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  • Le 250ème anniversaire de la mort de Stanislas

    Mardi 23 février a été célébrée à Notre Dame de Bonsecours une messe solennelle à la mémoire du Roi Stanislas, Roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar.

        Nous sommes réunis ce soir dans la mémoire du Roi Stanislas, roi de Pologne et Duc de Lorraine et de Bar au 250ème anniversaire de son décès mais aussi dans l’action de grâce, dans l’hommage pour l’œuvre qu’il a accomplie dans notre province.

        Et tout particulièrement, en ce lieu, pour le remercier d’avoir reconstruit cette église historique que nous tenions des bienfaits du Duc René II. Eglise des Bourguignons, elle était devenue aussi lieu de pèlerinage des Nancéens et des Lorrains. Avec Stanislas elle est devenue sanctuaire familial, lorrain et polonais.

        Eglise élevée par Stanislas comme lieu de sépulture mais pas église construite à l’honneur de Stanislas, comme le découvrent avec étonnement bien des visiteurs. Cette église a été élevée en l’honneur de Marie la Mère du Christ, insérée dans son peuple juif comme l’évoquent les métopes et montrée dans son rôle de Mère du Christ et figure de l’Eglise dans les fresques.

       Puisse notre cœur être aussi beau, colorée et saint que cette église ! Et pour y accueillir notre Seigneur, préparons-nous et que le pardon de Dieu purifie le temple de Dieu que nous sommes.

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        A l’issue de la messe, après la procession au tombeau cierge à la main, le maire de Nancy et le Président de l’Académie de Stanislas ont déposé une gerbe au cénotaphe qui est dans le chœur de l’église.

        Puis plusieurs personnalités prirent la parole : le président Paul Vert de l’Académie, le Maire de Nancy Monsieur Laurent Hénard, ancien ministre, Le Président Philippe Richert de la toute nouvelle Région Alsace Lorraine, Champagne Ardennes et l’Ambassadeur de Pologne en France.

     

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    Et le drône qui a permis de filmer l'église jusqu'au plafond ... pour l'émission de France 3 (sur cette page)

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  • La mort de Stanislas

        « Le 23 février 1766 décédait dans des conditions dramatiques à Lunéville et le 3 mars, son corps était déposé dans le caveau de cette église qu’il avait fait construire. Il avait affronté et supporté ses souffrances dans la paix et même l’humour, comme il l’avait demandé quelques années plus tôt dans une des prières qu’il a composée où il disait : « Donnez nous Seigneur un courage invincible, un cœur inébranlable, une volonté conforme à votre Providence. Que rien ne me trouble de ce qui vient de vous mais que tout me soit cher pour l’amour de vous. Qu’aucun contretemps ne m’ébranle parce qu’il afflige la nature ; mais qu’il laisse mon cœur en paix parce qu’il vient de vous. .. Vos louanges sont toujours sur mes lèvres : ne les méritez-vous pas toujours vous qui êtes toujours mon Père ? »

        L’Evangile que nous venons d’entendre est sans doute pour une grande part dans la confiance dont témoignait Stanislas dans cette prière et dans sa manière de mourir et cette certitude du Christ dans sa mort : « Je vais au Père »…

    « Que votre cœur ne soit pas bouleversé, disait Jésus vous, croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Et le Seigneur ajoutait répondant à Thomas : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

       Jésus prend donc une comparaison pour se faire entendre, pour faire découvrir aux siens la fécondité de sa propre mort et la nouveauté qu’il apporte à tous les hommes.

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  • L'aveugle né

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                Quel merveilleux récit ! Nous sommes plongés dans la Jérusalem du temps de Jésus et son ébullition religieuse. Et également dans notre temps par bien des aspects.

                Il y a les vieux restes de superstition, il en traîne dans toutes les cultures : « l’aveugle né, qui a péché ? Ses parents ? Lui ? » Et ce sont les apôtres qui posent la question ! liant toujours maladie et péché… malgré les prophètes qui avaient appris que chacun était responsable de ses actes devant Dieu. Mais superstition proclamée aussi par les pharisiens, les plus doctes : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance et tu nous fais la leçon ! ». Tout entier dans le péché depuis sa naissance puisqu’aveugle !

                Il y a le poids des idées toutes faites, de l’idéologie même en théologie : la guérison ayant lieu le jour du sabbat, ce ne peut pas être de Dieu !... mais le jour-là, on peut légalement retirer son âne du puits ou son mouton pris dans un fourré… La règle, la loi est devenue un absolu. Ce poids de l’idéologie est dans toute culture : quand au XVIIè siècle le médecin anglais Harvey découvrit la circulation sanguine, on lui objecta que ce n’était pas possible puisque Hippocrate ne l’avait pas dit. Et Harvey de dire : « mais moi je l’ai vue ». De même quand Gassendi découvrit la structure de la matière en atomes, on refusa de le croire et on refusa sa théorie jusqu’en 1925 en France !

                Il y a la pression de la pensée unique : pauvres parents, comme ils ont peur puisque on a décidé d’exclure toute personne qui confesserait en public que Jésus est messie ! « Il est bien notre fils – en fait, les opposants allaient même jusqu’à douter de sa cécité pour pouvoir refuser le miracle ! – Il était bien aveugle… mais comment il est guéri, il est assez grand pour répondre ! » L’exclusion de celui qui ne pense pas comme les autorités pensent… ici c’est dans le domaine religieux, aujourd’hui dans le domaine politique, moral, orthographique, médiatique… mais c’est toujours le même obscurantisme de la pensée et la même pression.

                Et puis, au milieu de tout de monde, il y a le cheminement de l’aveugle guéri. Un cheminement de liberté. Au commencement, il répond sagement aux questions agressives qu’on lui pose du côté des autorités. Puis devant la mauvaise foi et l’appel à répéter sans cesse le miracle, il s’enhardit, réfléchit théologiquement sur le fait : « Nous savons que Dieu n’écoute pas les pécheurs, … jamais on a entendu dire qu’un homme ait guéri un aveugle de naissance, Si cet homme là ne venait pas de Dieu il ne pourrait rien faire. » Un peu avant il s’était enhardi à provoquer les chefs et les savants : « Vous ne savez pas d’où il est, voilà bien l’ étonnant ! » ou «  Vous voulez devenir ses disciples ? » Et ce chemin de liberté, c’est l’effet de libération de sa personnalité réalisé par la découverte du Christ. « La vérité le rend libre » selon le mot de Jésus. Au commencement, il dit « l’homme qu’on appelle Jésus » puis devant les autorités il l’appelle « prophète » puis quand Jésus lui demande s’il croit au Fils de l’homme devant la réponse de Jésus « je le suis moi qui te parle » il se prosterne et dit « je crois Seigneur »

                St Paul écrit : « Si quelqu’un est en Christ, il est une créature nouvelle ». (2 Co. 5/17) Nouvelle ? Paul dit « kainos » en grec, c’est à dire nouvelle mais aussi, différent de ce qu’il était jusque là, inattendu, imprévu, extraordinaire. (d’après Gaffiot) Créature nouvelle, c’est à dire créature unique, originale, créature qui est devenue enfin ce que le Créateur avait voulu qu’elle soit.

                Babel, l’image de toute dictature, est faite de brique moulée… c’est à dire de briques toutes semblables, uniformes, moulées sur le même moule. La Jérusalem nouvelle est faite de pierres, chacune originale, chacune unique, belle dans son unicité. Sous nos yeux ce matin, est née une créature nouvelle dans la rencontre de l’aveugle avec le Christ, dans l’action du Christ et dans la foi de l’aveugle.

     

  • Le repas paroissial

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