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  • Veillée du 20 mars 2020

    Le pardon, source de joie.

     

    Nous devions avoir ce vendredi 20 mars une veillée de prière. Je vous en propose une qui peut être priée ce vendredi 20 ou à un autre moment. Ce peut être aussi pour vous une démarche pénitentielle puisque personne ne pourra se confesser pour Pâques. Ce temps de prière, un acte  de contrition et une demande de pardon à Dieu (avec examen de conscience) sera une « confession spirituelle » ; car de même qu’il y a, en cas de nécessité, la pratique de la « communion spirituelle », il y a aussi « la confession spirituelle » pour nous faire entrer dans la miséricorde de Dieu qui n’est pas liée absolument aux paroles sacramentelles. On pourra se confesser sacramentellement plus tard.

     

    Signe de la Croix.

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    Chant   « Ta Croix, ô Christ, est notre lumière ; nous acclamons ta Résurrection  qui donnes la Vie. »  



    podcast
    (ouvrir dans un nouvel onglet)

    1 – Ton peuple racheté par Ta Croix victorieuse célèbre en ce jour ta Victoire sur la mort.

    Tout pouvoir t’a été donné au ciel et sur la terre  Ta Croix est l’Arbre de vie du Paradis nouveau

     

    2 – Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière : Sur l’arbre de la Croix s’est levé le Sauveur !

    Son Royaume est un royaume éternel qui ne passera pas et tous les peuples et langues le serviront.

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         1ère lecture : lecture du Prophète Daniel 9/1- 23

     

                « Tournant le visage vers le Seigneur Dieu, je lui offris mes prières et mes supplications dans le jeûne, le sac et la cendre. Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos gouvernants, à nos pères et à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage parce que nous avons péché contre toi.

                Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu. Tout le peuple a transgressé ta loi, il s’est détourné sans écouter ta voix.  Mais nous ne sommes pas revenus de nos fautes en prêtant attention à la vérité.

                Et maintenant, Seigneur notre Dieu, toi qui, d’une main forte, as fait sortir ton peuple du pays d’Égypte, toi qui t’es fait un nom, comme on le voit aujourd’hui,  maintenant, notre Dieu, écoute la prière de ton serviteur et ses supplications. Pour ta cause, Seigneur, fais briller ton visage sur nous. Mon Dieu, tends l’oreille et écoute, ouvre les yeux et regarde nos dévastations et la ville sur laquelle on invoque ton nom. Si nous déposons nos supplications devant toi, ce n’est pas au titre de nos œuvres de justice, mais de ta grande miséricorde. Seigneur, écoute ! Seigneur, pardonne ! Seigneur, sois attentif et agis ! Ne tarde pas ! »

                Je parlais encore, priant, confessant mon péché et le péché de mon peuple Israël, je parlais encore dans ma prière quand Gabriel s’approcha de moi d’un vol rapide à l’heure de l’offrande du soir. Il m’instruisit, me parlant en ces termes : « Daniel, je suis sorti maintenant pour ouvrir ton intelligence. Dès le début de ta supplication, une parole a surgi, et je suis venu te l’annoncer, car toi, tu es aimé de Dieu. »

                Parole du Seigneur

     

     

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    Chant :  « Il y a plus de joie au Ciel pour un pécheur qui se repent que ceux qui n’ont pas besoin de pardon. » 


    podcast

    1 – Seigneur Tu m’as séduit et je me suis laissé séduire. Conduis-moi au désert, viens parler à mon cœur. Rends moi Seigneur la joie de ton Salut et renouvelle au fond de moi un esprit tourné vers Toi.

    2 – Tu nous as fiancés à Toi pour toujours, Tu ne méprises par un cœur brisé et broyé. Tu n’es pas venu appeler les justes mais les malades, comme uen source vivifiante Tu as guéri leur cœur.

    3 – Que jaillissent en nos cœurs des chants de joie et de fête pour que nous chantions ta miséricorde, ô Notre Père, par Ton Fils qui nous as lavés de nos péchés dans l’Esprit qui fait danser les ossements desséchés par le mal.

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    2ème lecture :     lecture de la 2ème épitre aux Corinthiens                                          5/14 à 6/2

     

    L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si quelqu’un est dans le Christ, création nouvelle ! Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.

                Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

     

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    O Dieu Saint, O Dieu fort, O Dieu immortel, prends pitié de nous ! (3 fois)

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    Evangile de Jésus Christ selon St Luc                                                             23/32-48

     

                 Les soldats emmenaient avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Et Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.      

     

                Le peuple restait là à observer.  L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »

                Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

                C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira.

                À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. » Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine. »

      

     

     

    Sermon du cardinal Lustiger                                     

                Nous célébrons Marie la Mère des vivants. Nous célébrons Marie, Mère de l’Église une, car Mère de l’unique corps du Fils ressuscité, Marie, Mère des hommes. Cette appellation que l’on donne à Marie sous-entend une vérité qui devrait nous être familière : celle de l’unité du genre humain. L’unité du genre humain fonde l’espérance d’une communion universelle qui semble être la condition de la paix et du bonheur. Nous devons découvrir de nouveau et comprendre le réalisme de cette vérité de la nature de l’homme, qui est démentie par l’agir des hommes. Oui, c’est en Marie que nous pouvons redécouvrir Ève, c’est dans la fraternité des enfants de Dieu que nous pouvons redécouvrir la solidarité des fils d’Adam. Comment ? Par quelle voie ? Par quel chemin ?

                Le Seigneur nous en donne le sens et l’indication claire : par le pardon. Voici Marie, Mère de miséricorde, voici Marie, nouvelle Ève : elle tient en ses bras le corps du Juste, nouvel Abel, innocent, mort pour nos péchés. Nous pouvons mettre dans la bouche de Marie cette autre prière de Jésus sur la croix : "Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu’ils font". Oui, ils ne savent pas jusqu’où va la puissance de l’amour. Ils ne savent pas ce que signifient la mort et le meurtre, car ils sont aveuglés eux-mêmes par le sang qu’ils ont versé, le péché dans lequel ils sont tombés !

     

    Marie, nouvelle Ève, regarde vers le ciel, mais elle nous porte. Ce corps mort sur ses genoux, c’est le corps de l’humanité entière tant qu’il n’a pas été saisi par l’amour. Péguy avait déjà fait ce rapprochement lorsque, dans "Le porche du mystère de la deuxième vertu", il dit : "Les sept douleurs, c’était pour commencer. Il y a longtemps qu’elle est et que nous l’avons faite la Mère des septante et des septante fois septante douleurs".  Il faut, mes frères, qu’en ce temps et en ce jour, nous sachions faire du pardon la force la plus puissante de ce monde. Qu’à l’intercession de Marie, la Mère du Sauveur, Dieu nous en obtienne la grâce. Prions-la avec toute l’Église, en la chantant ainsi dans l’Hymne acathiste : "Réjouis-toi, toi par qui le mal a disparu. Réjouis-toi, tu relèves Adam de sa chute. Réjouis-toi, par toi Ève ne pleure plus. Réjouis-toi, car tu renouvelles toute créature. Réjouis-toi, ô Mère du Sauveur !".

                 

     

    PRIERE PENITENTIELLE.

     

    Refrain : A Notre Dame de Bonsecours, nous confions nos prières

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    podcast

                1 - Seigneur, nous te demandons pardon pour notre pauvre prière, notre absence de prière, nos prières rapidement bâclées. Par là nous montrons le peu d’intérêt que nous Te portons malgré nos dires. St Paul disait que l’amour du Christ le pressait… Nous confessons qu’il ne nous presse pas beaucoup… St Paul affirmait que les créatures nouvelles que nous sommes devenues, devaient avoir leur vie centrée sur le Christ et non plus sur elles mêmes… Nous confessons que nous sommes centrés sur nous, nos problèmes, nos ressentiments, nos aigreurs, nos jalousies… Nous Te demandons pardon.

                Nous Te demandons pardon aussi pour nos frères, nos concitoyens, qui ne Te prient pas, T’ignorent, Te rejettent, s ‘éloignent de Toi peut-être à cause de nous, de notre tiédeur, cherchent Dieu mais ne le trouvent pas dans nos paroles, nos actions, nos prières. Nous Te demandons pardon pour l’orgueil de nos sociétés occidentales et pour ceux qui se dressent orgueilleusement contre Toi, Nous Te demandons pardon par l’intercession de Notre Dame de Bonsecours

     

                         Refrain puis silence.

