Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sermon sur le Christ 1

Bien chers frères et sœurs,

         je voudrais suivre avec vous le conseil de St Paul : « Souviens-Toi de Jésus Christ ressuscité, voilà mon Evangile » et le faire durant 3 sermons pour revenir sur le centre de notre foi : Jésus.

En effet, si on observe bien les choses, dans les conversations courantes, dans la presse et les médias, on parle de l’Eglise : son histoire négative plus que la vie des saints bien sûr, sur les ragots, en inventant une lecture politique à la Française des événements… comme si Jésus n’existait pas !         

 

Dans un contexte plus positif mais tout même inquiétant, on parlera de la culture judéo chrétienne, on s’entend ou on s’oppose sur les valeurs chrétiennes … mais Jésus ? comme si la culture chrétienne pouvait exister sans Jésus et sa Parole !

Mais cette absence de jésus est aussi dans l’Eglise : les demandes de baptême sont souvent motivées par le désir de transmettre les valeurs chrétiennes, la tolérance ? l’amour fraternel …mais la foi n’est pas une valeur chrétienne curieusement alors que tout repose sur elle ! Mais que dire des inimaginables réunions sur la synodalité - encore l’Eglise - et sur le célibat des prêtres , les femmes prêtres … Où est Jésus ? chez ces chrétiens nés en majorité en 1968,  vieillissants mais attachés à leurs désirs de jeunesse …. Absence de Jésus dans bien des réunions soit disant ecclésiales. Le cardinal Cantalamessa disait dans sa retraite au Pape et  la Curie en 2021 : « en effet il existe un danger mortel pour l’Eglise, celui de vivre comme si le Christ n'existait pas. »

Et ma question se pose à chacun de nous : quelle place a Jésus dans ma vie ? Est-ce que je me demande ce que Jésus attend de moi ? ce qu’il aurait fait dans la situation où je me trouve et où je dois agir ? Est-il ma référence ultime et ferme, celle avec laquelle je ne veux pas être en désaccord ?

Et plus encore qui est Jésus pour moi ?

L’Eglise a passé 4 siècles à tenter de préserver le mystère intégral de Jésus, sa vérité profonde telle qu’il l’avait révélée dans les Evangiles face à toutes les tentatives de réduction. 

Pour certains, Jésus n’était pas vraiment homme, il avait fait semblant de l’être car Dieu ne peut pas devenir homme. Il n’était qu’un intermédiaire entre Dieu et l’homme

Pour d’autres, il était d’abord Dieu et son humanité était absorbée dans sa divinité… pour d’autres, il n’était qu’un homme que Dieu avait adopté ou bien sa divinité n’avait fait que revêtir un corps ; le Verbe étant son âme.

Ou bien encore, il n’avait pas de volonté humaine, la divine faisait tout en lui…

Au concile de Chalcédoine (451), l’Eglise affirma :

 « à la suite des saints Pères, nous enseignons unanimement à confesser un seul et même fils, notre Seigneur Jésus Christ,

Le même parfait en divinité et parfait en humanité,

Le même vraiment Dieu et vraiment homme

Composé d’une âme raisonnable et d’un corps, 

consubstantiel au Père selon la divinité,

consubstantiel à nous selon l’humanité

« semblable à nous en tout sauf le péché »

Engendré du Père avant tous les siècles selon la divinité, et, le même, de la Vierge Marie, mère de Dieu, dans les derniers jours et pour notre salut, selon l’humanité,
un seul et même Christ, le Fils, le Seigneur, l’unique engendré,
révélé en deux natures, sans confusion, sans transformation, sans division, sans séparation, car la différence des deux natures n’est nullement supprimée par l’union – bien plutôt, les propriétés de chaque nature sont sauvegardées et concourent pour former une seule personne  

 

Le mystère reste entier… mais il reste plénier devant nous pour notre contemplation et notre amour.

Vrai homme : « Le Verbe s’est fait chair » dit St Jean, « chair » c’est-à-dire homme fragile et mortel comme nous. Il a connu la fatigue, la douleur, la joie, l’allégresse, la douceur de l’affection, la haine… il a eu faim, a pris part à nos repas humains, a vécu en famille à Nazareth mais aussi à Capharnaüm chez Pierre et André, il a connu la douceur de l’amitié à Béthanie chez Marthe, Marie et Lazare. Il a travaillé le bois, la pierre, la terre. Il a aimé la splendeur des nuits,  le lac de Tibériade, la nature, la beauté des lys et des fleurs des chants ; il a été tenté par le mal et a triomphé totalement lui, il a regardé la comédie humaine des puissants avec une certaine ironie, et de ceux qui veulent le devenir.

Et en vivant tout cela, il a tout renouvelé de l’homme, il a tout purifié du mal profond qui habite la condition humaine ; en lui notre nature humaine a retrouvé sa totale perfection et  a été réunie à Dieu en sa personne unique ;  il a sanctifié totalement l’existence humaine et la remise entre les mains de Dieu dont elle n’aurait pas dû sortir. C’est pour cela que Paul appelle le Christ « l’homme Nouveau », le « Nouvel Adam » celui que nous devons devenir dans la grâce.

Aussi Paul qui sait Jésus toujours Vivant depuis le chemin de Damas, vit sa vie dans l’amitié avec le Christ : « Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la communion avec le Christ qui m’a aimé et est mort pour moi. » et ainsi, il donne la définition de toute vie d’un disciple chrétien, « vivre sa vie dans l’amitié de Jésus qui m’aime et est mort pour moi ». En dehors de cela il n’y a pas de foi chrétienne, il n’y a que du christianisme c’est-à-dire une foi dégradée en idéologie, en opinion, en valeurs… et en fin de compte, au bout d’un temps, en rien du tout. 

Amen

Commentaires

  • Le Feu Christique brûle tout décorum ; je prie qu’Il continue de grandir en moi me donnant ainsi la force de mon quotidien, m’éclairant sur mes errances, mes décisions et surtout, de m’insuffler chaque seconde les bonnes paroles, attitudes, actes afin d’arriver à aimer mon prochain selon Ses commandements.

    Dans les petites choses de la journée se nichent souvent les pires mauvais choix, péchés...incarner Son Amour, je n’y arrive que si je l’appelle souvent tant certains moments, je suis capable du mauvais choix, de désespoir...
    Et je n’y arrive que peu mais je sais qu”IL est là
    Repensant à son Calvaire, Son Amour, sa Charité, cela me donne la force de dépasser mes mauvais penchants...
    Merci DIEU, merci CHRIST, Merci Sainte Vierge

  • Bravo pour votre commentaire si personnel...
    Je pense que vous avez dû penser à son invitation à aller vous repentir auprès de Lui par le Prêtre qui personnifie sa tendre miséricorde et son infinie charité.
    C'est du baume au cœur à chaque fois...
    Gisèle Niderkorn.

  • Bravo pour votre commentaire si personnel...
    Je pense que vous avez dû penser à son invitation à aller vous repentir auprès de Lui par le Prêtre qui personnifie sa tendre miséricorde et son infinie charité.
    C'est du baume au cœur à chaque fois...
    Gisèle Niderkorn.

Les commentaires sont fermés.