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L'espérance selon Maurice Zundel

Extrait d’un sermon de 1955 à Lausanne.

(in Ton visage ma lumière, 90 sermons inédits MAME Paris 2011, p 149)

            Il est certain que la Bonne Nouvelle de l’Evangile, ce n’est pas de nous promettre quelque chose que nous allons toucher, ce n’est pas d’être pour nous une consolation, un refuge, une espèce d’opium contre la douleur et contre la mort. C’est quelque chose d’immense, […] quelque chose qui s’adresse au plus haut de notre être intelligent et de notre cœur, quelque chose qui ne fait appel qu’à notre générosité.

            Voilà, Dieu nous est livré, faites-en ce que vous voulez ! Dieu vous est livré ! Il risque tout. Vous pouvez Le tuer, Il est sans défense, vous pouvez Le crucifier : Il est sans appel. Il vous fait crédit… Tout est là.

            […]Il faut simplement regarder la Croix ! Et, devant la Croix qui est notre unique espérance, lire le Cœur de Dieu. Voilà ce qu’est Dieu ! Il n’est pas là une menace embusquée au milieu de votre chemin. Il est les deux bras liés de l’Amour que vous seuls pouvez délier. Car, s’Il doit ressusciter, Il ne le peut que dans votre vie, dans votre cœur et dans votre amour.

            Alors, je n’ai pas besoin de m’occuper de mon destin, de l’Autre Vie. Il y a quelque chose de tellement plus brûlant aujourd’hui : il faut que je m’occupe de  cette Autre Vie dans la mienne, de cette Vie confiée à la mienne, de cette vie qui donne à mon existence sa véritable dimension : c’est une dimension de générosité comme le suggère ce mot admirable lu sur une tombe : « L’Homme, l’homme est l’espoir de Dieu ! »

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