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Aimer ses ennemis

 Billet spirituel 21

Echo de l’Evangile de St Matthieu 5/38 – 48

Nous sommes dans la suite du discours lu dimanche dernier.

« Œil pour œil, dent pour dent »

Quel progrès que cette loi contre la vendetta la vengeance sans limite…  « Caïn a été vengé 7 fois, Lamek le sera 70 fois 7 fois » ! (Genèse) Mais pour Jésus cela ne suffit pas ! Il invite ses disciples à ne pas réagir par la violence même proportionnée et il donne des exemples concrets : tendre l’autre joue et non pas  riposter, laisser même le manteau ( vu comme gage au créancier), fais 2000 pas avec celui qui t’en demande 1000… ce que fera Symon de Cyrène pour Jésus en 27/32 ; c’est le même verbe ! Ne pas riposter, ne pas s’agripper à ses affaires, faire plus pour un autre, plus qu’il ne demande… Ne pas calculer son attitude…

« Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ».

La phrase n’est pas telle quelle dans l’Ancien Testament qui invite à aimer le prochain dans son peuple… et qui laisse Israël haïr ses ennemis.

Jésus demande là à ses disciples d’élargir leur capacité d’aimer même au persécuteur (prier pour eux comme Jésus fit Luc 23/34) et même à l’ennemi. Entendons nous bien ! Aimer ne veut pas dire avoir de l’affection. Pour la Bible aimer, c’est vouloir le bien de l’autre. Aimer son persécuteur, c’est vouloir son bien – c’est-à-dire son pardon – aimer son ennemi, c’est vouloir qu’il découvre l’amour, la joie d’aimer et de pardonner. Comme fait Dieu qui n’aime pas le péché des hommes mais les hommes pour qu’ils se convertissent. Dieu veut le bien des hommes, même des méchants.

« Si vous aimez ceux qui vous aiment… si vous saluez ceux qui vous saluent… que faîtes-vous d’extraordinaire, les païens en font autant !? » Phrase terrible : notre charité n’est-elle pas ainsi ? vers ceux qui nous sont charitables, vers ceux qui nous sont reconnaissants… vers nos amis. N’y -a-t-il pas dans nos actes de bonté une attente de réciprocité ? d’honorabilité ? de reconnaissance de la part de notre clan ? Dans ce cas nous ne faisons pas de mal mais nous ne faisons rien de plus que le commun des hommes qui vit d’intérêt et sans gratuité dont Dieu est le modèle.

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