Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sanctuaire Notre-Dame de Bonsecours - Page 2

  • Lecture de textes de St Pierre Fourier et Bienheureuse Alix Leclerc

    Dans le cadre de l’année diocésaine…

     

    CONCERT LECTURE 2017.

    29 janvier et 5 février 2017           

    16H30 – 17H30

    Sanctuaire Notre Dame de Bonsecours.

     

    Pour accompagner….

       * La lecture de St Pierre Fourier : Psaumes de Claudio Monteverdi

       * La lecture de la Bienheureuse Alix LeclercPièces de clavecin de J. J. Froberger

     

  • Concert de Noël

    Sans titre.pngNotre Dame de Bonsecours

     

    CONCERT DE NOËL

     

    DIMANCHE 27 NOV. 2016

    17H 

    Par l’orchestre de Science PO Paris et Chœur du Campus de Nancy

     

    Jean Sébastien BACH    

    Félix MENDELSSOHN

    CHANTS DE NOËL DE DIFFÉRENTS PAYS EUROPEENS 

    Entrée libre.

    Dons pour la Lutte contre le Cancer.

     

  • Notre Dame de Bonsecours

    Télécharger le calendrier de l'année 2016-2017 au Sanctuaire Notre-Dame de Bonsecours

  • Dernière fête mariale de l’année

    LUNDI 22 AOÛT

    FÊTE DU COURONNEMENT DE LA VIERGE MARIE

    couronnement.png

     A Bonsecours

    18H30 messe
    avec les vêpres intégrées.

  • ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

    assomption.png

    SANCTUAIRE NOTRE DAME DE BONSECOURS NANCY

    Dimanche 14 : 21H30 à Bonsecours procession et veillée mariale

    Lundi 15  : 9H30 messe à Bonsecours

    11H messe à la crypte de St Pierre

    17H30 vêpres et salut du St Sacrement

  • Homélie du Père Bombardier pour la messe anniversaire de la mort de Stanislas

    2012-05-14_-_Statue_of_Stanislas_Leszczyński_on_Place_Stanislas_in_Nancy.jpg

    Sermon 250ème anniversaire de la mort de Stanislas.    

     

    Bien chers amis, bien chers frères et sœurs,

                Le 23 février 1766 décédait dans des conditions dramatiques à Lunéville et le 3 mars, son corps était déposé dans le caveau de cette église qu’il avait fait construire. Il avait affronté et supporté ses souffrances comme il l’avait demandé quelques années plus tôt dans une des prières qu’il a composée où il disait : « Donnez nous Seigneur un courage invincible, un cœur inébranlable, une volonté conforme à votre Providence. Que rien ne me trouble de ce qui vient de vous mais que tout me soit cher pour l’amour de vous. Qu’aucun contretemps ne m’ébranle par e qu’il afflige la nature ; mais qu’il laisse mon cœur en paix parce qu’il vient de vous. .. Vos louanges sont toujours sur mes lèvres : ne les méritez-vous pas toujours vous qui êtes toujours mon Père ? »

                L’Evangile que nous venons d’entendre est sans doute pour une grande part dans la confiance dont témoignait Stanislas dans cette prière et dans sa manière de mourir.

    « Que votre cœur ne soit pas bouleversé, disait Jésus vous, croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Et le Seigneur ajoutait répondant à Thomas : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

                Jésus prend donc une comparaison pour se faire entendre, pour faire découvrir aux siens la fécondité de sa propre mort et la nouveauté qu’il apporte. Cela peut sembler suprenant ! Il faut savoir en effet, que pour la plupart des juifs du temps de Jésus et les apôtres, quand on est mort, il n’y a plus rien. Le corps retourne à la matière et le souffle à Dieu qui l’a donné. Pendant plus de 15 siècles, la Bible n’a rien dit d’un au-delà possible à la vie terrestre. Son nom même tombera dans l’oubli. Tout est enclos dans la seule perspective de l’histoire. Depuis le livre de Job 300 ans avant le Christ, la question est posée mais elle demeure sans réponse ferme.

                Alors, Jésus pour ouvrir les siens à une autre perspective prend une image : celle de la maison paternelle où nous sommes attendus chaleureusement. Expérience que connaissent les apôtres comme nous d’ailleurs. Il présente ainsi sa mort comme l’ouverture du chemin vers le Père, vers la maison du Père. Il est le frère aîné qui va préparer aux siens une place et qui viendra chercher chacun de ses disciples pour le conduire au Père. Je viendrai vous prendre avec moi.

