Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les Rameaux

Chers frères et sœurs, c’est un pèlerinage qui nous est proposé de commencer en ce jour des Rameaux. Un pèlerinage à la suite du Christ, d’ailleurs tout pèlerinage est destiné remettre ses pas dans ceux du Christ... Être chrétien signifie considérer la voie de Jésus Christ comme la juste voie pour être des hommes dignes, dignes de la vie éternelle, c’est faire de nos vies un pèlerinage incessant avec Jésus Christ, vers l’absolu de Dieu et de sa volonté très sainte.

Ainsi en ce Dimanche des Rameaux, nous passons le grand portail qui nous introduit dans la Semaine Sainte, la Semaine où le Seigneur Jésus s’achemine vers le sommet de sa vie terrestre. Il monte à Jérusalem pour accomplir les Écritures et pour être suspendu sur le bois de la croix, le trône à partir duquel il régnera pour toujours, attirant à lui l’humanité et offrant à tous le don de la rédemption.

Oui, aujourd’hui nous accompagnons Jésus lors de son ultime grande montée vers Jérusalem, son dernier pèlerinage dont le but est de faire la volonté du Père et de sauver toute la création... Montée qui le conduira à s’élever sur la Croix par un abaissement incroyable comme nous le commente St Paul dans son épitre aux Philippiens (Ph 2, 6-11) : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, » ... « devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. », « C’est pourquoi Dieu l’a exalté » poursuit-il... Exalté, c’est-à-dire élevé au plus haut, élevé au-dessus de tous ! Le créateur du monde s’annihile pour nous entrainer vers sa divinité.

Et Jésus nous montre le chemin à suivre, tel un guide, et ce chemin est aujourd’hui une longue montée concrète vers Jérusalem. 1000 mètres de dénivelé séparent Jéricho, d’où le Christ a commencé son ultime montée, de Jérusalem où il s’élèvera sur la Croix. Au moins 4 heures d’une marche rude si elle est pratiquée de façon continue, Longue marche qui le mènera vers le supplice ignoble de la Croix.

Et cette montée est l’image du chemin intérieur que le Christ nous invite à faire, à sa suite : Gravir les étapes de l’humilité pour être digne du Royaume en faisant, comme Lui la volonté du Père... Nous revêtir du Christ en acceptant les humiliations, les renoncements, les injustices qui nous touchent à cause de Lui, ou plutôt grâce à Lui, si nous savons être ses disciples. Nous dépouiller de tout ce qui est inutile pour nous revêtir du Christ. Abandonner tous ce qui nous entrave pour faire sa volonté.

Christ ne force personne. Dieu a toujours laissé l’homme libre de prendre le chemin qu’il désire. Il nous laisse libre de nos choix et chacun de nous peut opter pour des chemins faciles faits de vulgarité, de jouissance, de consumérisme, d’égoïsme, de mensonges et de malhonnêteté... mais, comme le prêchait le Pape Benoît XVI : « Jésus aujourd’hui marche devant nous, et il se dirige vers le haut. Il nous conduit vers la vie selon la vérité ; vers le courage qui ne se laisse pas intimider par la rumeur des opinions dominantes ; vers la patience qui supporte et soutient l’autre. Il conduit vers la disponibilité pour les personnes qui souffrent. Il conduit vers la bonté qui ne se laisse pas désarmer, même par l’ingratitude. Il nous conduit vers l’amour – il nous conduit vers Dieu. » et vers sa volonté.

Alors, chers frères et sœur, laissons-nous guider par notre maître en amour. Profitons de cette semaine sainte pour suivre avec une attention renouvelée les derniers jours de Notre Seigneur, pour vivre au plus profond de nos êtres, tous ses gestes que le Christ a posé, toutes ses paroles salvatrices qu’il a dites, toutes ses épreuves humiliantes qu’il a vécu, afin que cette longue montée vers sa Passion nous permettent d’accorder ou de réaccorder nos pauvres vies au diapason de son amour éternel.                                            

Amen.

Jean-Marie Blondel, diacre

Les commentaires sont fermés.