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23 ème dimanche A

         Evangile troublant ! Et pourtant, nous savons bien que cela se produit entre nous, qu’il y a des paroles ou des gestes de la part de frères ou sœurs qui nous étonnent  voire nous scandalisent…

         L’Evangile nous affirme aujourd’hui que ce n’est pas seulement ? d’abord ? les responsables de la communauté qui ont à intervenir pour avertir tel ou tel fidèle de son erreur comme le laisserait penser le prophète Ezéchiel. C’est chaque frère ! Si un frère a péché contre toi. v.15. Le « contre toi » n’est pas dans tous les manuscrits ! 

Dieu nous a commandé de nous aimer les uns les autres. Il s'agit donc d'aimer le prochain, d'en prendre soin, de ne pas se résoudre à le voir s'empêtrer dans son  péché, dans son erreur …  Que faire ?

 

          1 - C'est une bonne méthode que de se parler en direct : s'aimer les uns les autres, cela veut dire aussi se parler les uns aux autres… et seul à seul pour :

         * Revenir sur ce qui s'est passé, et qui fut un trouble public, 

         * demander la version de la personne, la laisser s'expliquer. 

         * et dans la bienveillance, dire son point de vue paisiblement.

Il y a alors 2 humilités qui se rencontrent : l’humilité de celui qui ose dire à un frère ou une sœur que quelque chose ne va pas… et l’humilité de l’autre qui se le laisser dire ! On peut souhaiter que tout s’arrange à ce niveau.

 

         2 - En cas d’échec, alors Jésus invite à solliciter la présence d’une autre personne… l’avis devient un peu plus solennel… un autre avis s’ajoute au 1er

 

         3 – le 3ème niveau est plus solennel : c'est à la communauté rassemblée qui ne devra sans doute pas manquer d'offrir au moins encore une chance à cette personne en difficulté. C’est difficile de voir aujourd’hui de qui parle Jésus par « communauté rassemblée » On voit bien que le but est de « gagner son frère » comme dit Jésus (v.15), de le ramener à Jésus, à la fidélité à l’Evangile. Mais qui le fait ?

         En tout cas, ce niveau est le dernier : la communauté rassemblée peut exclure et regarder le frère qui s’entête dans le mal comme un « païen ou un publicain ». Cela veut dire « la regarder comme une personne qui a besoin de redémarrer à zéro dans la foi, qui a besoin d'être évangélisée de nouveau. ».

         Les derniers versets montrent surtout dans quel climat spirituel doit se dérouler ce processus envers un frère ou une sœur pécheurs : dans la prière, la prière commune d’intercession à laquelle Dieu est très attentif. Et comme le Seigneur est présent à ceux qui prient en son nom  - « 2 ou 3 » dit-il – c’est tout le processus d’intervention auprès du frère ou de la sœur en faute qui est dans la prière.

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