     

                2 – Nous Te demandons pardon pour notre pauvre espérance, si bornée à cette terre, à nos petites joies … notre espérance si peu en accord avec le Don que Tu nous faits de la Vie éternelle et de Ta Présence perpétuelle à nos côtés et même en nous !  Nous Te demandons pardon pour nos tristesses cultivées, nos regrets inutiles du passé idéalisé, notre peur de l’avenir comme si Tu ne le tenais pas dans Tes mains, notre peu d’effort pour ne pas tomber dans le pessimisme à la mode…

                Nous Te demandons pardon aussi pour tous nos concitoyens qui s’engloutissent dans la consommation de biens qui les frustrent davantage au lieu de les combler, pour tous ceux qui, dans l’économie, ne voient pas plus loin que l’argent, leurs intérêts immédiats et terrestres, pour les « intellectuels » qui ferment l’horizon aux plus jeunes, les détournent de l’idéal et pour ceux qui les orientent vers les paradis artificiels de toutes sortes qui les détruisent à petit feu. Nous Te demandons pardon par l’intercession de Notre Dame de Bonsecours

     

                           Refrain puis silence.

     

                3 – Nous Te demandons pardon pour notre pauvre charité, notre attachement désordonné à l’argent, aux biens, notre cupidité, nos vols peut-être. Nous Te demandons pardon pour notre indifférence polie les uns envers les autres, notre ignorance, pour le rejet des jeunes par les plus vieux et le rejet des vieux par les plus jeunes… et toutes les divisions sociales, surtout parce qu’elles perdurent dans la communauté chrétienne où, pourtant, il n’y a plus ni juif ni grec, ni esclave ni homme libre, ni homme, ni femme mais des frères égaux en Christ. Nous Te demandons pardon pour toutes nos médisances, nos calomnies, nos haines secrètes, nos méchants propos, nos jugements hâtifs…

                Nous Te demandons pardon parce que dans notre société, la vie est de moins en moins respectée… à son origine comme à sa fin. Parce que le mensonge est devenue la langue commune, la tromperie l’habitude, les propos irresponsables de plus en plus souvent. Nous Te demandons pardon parce que nos gouvernants n’écoutent plus vraiment leur peuple, parce que les médias racontent un monde qui n’existe pas si ce n’est dans leur petite bulle … et qu’on laisse faire. Nous Te demandons pardon pour toutes nos lâchetés, les nôtres comme celles de nos contemporains. Nous Te demandons pardon par l’intercession de Notre Dame de Bonsecours

                          

                           Refrain puis silence.

     

    Chacun peut faire son examen de conscience personnel en s’inspirant des demandes pardon ci-dessus.

    Puis

     

    « Je confesse à Dieu Tout Puissant,  je reconnais que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par omission; oui, j'ai vraiment péché. C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.


    Que Dieu tout-puissant me fasse miséricorde; qu'il me pardonne nos péchés et me conduise à la vie éternelle. - Amen.

     

    Acte de contrition : « Mon Dieu j’ai un très grand regret de t’avoir offensé car Tu es infiniment bon, infiniment aimable. Je prends la ferme résolution avec l’aide ta sainte Grâce, de ne plus t’offenser et de faire pénitence.  Amen. »

     

    Prière du « Notre Père » dans la joie d’un cœur redevenu un cœur de fils et de fille de Dieu.

     

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    Chant à la Vierge Marie  « Sous ta miséricorde, nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu. Accueille nos prières quand nous crions vers Toi. Mais délivre-nous de tout danger, Marie toujours Vierge, Glorieuse et bénie. »

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  • 18H messe de « la paroisse invisible » du 20 mars

                Bien chers amis,

                Nous voici réunis à nouveau ce soir auprès du Seigneur. Je vous porte tous dans ma prière à l’autel, dans ma prière affectueuse pour chacun d’entre vous… heureux de savoir que le Seigneur vous aime éperdument et veille sur chacun de vous.

                Avec mon amitié.

     

                Intentions de prière : nous prions pour tous les malades, les personnels soignants, tous ceux qui assurent la vie de notre société (commerçants, force de l’ordre…). Nous demandons au Seigneur la grâce que l’épidémie cesse. Nous prions les uns pour les autres dans une grande amitié spirituelle.

     

               

                La Parole de Dieu.

