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5ème dimanche de carême A

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus, en tant que Dieu, entre dans le monde des hommes par sa puissance surnaturelle. Il transcende les lois de la nature pour ressusciter son ami Lazare, qui était tombé malade et était mort.

La réaction initiale de Jésus à la nouvelle de la maladie de son ami est pourtant surprenante et incompréhensible. Jésus retarde délibérément son arrivée à Béthanie et laisse Lazare mourir.

Les Juifs rassemblés autour de Marthe et Marie demandent : « Celui qui a ouvert les yeux de l'aveugle n'aurait-il pas pu l'empêcher de mourir ? »

Pourquoi cela est-il arrivé ? Pourquoi Jésus a-t-il laissé mourir son ami ?

 

Nous nous posons souvent des questions similaires. Il nous semble souvent, nous aussi, que Jésus intervient trop tard dans nos vies.

La maladie qui nous afflige, la mort de nos proches, les problèmes au travail, les nombreux malheurs qui nous accablent nous poussent souvent à blâmer Jésus et à crier de douleur : « Où étais-tu, Seigneur ? Pourquoi est-il ou est-elle mort(e) ? Pourquoi ne nous as-tu pas secourus plus tôt ? » Pourquoi nous avoir permis de nous retrouver dans une situation inextricable dont nous ne voyons désormais aucune issue ?

Pour trouver une explication ou une réponse à ces questions, il nous faut d'abord reconnaître ce fait fondamental : Jésus est Dieu et ses pensées ne sont pas les nôtres.

Il voit plus loin et plus loin que nous. Jésus contemple la réalité comme quelqu'un qui observe la réalité du haut d'une montagne, embrassant d'une seule perspective notre passé, notre présent et notre avenir.

N'oublions pas que Jésus sait ce qui est bon pour nous et qu'il est toujours bienveillant envers nous. Il nous aide selon les besoins et au moment le plus opportun.

Ainsi, faisons confiance à Jésus dans nos difficultés. Ne lui donnons pas d'instructions – tout comme on ne donnerait pas d'instructions à un médecin établissant un diagnostic – mais laissons-le agir selon sa sagesse. Jésus ne nous abandonne jamais face à nos problèmes ; il est le premier à prendre l'initiative de les résoudre.

Comme nous l'avons vu dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus vient au secours de Lazare, que personne ne peut aider et qui ne peut plus se secourir lui-même, car il est mort, prisonnier du tombeau. Il vient à Béthanie malgré le danger que lui font courir les Juifs qui, quelques jours auparavant, avaient voulu le lapider là-bas et qui, le jour de la résurrection, décideront de le tuer.

Souvent, nous ne percevons pas l'œuvre de Jésus dans nos vies car nous sommes centrés sur nous-mêmes et sur notre souffrance. C'est pourquoi, pour notre plus grand bien, Jésus permet parfois que nous mourions, comme il a permis à Lazare de mourir.

Il nous permet de mourir avec nos difficultés, de faire l'expérience de la souffrance et parfois même de goûter à la misère dans laquelle nos erreurs et nos fautes nous ont plongés.

Ainsi, Jésus permet à notre orgueil et à notre égoïsme de mourir en nous, afin que nous prenions conscience d'être prisonniers de notre faiblesse, tout comme le corps de Lazare était enveloppé dans un linceul, et que nous comprenions notre incapacité à agir par nous-mêmes. 

C'est seulement dans une telle situation, lorsque nous éprouvons l'impuissance d'un enfant qui se confie humblement à son Gardien et Ami, qu'il peut commencer à agir sans entrave de notre part.

Dans ces moments-là, Jésus est le plus proche de nous ; il a pitié de nous, il compatit à notre souffrance, il est profondément touché par notre misère et il pleure même, comme il l'a fait au tombeau de Lazare.

En de tels moments, Il ne se contente pas de compassion et de pitié, mais agit de toute sa puissance pour nous ressusciter. Car Il est le Dieu dont parle la première lecture d'aujourd'hui – le Dieu qui veut ouvrir nos tombes et nous en extraire, pour nous rendre notre joie et le sens de notre vie.

Laissons Jésus aujourd'hui nous ressusciter, nous aider à sortir de nos tombes. Ne l'entravons pas par notre orgueil, mais présentons-lui humblement nos peines et nos souffrances. Accueillons l'aide qu'il veut nous apporter. 

Si la cause de notre souffrance est le péché, alors Jésus nous attend au confessionnal, en la personne du prêtre. Dans ce sacrement, nous pouvons rencontrer Jésus qui veut nous ressusciter et guérir nos blessures. Croyons qu'il en est capable.

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