                Car depuis toujours quand Jésus parle de sa mort, il dit dans une formule ramassée, sans détail, qui est comme la définition de la mort chrétienne : « je vais au Père ». C’est de cette manière que Jésus indique le changement pour la mort des hommes qui va s’opérer dans sa mort à lui  alors jusque là, la mort était l’inconnue, le signe de l’éloignement de Dieu, de la séparation avec lui, la Source de la Vie, conséquence du détournement de l’homme vis à vis de Dieu. Oui, comme dit la prière eucharistique 4 : « Comme il avait perdu ton amitiéen se détournant de toi, Toi Dieu, Tu ne l´as pas abandonné au pouvoir de la mort. »…

                Jésus avait laissé pressentir ce changement plusieurs fois au cours de sa vie. Ainsi en parlant de Lazare mort à ses apôtres, il avait dit : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort. » (Jean 11/11-14)

                Quand Jésus parle de sa mort dans St Jean, c’est toujours d’une « mort vivifiante pour les autres et glorifiante pour Lui ». Dans sa mort, il fait vivre les hommes et il manifeste sa divinité « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme sur la Croix, dit-il, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, - le nom même de Dieu ! Révélé à Moïse au buisson ardent            .          

                Cette mort féconde pour les hommes, Jésus ne la vit pas comme un acte obligé, lié à sa fonction de Messie. Comme un acte qui serait étranger à sa personne. Non, cette mort demeure pour le Christ un acte personnel et libre qu’il choisit d’accomplir : comme il le déclare : « Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. » (Jean 10/17 -18)  Dans ce texte, Jésus a pleinement conscience d’être LE Fils : « le Père m’aime… » Dans l’acte de sa mort, se révèle pleinement la filiation du Christ, son identité profonde. Et d’ailleurs, sa mort sera présentée par les Apôtres comme son enfantement. Ecoutons St Paul dans la synagogue de Pisidie :« Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »(Ac 13/33)  La mort du Christ est donc sa naissance à Dieu comme homme, sa filiation divine accomplissant son être de Fils dans l’humanité. Ainsi, La mort dans le Christ, devient, pour les disciples, leur naissance à Dieu. On fête les saints le jour de leur mort, appelé leur « dies natalis » le jour de leur naissance.

             Parmi ces disciples, Stanislas a voulu être compté. Célébrer sa mort aujourd’hui, c’est célébrer sa naissance comme Fils adoptif du Dieu béni. Et cette action est l’œuvre de l’Esprit  si nous nous laissons chacun « attirer dans le dynamisme de l’acte sauveur du Christ pascal. »

                On peut penser que Stanislas avait compris ce message de sa foi quand il choisit de faire représenter dans l’église de sa sépulture la Vierge Marie emportée dans la Paradis – c’est le plafond de cette église – La Vierge Marie qui pour reprendre le mot de Jésus « va vers le Père. » Amen

  • Le 250ème anniversaire de la mort de Stanislas

    Mardi 23 février a été célébrée à Notre Dame de Bonsecours une messe solennelle à la mémoire du Roi Stanislas, Roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar.

        Nous sommes réunis ce soir dans la mémoire du Roi Stanislas, roi de Pologne et Duc de Lorraine et de Bar au 250ème anniversaire de son décès mais aussi dans l’action de grâce, dans l’hommage pour l’œuvre qu’il a accomplie dans notre province.

        Et tout particulièrement, en ce lieu, pour le remercier d’avoir reconstruit cette église historique que nous tenions des bienfaits du Duc René II. Eglise des Bourguignons, elle était devenue aussi lieu de pèlerinage des Nancéens et des Lorrains. Avec Stanislas elle est devenue sanctuaire familial, lorrain et polonais.

        Eglise élevée par Stanislas comme lieu de sépulture mais pas église construite à l’honneur de Stanislas, comme le découvrent avec étonnement bien des visiteurs. Cette église a été élevée en l’honneur de Marie la Mère du Christ, insérée dans son peuple juif comme l’évoquent les métopes et montrée dans son rôle de Mère du Christ et figure de l’Eglise dans les fresques.

