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St Philippe Néri

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En cette clôture de l'année sacerdotale où nous avons prié pour tous les prêtres de l'Eglise  en invoquant de saints curés, nous pouvons prier par l'intercession de St Philippe Néri (1515-1595).

            Ce toscan venu à Rome à l'âge de 16-18 ans a commencé un riche apostolat dans la Ville éternelle en ruine à la suite du Sac de 1527, comme simple laïc. Appelant à la sainteté dans les boutiques et sur les places de la ville le jour, il est la nuit dans les Catacombes de St Sébastien pour se « rafraîchir » à la sainteté des martyrs qui y sont enterrés et pour prier le St Esprit.

            A la Pentecôte 1544, il est envahi par l'Esprit. Sa charité déborde et à l'apostolat, il joint le service des malades en particulier à l'hôpital des Incurables et le service des pèlerins qui arrivent de plus en plus à Rome.

            Sous la douce mais ferme pression de son père spirituel, il accepte d'être ordonné prêtre en 1551.

            Levé très tôt il confesse ceux qui le désire et se tient à l'église toute la matinée prêt à recevoir les pénitents, dialoguant familièrement avec les passants depuis le porche de l'église. Puis c'est la messe vers midi et un menu repas pris à la sacristie et partagé avec lui.

            A l'heure de la sieste, il reçoit chez lui des laïcs pour prier avec eux, les former par la méditation de la Parole de Dieu, par la connaissance de l'histoire de l'Eglise, de la vie des saints et d'une saine vie morale.

            Le reste de l'après-midi se passe en visite pour porter du charbon à une vieille dame, du pain à d'autres, faire tailler des costumes pour tous les enfants d'une pauvre veuve, visiter les malades et surtout les femmes qui ont du mal à accoucher...

            A la sortie du travail, les plus assidus de ses disciples s'approchent à nouveau de lui, chez lui pour partager une heure de prière silencieuse, d'oraison avec lui.

            Ensuite, tranquillement, le père se met en route pour les Catacombes où il va se ressourcer durant toute la nuit.

            Sa joie est d'accompagner chacun dans son chemin personnel vers Dieu, c'est de converser familièrement et amicalement sur « les choses saintes », sa joie est de prier avec les autres, chanter avec eux des Laudi (=louanges) que des amis musiciens mettent en musique... Il lit beaucoup les Pères du désert et les « saints livres », il aime la simple conversation qui élève, la poésie ardente, les vers bien tournés... mais il aime aussi jouer avec les enfants qu'il conduit dans les près du Janicule pour les délasser et les instruire familièrement assis sur l'herbe.

            Son apostolat appelle davantage au bien plutôt qu'il ne dénonce le mal, son apostat purifie la Renaissance de ce qu'elle avait de trop païen pour en garder le meilleur. Pour lui, la beauté du Christ si elle est présentée vraiment par les disciples, l'emportera toujours sur toute autre beauté humaine... dans l'art comme dans l'humble vie quotidienne, dans la baute d'un chant comme dans celle d'un humble geste de charité.

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