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22ème dimanche C

« Tout ce que nous condamnons chez les autres, nous le trouverons dans nos propres âmes. »

 

Cette phrase courte, mais si juste, a été prononcée par le célèbre philosophe romain Sénèque le Jeune. Ces quelques mots reflètent magnifiquement l'esprit du passage de l'Évangile d'aujourd'hui, que l'Église a proposé pour notre réflexion dominicale.

L'orgueil est le premier péché capital, pourrait-on dire, le fondement solide de tous les autres péchés que l'on commet dans sa vie.Et c'est précisément ce péché, l'orgueil, que le Christ a critiqué dans la Parole de Dieu d'aujourd'hui.

Jésus de Nazareth, notre Seigneur, a pu enseigner si magnifiquement, tirant les conclusions de la vie qui se déroulait autour de lui.

 

Considérez la scène d'aujourd'hui, par exemple. De nombreux pharisiens l'entouraient, désireux de le surprendre en faute afin de pouvoir immédiatement le dénoncer au Sanhédrin, en s'appuyant sur les témoignages.

Et aujourd'hui, ils ont connu une nouvelle déception, car le Christ, voyant leur orgueil et leur hypocrisie, n'a pas manqué de le leur montrer par l'exemple très simple de leur disposition à table.

Les pharisiens étaient des gens qui observaient le plus souvent diverses lois, qu'ils imposaient eux-mêmes pour montrer aux autres qu'ils étaient exceptionnels, justes, voire saints.

Ils croyaient mériter les premières places à la synagogue et lors des diverses fêtes, que c'était à eux de saluer les autres dans la rue, et qu'ils pouvaient rendre la pareille avec grâce ou non, selon la réputation de celui qui les accueillait.

Ce sont les pharisiens qui ont établi des lois insupportables, comme le Christ l'a dit ailleurs, et pourtant, eux-mêmes n'ont pas levé le petit doigt pour aider les autres.

C'est pourquoi Jésus enseigne aujourd'hui à ses disciples, en prenant les pharisiens comme exemple, comment ils doivent agir pour mériter le ciel par leurs actions. Bien sûr, il s'agit de rester humble, même dans des choses apparemment insignifiantes comme prendre place à table.

Le Christ nous dit clairement que l’humilité, qui est l’opposé de l’orgueil, est cruciale non seulement pour bien vivre notre vie quotidienne, mais aussi pour gagner le ciel ici sur terre.

Qui d'entre nous peut se vanter devant les autres ? Après tout, nous devons tout ce que nous sommes et tout ce que nous possédons à Dieu lui-même, qui nous a bénis d'une manière ou d'une autre.

Après tout, notre vie entière n'est rien d'autre qu'un grand don de Dieu, auquel nous devons répondre avec humilité, jamais avec orgueil, qui serait un reniement total de la vie de Dieu en nous.

Dieu abhorre l'orgueil, comme l'ont appris les anges qui voulaient lui ressembler. Et cela s'est terminé par leur expulsion du paradis et leur expulsion en enfer.

Dieu punit toujours l'orgueil, comme l'ont appris nos premiers parents, Adam et Ève, au paradis, lorsqu'ils ont quitté le paradis pour être placés sur terre.

Et combien d'exemples pourrions-nous donner, tirés de la Bible ou de la vie quotidienne, pour montrer que l'orgueil est toujours puni par Dieu, parfois même très sévèrement ?

C'est pourquoi nous, chrétiens, qui reconnaissons que le Christ est notre Seigneur et notre Dieu, avons la grande tâche d'éviter l'orgueil et de vivre l'humilité au quotidien.

 

Qu'une histoire humoristique nous serve aussi d'avertissement. Écoutons-la :

« Une femme âgée, extrêmement pieuse, en Amérique, pays aux possibilités infinies, changeait de religion et de confession comme de chemise. Insatisfaite de chacune d'elles, elle finit par fonder sa propre religion.

Un jour, un journaliste d'un journal local vint la voir et, cherchant à sonder ses croyances religieuses, lui demanda :

« Croyez-vous vraiment, comme on le croit généralement ici, que personne n'entrera au paradis, sauf vous et votre servante ? »

La femme se plongea dans une profonde réflexion et, après un moment, répondit :

« Avec ma servante… eh bien, je n'en suis pas si sûre. »

 

Chères frères et soeurs!

Que cette courte histoire nous serve d’avertissement : ne nous exaltons pas devant les autres, car nous le payons souvent par des larmes de rejet et de solitude.

Que l’humilité, qui ouvre même les portes les plus fermées du cœur des autres, soit présente dans notre quotidien. N’oublions pas non plus que cette humilité ne doit pas être feinte, juste devant les autres, car Dieu regarde au cœur de l’homme et ne se laisse jamais guider par l’opinion d’autrui.

 

« Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé. »

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