       Puisse notre cœur être aussi beau, colorée et saint que cette église ! Et pour y accueillir notre Seigneur, préparons-nous et que le pardon de Dieu purifie le temple de Dieu que nous sommes.

    DSC_0003.JPG

        A l’issue de la messe, après la procession au tombeau cierge à la main, le maire de Nancy et le Président de l’Académie de Stanislas ont déposé une gerbe au cénotaphe qui est dans le chœur de l’église.

        Puis plusieurs personnalités prirent la parole : le président Paul Vert de l’Académie, le Maire de Nancy Monsieur Laurent Hénard, ancien ministre, Le Président Philippe Richert de la toute nouvelle Région Alsace Lorraine, Champagne Ardennes et l’Ambassadeur de Pologne en France.

     

    IMG_8318.JPG

     

    Et le drône qui a permis de filmer l'église jusqu'au plafond ... pour l'émission de France 3 (sur cette page)

    DSC_0031.JPG

     

  • La mort de Stanislas

        « Le 23 février 1766 décédait dans des conditions dramatiques à Lunéville et le 3 mars, son corps était déposé dans le caveau de cette église qu’il avait fait construire. Il avait affronté et supporté ses souffrances dans la paix et même l’humour, comme il l’avait demandé quelques années plus tôt dans une des prières qu’il a composée où il disait : « Donnez nous Seigneur un courage invincible, un cœur inébranlable, une volonté conforme à votre Providence. Que rien ne me trouble de ce qui vient de vous mais que tout me soit cher pour l’amour de vous. Qu’aucun contretemps ne m’ébranle parce qu’il afflige la nature ; mais qu’il laisse mon cœur en paix parce qu’il vient de vous. .. Vos louanges sont toujours sur mes lèvres : ne les méritez-vous pas toujours vous qui êtes toujours mon Père ? »

        L’Evangile que nous venons d’entendre est sans doute pour une grande part dans la confiance dont témoignait Stanislas dans cette prière et dans sa manière de mourir et cette certitude du Christ dans sa mort : « Je vais au Père »…

    « Que votre cœur ne soit pas bouleversé, disait Jésus vous, croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Et le Seigneur ajoutait répondant à Thomas : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

       Jésus prend donc une comparaison pour se faire entendre, pour faire découvrir aux siens la fécondité de sa propre mort et la nouveauté qu’il apporte à tous les hommes.

    Stanislas,_duc_de_Lorraine_Eglise_de_Bonsecours_et_la_Malgranged_008.jpg

    Stanislas,_duc_de_Lorraine_Eglise_de_Bonsecours_et_la_Malgranged_004 (2).jpg

  • 250ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU ROI STANISLAS

    23 FÉVRIER 1766 – 23 FEVRIER 2016

    250ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU 

    ROI STANISLAS ROI DE POLOGNE 

    DUC DE LORRAINE ET DE BAR

    stan.png

    A Notre Dame de Bonsecours

    18H messe à la mémoire du Roi. 

    animée par la chorale la Joie du Mélode

    En présence des autorités de la ville 

    et de l’Académie de Stanislas.

    A l’issue de la messe, 

    Lecture d’extraits de l’éloge funèbre de Stanislas et dépôt de gerbes.

  • Thérèse d'Avila

    Concert  lecture

    A Bonsecours

    th d'avila.png

    Dimanche 10 janvier 17H

    Lecture de la correspondance

    Et commentaire par Martine Boiché

    Dialogue avec le violoncelle.

  • Concert lecture

    Sans titre.png

    Concert lecture

    Sainte Thérèse d’Avila

    A Bonsecours

     

    Dimanches 22 nov. 2015 à 17H

    Avec Luth

    Lecture de textes extraits du

    Château intérieur et du Chemin de la Perfection

    Sans.png

    Prochain concert lecture

    Dimanche 10 Janvier 2016 17H

    Bonsecours

    Lecture d’extraits de la Correspondance

  • Homélie de Monseigneur Papin

    pour le 150ème ANNIVERSAIRE DU COURONNEMENT DE NOTRE DAME DE BONSECOURS

    (10 octobre 2015)

