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Que fait le Christ en souffrant et en mourant sur la Croix ?

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« Vrai Dieu, Jésus s’est fait vraiment homme. Lui qui est le divin modèle de l’homme créé à l’image de Dieu, Il a assumé et pris sur Lui toutes les souffrances et toutes les faiblesses que l’homme connaît depuis sa chute – tout sauf le péché lui-même – y compris l’absence de Dieu (Ps 21) car le péché chasse Dieu, y compris la mort qui est la conséquence ultime du péché, y compris la descente au séjour des morts, lieu de l’absence absolue de Dieu afin de faire entrer Dieu partout où l’homme souffre, jusque dans l’abîme de la mort, l’accompagnant jusqu’au fond de la détresse pour l’en relever en le ressuscitant, en le faisant monter au ciel et asseoir à la droite du Père. Le Fils de Dieu meurt comme homme pour que le fils de l’homme ressuscite comme Dieu. Voilà pourquoi il fallait que le Fils de Dieu en croix connaisse l’angoisse de l’absence de Dieu pour que tout homme qui meurt puisse retrouver la présence de  Dieu : c’est le  salut. »[1]

 « Père pardonne-leur, car ils ne savant pas ce qu’ils font. » (Luc 23/34)

« Par cette Parole, le Seigneur qu’on est en train de crucifier demande le pardon de ses bourreaux. Ce n’est la première fois que Dieu est appelé à pardonner à des coupables ! (pardon du peuple hébreu pendant l’Exode ; pardon des Ninivites…il est même annoncé par Isaïe comme l’Agneau qui enlève le péché du monde).

Jésus demande en même temps le pardon de tous les hommes qui par leurs péchés ont rendu sa mort nécessaire pour venir la tourner vers la Vie, et par conséquent le nôtre puisque nous sommes pécheurs.

C’est pour tous que le Christ demande pardon : « Quand tu tombes dans le mal, si tu cries toute ta confiance, tu ne tombes plus dans le néant mais dans les bras de Celui qui, sur la croix, les a ouverts à tout jamais. »[2] Et Nicolas Cabasilas, théologien du XIVè siècle à Constantinople, écrit : « Rien ne défie le pardon au point d’excéder la miséricorde divine. Jésus est devenu pour ses bourreaux source de grâce… Il intercède pour les hommes et  délivre le genre humain du poids de ses crimes et rend aux détenues la liberté qu’il n’avait pas à conquérir pour lui-même , étant et Dieu et Seigneur. »[3]


[1] Dieu est Vivant. Catéchisme pour les familles  par une équipe de chrétiens orthodoxes Cerf 1979 p 219-220

[2] Olivier Clément Contacts 52 p. 267

[3] Vie en Christ p. 160 et 39 (édi. D’Amay sur Meuse)

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