    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, de toute ta force… »  ( Marc 12/28-29)

     

                Je laisse la parole à St Augustin dans son livre « les Confessions » : il raconte son chemin vers le Dieu Vivant avec des mots vibrants de sa foi toute nouvelle

                « Je ne doute pas, mais je suis sûr dans ma conscience, Seigneur, que je t'aime. Tu as frappé mon cœur de Ta Parole et je t'ai aimé. D'ailleurs, le ciel et la terre et tout ce qui est en eux, les voici de partout qui me disent de T'aimer, et ils ne cessent de le dire à tous les hommes, pour qu'ils soient sans excuse..

     

                Mais qu'est-ce que j'aime quand je T'aime ? Ce n'est pas la beauté d'un corps, ni le charme qui passe, ni la clarté de la lumière, qu’aiment tant mes pauvres yeux, ni les douces mélodies des cantilènes variées, ni la suave odeur des fleurs, des parfums, des aromates, ni la manne ou le miel, ni les membres accueillants aux étreintes de la chair, non, ce n'est pas cela que j'aime quand j'aime mon Dieu.

     

                Et pourtant, j'aime une clarté, une voix, un parfum, une nourriture,  une étreinte quand j'aime mon Dieu: C’est la clarté, la voix, le parfum l’étreinte de l'homme intérieur qui est en moi, là où brille pour mon âme une lumière que l'espace ne saisit pas, où chante une mélodie que le temps n’emporte pas, où s'exhale un parfum que le vent ne dissipe pas, où se noue une étreinte que la satiété ne desserre pas. C'est cela que j'aime quand j'aime mon Dieu.

     

                Mais qu'est-ce que donc que Dieu ?

                J'ai interrogé la terre et elle a dit « Ce n'est pas moi.» Et tout ce qui est en elle a fait le même aveu. J'ai interrogé la mer, les abîmes, les êtres vivants qui s’y meuvent :  Ils ont répondu: « Nous ne sommes pas ton Dieu; cherche au-dessus de nous. »

    … Et j'ai dit à tous les êtres qui assaillent les portes de mes sens : « Entretenez-moi de mon Dieu, puisque vous vous ne l'êtes pas ! Dites-moi sur lui quelque chose ». Ils se sont écriés d'une voix puissante : «C'est lui-même qui nous a faites »  Pour les interroger, je n’avais qu’à les contempler et leur réponse était leur beauté. 

                De fait, la vérité me dit : « Ton Dieu n'est pas la terre ou le ciel, ni aucun corps. » Déjà toi, tu es meilleure, je te le dis, ô âme, puisque tu animes la masse de mon corps en lui donnant la vie !

                 Mais ton Dieu est plus encore pour toi, c'est la vie de ta vie. »

    « Toi, tu étais plus intime que l’intime de moi-même, et plus élevé que les cimes de moi-même. »[1]

                Quel est cet être au-dessus de la cime de mon âme ? Par mon âme elle-même, je monterai jusqu'à Lui…

     

                Bien tard je t’ai aimée,

    ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimée ! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais !

                Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas !

     

                Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix.

     

                Quand j’aurai adhéré à toi de tout moi-même, nulle part il n’y aura pour moi douleur et labeur, et vivante sera ma vie toute pleine de toi. Mais maintenant, il y a lutte entre mes joies dignes de larmes et les tristesses dignes de joie ; et de quel côté se tient la victoire, je ne sais. Il y a lutte entre mes tristesses mauvaises et les bonnes joies ; et de quel côté se tient la victoire, je ne sais.

     

                Ah ! malheureux ! Seigneur, aie pitié de moi Ah ! Malheureux ! Voici mes blessures, je ne les cache pas : tu es médecin, je suis malade ; tu es miséricorde, je suis misère. N’est-elle pas une épreuve, la vie humaine sur la terre ?

    Et mon espérance est tout entière uniquement dans la grandeur immense de ta miséricorde. Donne ce que tu commandes et commande ce que tu veux.

                Ô amour qui toujours brûles et jamais ne t’éteins, ô charité, mon Dieu, embrase-moi ![2]

     

    [1] Livre III, 6, 11.

    [2]  Confessions de St Augustin, livre 3 et 10  § 6, 10/ 27, 38-29, 40 

    N'OUBLIEZ PAS LA VEILLÉE DE PRIÈRE DE CE SOIR

  • Vendredi 20 mars - Pour la prière du matin.

    Bien chers amis,

    je suis heureux de vous saluer en ce nouveau matin. J’espère que vous allez bien.

    Dans le bas de cette feuille, vous trouverez des intentions de prière pour le chapelet ou tout autre prière, intentions données par plusieurs d’entre vous.

