cette lettre à la communauté bien aimée de Philippes qu’il a fondée en 49/50 avec Timothée déjà, Silas et sans doute Luc. C’est la communauté de Lydie, l’entreprenante femme d’affaires, juive convertie à la foi chrétienne par Paul. Paul est resté dans une très grande amitié avec cette petite communauté, la 1er d’Europe.

 

Chapitre 1 (nous lisons les lectures de vendredi, samedi et du lundi 2 nov.)

 

v.1-8 : Paul montre là ce que doivent être les relations d’un pasteur avec sa communauté et réciproquement : il rend grâce à Dieu sans cesse pour eux, quand il prie, il les a toujours dans sa mémoire, il prie pour tous « chaque fois »… et il le fait avec joie ! (v.4) Et il attend en retour que la communauté prie pour lui « prenant part, par là,  à l’activité apostolique de Paul ». D’ailleurs il « les porte dans son cœur » (v.7) Et répétition au v. 8 : « Oui, Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous dans la tendresse du Christ. »

 

v. 9-11 : Paul prie surtout pour que leur amour surabonde encore s’affinant en clairvoyance et en sensibilité. Très intéressant de lier « clairvoyance » et « sensibilité » à l’amour… et tout est tendu vers la venue glorieuse du Christ : il n’y a pas de plénitude pour nous sur terre mais seulement dans le Christ et le Royaume qui vient.

 

v.12 -26 : Paul informe ses amis chrétiens de Philippes de ses difficultés à Ephèse : il a été arrêté ce qui a permis que dans tout le prétoire (= la résidence du gouverneur d’Ephèse) retentisse le nom de Jésus ! ... ce qui encourage les frères de la ville à dire leur foi, eux qui avant, étaient peut-être un peu timides ! Mais d’autres disciples annoncent le Christ dans le but de se soustraire à l’autorité de Paul « par esprit d’envie et de rivalité » et  pour le discréditer ! (15). Et Paul de conclure : « Qu’importe ! De toute façon, que ce soit avec des arrière-pensées ou avec sincérité, Christ est annoncé et de cela, je me réjouis ». (v.18)…puis Paul passe à la confidence : « soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps. En effet, pour moi, vivre, c’est Christ et mourir m’est un avantage. » (v.20-21) Il y a en Paul une telle affection pour le Christ, un tel attrait intérieur vers Lui, une telle passion pour celui qui lui a fait miséricorde et confiance…que toute cette vie pourtant belle avec les Philippiens ne fait pas le poids ! Mourir est un avantage pour être toujours avec le Seigneur ! … Seule l’idée de pouvoir encore servir les Philippiens et les communautés lui permet de rester sur terre, « mais à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire… je sais donc que je resterai. » (v. 24-25)

v. 27-30 : Paul encourage alors les chrétiens de Philippes à mener une vie digne de l’Evangile, à ne pas avoir peur de ceux qui s’opposent à lui et aux chrétiens… et si c’est un peu difficile, « tout cela vient de Dieu qui pour le Christ, vous fait la grâce non seulement de croire en Lui mais aussi de souffrir pour Lui. » (v.29) Quel sens magnifique donné aux difficultés multiples qui nous viennent de notre volonté d’être fidèles à  l’Evangile dans une société qui ne le veut plus !

Chapitre 2 (lu aujourd’hui 3 nov.)

Chapitre 2

v. 5 à 11 : C’est le magnifique hymne de St Paul qui chante la descente du Verbe de Dieu dans la chair humaine (dans l’homme corps et âme dans sa fragilité), obéissant jusqu’à la mort de la Croix et pour cela, élevé au-dessus de tout, exalté dans la gloire de la Résurrection auprès du Père. »

 

Méditation du soir

Evangile selon St Luc 14/15-24

Jésus est à table chez un pharisien. Et il se passe plein de choses !

v. 1-6 : un malade demande une guérison que Jésus accorde… un jour de sabbat ! Et devançant la critique des convives leur rappelle que le jour du sabbat, on peut retirer son fils ou son bœuf,  s’il tombe dans un puits… alors on peut bien guérir

v. 7-11 : Jésus en fin observateur de la vie humaine a remarqué que les invités se sont précipités pour avoir les 1ères  places … Une petite parabole leur enseigne avec un humour un peu grinçant à prendre la dernière place… pour être élevé et ne pas subir l’humiliation d’être rétrogradé pour un invité plus méritant qu’eux !

v. 12-14 : Jésus ironise sur « les invitations réciproques » : on invite pour être invité. Tout est intéressé… Alors Jésus de conseiller d’invités des pauvres qui ne peuvent pas « rendre. »

v. 15-24 : un invité plus pieux pense au festin messianique promis par les prophètes et dit la joie qu’il y aura à y être invité.

Et Jésus répond par la parabole des invités à un grand dîner…auquel les invités ne veulent plus venir ! Chez St Matthieu, c’est un père qui fête les noces de son Fils. Ici seulement « un homme «  et « un grand dîner ». Les deux textes sont parallèles mais avec des différences intéressantes : ce sont les mêmes excuses (activité, acquisition, sexualité) mais quand le serviteur doit appeler d’autres invités, il s’agit de faire entrer « les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux » (v.21)…Jésus insiste beaucoup plus ici sur l’obstacle des richesses pour entrer au festin. Le serviteur doit même « insister »  (= sens de « fais-les entrer » « amène-les » du v.21) pour qu’ils entrent. La leçon est la même : les juifs invités ne veulent pas venir, alors les païens entrent en masse au festin.

 

Jean Tauler (né et mort à Strasbourg, 1300-1361) commente ainsi ce texte (in Sermons Le Cerf 1991 5ème sermon pour le St Sacrement p. 261) :

 

« Dans un premier sens, ce festin auquel nous sommes appelés et invités, c’est tout d’abord la connaissance la plus intime, la plus pure, la plus simple, la plus sentie, la prise de conscience du fon intérieur de notre être où se trouve le Royaume de Dieu, c’est le sentiment de l’habitation de Dieu en ce fond, c’est enfin l’amour.

Dans un autre sens, ce festin est le très saint et adorable sacrement eucharistique.

Une 3ème interprétation voit dans ce festin la vie éternelle. C’est là le vrai banquet. Nous le goûterons quand nous y serons.

Et les deux autres nous y préparent. »

 

Commentaires

  • Après la lecture du message de ce matin, quelques intentions:
    1) Dans" une vive affection..,...dans la tendresse du Christ ", portons -nous les uns les autres , portons l'apostolat de chacun(e) là où le Seigneur l'a voulu(e) quotidiennement et très concrètement.

    2) Chaque jour à 18h et chaque dimanche à 11h, notre curé nous rend présents dans son cœur à l'Eucharistie . En retour prions pour lui et à ses intentions ainsi que pour la fécondité de son sacerdoce ministériel.
    Prions aussi pour le ministère de notre nouveau diacre Jean-Marie ainsi que pour sa famille.


    3)Puissions nous avec audace et courage ,"clairvoyance et sensibilité," en" souffrant pour Lui,"(Phil.1, 29) par amour, annoncer fidèlement le Christ dans une société ingrate qui l'oublie ostensiblement.
    ~~~~~~~~~~~~~~

Les commentaires sont fermés.