    IMG_7807.JPG

    Dans la première lettre aux Corinthiens dont nous avons entendu un passage, saint Paul utilise un vocabulaire sportif pour parler de celui qui annonce l’Evangile. De même que les coureurs du stade s’imposent une rude discipline pour se donner toutes les chances de remporter la couronne du vainqueur, de même le missionnaire de l’Evangile doit s’imposer une discipline de vie s’il veut être fidèle à son baptême et remporter non pas une couronne de laurier mais une couronne qui ne se fane pas, autrement dit recevoir en héritage la vie éternelle. Paul s’élève ici contre ceux qui se glorifient eux-mêmes d’annoncer l’Evangile et veulent en tirer honneur dès ici-bas. Ce n’est pas sa vision de l’évangélisateur, lui qui a connu tant de désagréments et affronté tellement de dangers au cours de ses voyages missionnaires. Annoncer l’Evangile fut son seul objectif. Il n’a jamais voulu s’en glorifier lui-même ni en tirer un quelconque avantage. Aussi, de sa prison romaine, il put écrire à son disciple et ami Timothée : « Le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse » (2 Tm 4,78). La couronne promise au témoin fidèle, on ne se la donne pas à soi-même. On la reçoit du Seigneur.

    Frères et sœurs, chers amis, nous célébrons ce soir le 150ème anniversaire du couronnement de la Vierge Notre Dame de Bonsecours dont l’histoire nous a été rappelée avant la messe. Parler de couronnement de la Vierge Marie peut nous paraître non seulement d’un autre âge, mais aussi tellement éloigné de ce qu’elle fut, femme et mère discrète, accompagnant son fils humblement et dans la foi depuis Bethléem jusqu’au Golgotha. Aussi, pour comprendre avec justesse un tel couronnement, laissons-nous éclairer par un autre couronnement, celui de Jésus, au moment de sa Passion. Couronne d’épines, tressée et posée sur sa tête par les soldats de Pilate en même temps qu’ils le revêtaient d’un manteau rouge et plaçaient dans sa main un roseau en forme de sceptre dérisoire. Que pouvait-il y avoir de royal chez cet homme que l’on moquait et sur lequel on crachait en lui disant : « Salut, roi des Juifs » ? Il faudra la résurrection et le don de l’Esprit Saint pour que la signification de cette mise en scène  paradoxalement royale soit clairement manifestée.

    Ce qu’il y a de royal en Jésus couronné d’épines, c’est l’amour, un amour incandescent, un amour porté à l’extrême, qui l’a conduit librement à sa Passion. Amour indéfectible envers son Père auquel il se remet en toute confiance : « Père, en tes mains je remets mon esprit » (Lc 23,46). Amour miséricordieux pour ceux qui le font mourir : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34). C’est dans l’événement de sa Passion et de sa Croix que Jésus advient véritablement comme Roi comme en témoigne sa parole à l’un des deux larrons : « Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le Paradis » Saint Jean a su exprimer cela merveilleusement en proclamant dans son évangile que l’élévation de Jésus sur la Croix fut dans le même mouvement son élévation dans la gloire.

    Nous comprenons alors, à la lumière du Christ, que le couronnement de Marie ne contredit pas ce qu’elle a été et ce qu’elle demeure à jamais. Marie a été totalement habitée par l’amour de Dieu, mettant toute sa foi en lui comme en témoigne son fiat au jour de l’Annonciation. De même que transparaît sa charité discrète au jour de la Visitation lorsqu’elle partit en hâte auprès de sa vieille cousine Elisabeth pour l’aider dans les dernières semaines de sa grossesse. Ou encore aux noces de Cana lorsqu’elle s’aperçut que le vin venait à manquer et que cela pouvait ternir la fête. Marie pleine de foi, Marie très aimante dans les beaux jours de la vie de son Fils comme dans les jours d’inquiétude et d’épreuves, jusqu’au pied de la Croix où elle se tint debout, Stabat Mater Dolorosa, avant de recevoir sur ses genoux le corps de son Fils. « Un glaive te transpercera l’âme », avait prophétisé le vieux Syméon lors de la Présentation de Jésus au temple. La mémoire de Notre Dame des Douleurs au lendemain de la fête de la Croix Glorieuse célèbre la Compassion de Marie, c’est-à-dire l’écho dans son cœur de la Passion de son Fils. Ayant été pleinement associée à sa Passion, elle l’est pleinement à sa résurrection et à son Royaume. C’est pourquoi l’événement de sa mort fut aussi celui de son Assomption dans sa gloire. Voilà ce que signifie son couronnement. Marie, Reine des cieux !