             En plus aujourd’hui,

    Comme nous avions prévu une veillée de prière le vendredi 20 mars à la crypte, j'en proposerai une ce soir pour ceux qui voudront.

     

    Avec mon amitié.

     

    En note, vous trouverez les références des épisodes évoqués dans l’ode d’aujourd’hui. Y recourir est un bon moyen d‘entrer dans la Bible !

    Ode d’aujourd’hui (17)

    Refrain  Gloire à Toi ô Christ, notre espérance, Gloire à toi, Christ notre salut.

    Moïse a étendu les bras contre Amalek en signe de Ta Croix, ô Jésus [1]

    Que j’implore avec lui ta miséricorde

    Que je me tienne en prière devant toi pour le salut de ton peuple !

     

    Comme Moïse je te supplie : « Fais moi voir ta face »[2]

    Prends moi sur ta montagne sainte et cache moi dans le creux du rocher

    Car tu es un Dieu de tendresse, lent à la colère et riche en fidélité.

     

    Moïse dans le désert éleva le serpent d’airain [3]

    Et tous ceux qui le regardaient étaient guéris de la brûlure du péché

    Mais Toi, Jésus très Bon, élevé de terre tu attires à Toi tous les hommes.

     

    Les enfants d’Israël ont mangé l’agneau de Pâque [4]

    Ils ont marqué leurs portes de son sang, en signe de ta croix

    Toi, l’Agneau Pascal véritable, sauve-nous qui sommes pécheurs.

     

     

                Nous évoquons 4 grandes actions de Moïse à la forte signification chrétienne et spirituelle. La prière : lors d’un combat contre Amalek qui veut exterminer Israël, Moïse se tient sur la montagne : naïvement mais au combien véritablement, le texte nous dit que tant que Moïse prie, Israël a le dessus par la Puissance de Dieu… quand il est fatigué de prier, Israël perd… C’est comme en ce moment : bien des personnes luttent contre la maladie. Soutenons-les de notre prière pour que leur action soit efficace contre le fléau.

             2ème action : Moïse qui est un familier de Dieu – « Dieu lui parle comme un ami à son ami » - veut plus ! C’est le chemin  normal d’un priant : « c’est bien ce qu’éprouve une âme passionnée d’amour pour la Beauté divine, une âme que l’espérance entraine sans cesse de la Beauté qu’elle a déjà vue à celle qui est au-delà, une âme qui allume continuellement le désir de ce qui lui reste encore caché. Voir Dieu réellement, c’est donc ne jamais trouver de satiété à son désir. Il faut plutôt en regardant toujours, se laisser enflammer par ce qu’il est déjà possible de voir, du désir de voir davantage. »[5]

                3ème action : Face au péché de révolte du peuple, des serpents ( symbole du mal qui tue depuis le début de la Genèse) mordent et font mourir.  Dieu demande à Moïse  de dresser un serpent d’airain : si le malade le regarde pénitent il sera guéri. Jésus songe certainement à cet épisode quand il déclare « Elevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » (St Jean 12 /32).

                4ème action : le repas pascal et l’immolation de l’agneau pascal…surtout le sang mis sur les portes qui fait que l’exterminateur « saute » ( sens du mot Pessah, Passage) les maisons israélites. Le Sang de notre Agneau Pascal Jésus nous sauve du mal, du péché et de la mort.

     

    INTENTIONS DE PRIERE PROPOSÉES PAR DES PAROISSIENS.

     

    « Pourriez vous dans votre prière de l'une de vos messes du soir, confier au Seigneur l'école Saint Jean Baptiste de la Salle, l'école Saint Léon IX, l'école Saint Pierre bien sûr et l'ensemble des écoles catholiques du diocèse, les enseignants qui se dévouent à proposer une continuité pédagogique, les élèves et leurs familles. »

    Nous pouvons prier pour les pompiers.

    Pour les malades qu’on ne peut pas aller voir, douleur ajoutée…

    Les informaticiens et les agents qui font le ménage et préparent les repas à l'hôpital.

     

    [1] Exode 17/8-15

    [2] Exode 33/18-23

    [3] Nombres 21/4-9

    [4] Exode 12/1-14 et 21-28

    [5] Saint Grégoire de Nysse 4ème siècle  Vie de Moïse 2ème partie SC n° 219… 239