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5ème dimanche A

„...pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.”

 

Par ces mots, saint Paul mit en garde les Corinthiens. 

Il les exhorta à ne pas fonder leur foi sur des inventions humaines, sur des théories qui ne découlent pas des enseignements du Christ, mais plutôt de conjectures, de spéculations ou d'imaginations humaines.

Saint Paul connaissait bien la vie ; il savait qu'il suffirait de son départ de la jeune communauté chrétienne pour que diverses hérésies, inventées par de nouveaux convertis, s'y infiltrent.

Et c'est ce qui arriva. C'est pourquoi, après avoir quitté Corinthe, il leur envoya une lettre les avertissant du grand danger de substituer des inventions humaines aux enseignements de Dieu.

 

Et nous pourrions nous dire : « C'étaient les débuts du christianisme ; la foi n'était pas encore fermement ancrée dans leurs cœurs ; ils étaient tous comme des enfants, commençant tout juste à découvrir le Christ. »

Mais aujourd'hui, nous vivons au XXIe siècle, après 2 000 ans de transmission de la foi, de longues années de catéchèse et l'Eucharistie dominicale, autant d'occasions d'apprendre et de mieux connaître notre Sauveur Jésus-Christ.

Mais est-ce vraiment le cas ? Le chrétien moderne fonde-t-il sa foi sur la puissance de Dieu, comme saint Paul nous y exhortait ?

N'arrive-t-il pas parfois qu'il préfère se fier à une sagesse pseudo-humaine ?

Et cette sagesse pseudo-humaine se répand si largement dans les esprits aujourd'hui ! Elle nous assaille par internet, la télévision, la presse et la radio. Elle pénètre aussi nos cœurs et nos esprits lors de rencontres diverses, même lors de moments apparemment anodins, autour d'un café ou d'un déjeuner entre amis.

 

Chers Frères et Soeurs!

Au combien nous avons besoin d'une foi profonde, afin que toute sagesse humaine ne nous aveugle pas à Dieu et à ses enseignements. C’est pourquoi l’Apôtre des Gentils exhorte non seulement les Corinthiens, mais aussi nous : « …que notre foi ne repose pas sur la sagesse humaine, mais sur la puissance de Dieu. »

Nous avons besoin d’une foi profonde en Dieu pour ne pas nous perdre dans ce monde moderne. Nous avons besoin de la sagesse et de la puissance de Dieu pour demeurer fermes en Christ.

C’est pourquoi notre Seigneur nous a dit aujourd’hui dans l’Évangile, pour nous encourager chacun : « Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde. »

Mais est-ce vraiment le cas ? Sommes-nous le sel de la terre ? Il suffit de se demander ce que nous faisons chaque jour pour être le sel de la terre. Les personnes que nous rencontrons nous fortifient-elles, nous édifient-elles par notre amour du Christ ? Ce « sel » qui donne sens à notre vie et à celle de ceux que nous connaissons et croisons demeure-t-il en nous ?

Si le sel perd sa saveur, comment la lui rendre ? se demandait le Christ.

Nous qui professons le Christ ne pouvons être du sel rassis, nous ne pouvons être tièdes dans notre foi. Nous qui nous disons chrétiens ne pouvons pas adapter les enseignements de Jésus à nos propres besoins ; au contraire, nous devons demander chaque jour au Seigneur, dans la prière, comment agir pour être le sel de la terre et la lumière du monde pour les autres.

Avant tout, pour être le « sel de la terre » pour autrui, nous devons comprendre profondément les enseignements de Jésus, afin de ne jamais devenir les auteurs de cette pseudo-sagesse dont parlait saint Paul.

Nous devrions lire les Saintes Écritures chaque jour, et je vous y encourage vivement, même brièvement.

Saint Jérôme disait qu'ignorer la Bible, c'est ignorer le Christ.

Posons-nous la question : avons-nous seulement une Bible chez nous ? La prenons-nous en main ? L’ouvrons-nous et la lisons-nous ?

Pour être des personnes exemplaires, nous devrions aussi bien connaître le Catéchisme de l’Église catholique, gardien des enseignements de Jésus.

On peut se demander : qu’en est-il des connaissances acquises sur Dieu lors de nos cours de religion ?

Nous souvenons-nous encore des Dix Commandements ? Pourrions-nous énumérer les six vérités fondamentales de la foi que nous devions maîtriser à l’époque ? Connaissons-nous les sacrements qui nous distinguent, nous catholiques, des protestants ou des orthodoxes ?

Savons-nous combien il y a de péchés capitaux et lesquels ?

Il ne s’agit pas simplement de connaissances oubliées ; il s’agit, après tout, du « sel » qui donne du goût à la vie et à la foi.

Outre les Saintes Écritures et le Catéchisme de l’Église catholique, nous devrions nous procurer de bons ouvrages de référence sur les sujets religieux.

Quand avons-nous lu pour la dernière fois un ouvrage sur la spiritualité ? Il existe tant de livres magnifiques qui nous ouvrent à Dieu, qui nous montrent comment le rencontrer dans nos vies. Tant d’œuvres religieuses, après leur lecture, nous font sentir notre âme s’élever vers Dieu.

Alors, les lisons-nous ou cherchons-nous à les atteindre ?

Comment faire pour que notre foi repose non sur la sagesse humaine, mais sur la puissance de Dieu ?

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