Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

la parabole du semeur

15ème dimanche A
 

Dieu en Isaïe – c’est notre 1ère lecture - insiste avec force sur l’efficacité de la Parole prononcée par Dieu. 

La Parole est vraiment de Dieu : à la liturgie, à la fin de chaque lecture nous entendons : « Parole du Seigneur – Nous rendons grâce à Dieu »

 

 

Attention !  Nous lisons ou entendons dire souvent : Ezéchiel fait dire à Dieu, au lieu de « Dieu dit par Ezéchiel … » ou bien « st Luc dit » au lieu de « Jésus dit dans St Luc » 

A la longue, on désacralise peu à peu la Parole, on manipule cette parole, on l’arrange, elle est un texte littéraire humain banal.

Ecoutons le concile Vatican II dans la constitution sur la Parole de Dieu « Dei Verbum »

 

Dei Verbum 9 : « la Sainte Écriture est la Parole de Dieu en tant que, sous l'inspiration de l'Esprit divin, elle est consignée par écrit. » 

Certes la Parole passe, pour son expression par l’homme qui parle, … le style est différent chez Isaïe ou Amos ou d’Osée. Mais c’est Dieu qui parle et qui inspire le prophète et l’écrivain biblique pour dire ce que Dieu veut qui soit dit et que soit écrit ce que Dieu veut que ce soit écrit.

« En vue de composer ces livres sacrés, Dieu a choisi des hommes auxquels il eut recours dans le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens, pour que, lui-même agissant en eux et par eux, ils missent par écrit, en vrais auteurs, tout ce qui était conforme à son désir, et cela seulement. » 

Amos 3/7 : « Car le Seigneur Dieu ne fait rien sans en révéler le secret à ses serviteurs les prophètes » 

Jérémie 1/9 « Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche. Il me dit : « Voici, je mets dans ta bouche mes paroles ! » et Isaïe 51/15 : « Moi, je suis le Seigneur, ton Dieu, qui soulève la mer et fait mugir ses flots, – son nom est « Le Seigneur de l’univers ».J’ai mis dans ta bouche mes paroles. »

 

Dei Verbum 11 :

« Notre sainte Mère l'Eglise, de par sa foi apostolique, juge sacrés et canoniques tous les livres tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, puisque, rédigés sous l'inspiration de l'Esprit Saint (cf. Jean 20, 31 ; 2 Tim. 3, 16 ; 2 Pierre 1,19-21 ; 3,15-16), ils ont Dieu pour auteur et qu'ils ont été transmis comme tels à l'Eglise elle-même. »

« Dès lors, puisque toutes les assertions des auteurs inspirés ou hagiographes doivent être tenues pour assertions de l'Esprit Saint, il faut déclarer que les livres de l’Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu pour notre salut a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées. » Pour la vérité de notre salut, … donc pas pour savoir si la terre est ronde ou plate, si le soleil tourne  autour de la terre ou l’inverse… ou comment la création s’est faite !

 

Dans cette Parole, l’enseignement du Christ a une place spéciale. C’est pourquoi on lit l’enseignement du Christ – qui se situe d’une part dans la continuité des Ecritures – il est le même qui parle dans la bible d le 1ère à la dernière page – est cependant nouveauté absolue : c’est pourquoi on lit son enseignement dans un autre livre que le reste de la Bible qu’on appelle l’évangéliaire.

Mais si on porte en procession ce livre, si on l’encense et le baise, on ne le montre pas au peuple car on ne vénère par le livre mais le Christ qui parle : Acclamons la Parole de Dieu : louange à Toi Seigneur Jésus, toi qui es là au milieu de nous et qui vient de parler. L’évêque bénit avec le livre !

 

Enfin la prière du prêtre ou du diacre après la proclamation de l’Evangile :

Ensuite, il prend le livre dans ses deux mains et baise le texte, à hauteur des premiers mots de la lecture, en disant à voix basse : « Per evangelica dicta deleantur nostra delicta. » soit « Que par les dits de cet Évangile nos délits soient effacés. » Cette Parole est donc efficace puisque l’audition attentive et spirituelle de cette Parole prononcée efface les péchés de l’auditeur !

Commentaires

  • Même si c'est un peu tard (j'étais en panne d'internet), je me permets de réagir à l'homélie du dimanche 12 juillet, tellement elle est riche d'enseignement pour moi.
    Merci au P.Curé de nous remettre par écrit les beaux extraits de la Constitution Dei Verbum (Vatican 2).
    Ce qui m'a touchée dans ces extraits:
    1) Ils nous répètent de différentes manières que la Parole contenue ds l'AT.et le Nouveau ,est vraiment DE Dieu et que c'est Lui, c'est son Esprit , qui a inspiré les hommes qu'il a appelés , avec leurs styles et tempéraments divers, pour La mettre par écrit.
    Dieu agissant "en eux et par eux" pour faire connaître à l'Eglise universelle et apostolique "tout ce qui est conforme à son désir, et CELA SEULEMENT".
    2)La Sainte Vierge n'ayant pas accouché d'1 livre mais du Verbe fait Chair , le livre des Évangiles, baisé et encensé n'est pas proposé à la vénération des fidèles.
    Nous ne sommes pas une religion du livre,mais du Fils du Père , né,mort et ressuscité sous l'action de l'Esprit , pour notre salut.
    3)Après l'acclamation ,en baisant les 1ers mots du texte de l'Évangile , le prêtre ou le diacre, par une prière ,demande que l'écoute attentive et spirituelle de la Parole ,enlève les péchés des auditeurs.
    Super! L'Église en Mère attentive et providentielle, fait boire aux nouveaux- nés de chaque dimanche que nous sommes, le lait pur de la Parole qui efface nos fautes...

Écrire un commentaire

Optionnel