    « La première en chemin, Marie, tu nous entraines », chantons-nous parfois. Celle que Jésus nous a donnée pour mère au pied de la Croix nous montre son Fils et nous entraîne à sa suite. Elle nous invite à écouter sa Parole et à la mettre en pratique afin que, nous aussi, nous vivions fidèlement dans la foi, l’espérance et la charité. Alors, comme à Marie, comme à Paul et comme à la multitude des disciples bienheureux du Christ, la couronne de justice nous est promise et nous sera remise par le Seigneur. Telle est notre espérance.

    « Nous te saluons, Marie, couronnée d’étoiles…
    Emportée dans la gloire, sainte Reine des cieux,
    Tu nous accueilleras un jour auprès de Dieu » 
    AMEN.

    IMG_7826.JPG

    IMG_7815-1.JPG

    IMG_7833.JPG

    XX.jpg

    IMG_7856.JPG

  • Recevoir la couronne de vie.

    Conférence du jeudi 8 octobre par le Père Jacques Bombardier 

    PA100064.jpg

                Introduction.

                Au XVIIè un grand seigneur romain, le comte Alexandre Sforza Pallavicini (mort en 1638) avait légué une forte somme au chapitre de St Pierre pour confectionner deux ou trois couronnes d’or par an à des statues de la Vierge.

                Sur la demande Mgr Lavigerie, le Pape Pie IX, par un bref du 27 mai 1864, accorda une couronne à Bonsecours. L’évêque était désigné comme représentant du pape pour couronner en son nom la statue. On agrandissait alors le chœur de l’église de Bonsecours : on hâta les travaux pour que le couronnement ait lieu en 1865 comme le Pape le demandait.

                La célébration eut lieu le 3 septembre 1865 présidée par le Cardinal Césaire Matthieu (1796-1834-1875), alors archevêque de Besançon avec Mgr Lavigerie de Nancy et Dupont des Loges de Metz.

                Nous fêtons cette année le 150ème anniversaire de cette célébration. Mais quel est le sens de cet acte de couronner la statue de la Vierge ? Qu’est-ce qu’être couronné dans le Bible ? Quel sens spirituel nos livres saints donnent –ils à cet acte ?

     

                Avant de parcourir la Bible, donnons tout de suite le sens du couronnement tel que la piété et la théologie l’ont compris depuis le lancement de la théologie mariale au concile d’Ephèse en 431 :

                Par le Couronnement de la Vierge, Mère de Dieu,  - sans être elle-même divine mais divinisée comme tout homme est appelé à l’être - , est placée par Dieu au-dessus de toutes les créatures, anges, démons et hommes. Le premier témoignage de cette vision se trouve dans les mosaïques anciennes, IVè/Vè siècles, de la basilique Ste Marie Majeure à Rome. Les litanies de la Vierge l’explicitent : Reine des Anges, 
Reine des Patriarches,
 Reine des Prophètes,  Reine des Apôtres, Reine des Martyrs, Reine des Confesseurs, Reine des Vierges, Reine de tous les Saints.

                Le Couronnement de tout disciple – « Dieu lui-même sera ta couronne » dit Isaïe - est l’expression de sa divinisation et de l’accomplissement de son être et de sa vocation au sein de l’œuvre du dessein de Dieu.

                Marie est la première couronnée puisqu’elle a accompli totalement son parcours humain, morte et ressuscitée aussitôt après une vie tout entière donnée, dans la foi et l’espérance,  à l’œuvre de Dieu.

     

                C’est le moment, dans un premier temps,  de partir à la découverte dans la Bible.

    La surprise, c’est la très grande quantité de références bibliques tant dans l’ancien que dans le nouveau Testament. Ce n’est pas du tout un thème marginal.

                          

                Dans l’Ancien Testament, la couronne (il existe 6 mots différents pour désigner les différentes formes de couronnes !) se rencontre souvent ; faisons rapidement l’inventaire :

    1 – zèr :  La couronne désigne la bordure ornementale probablement tressée, qui entoure l'arche, l'autel des parfums et la table des pains de proposition (Ex 25/11 et 30/5). La couronne souligne ici la préciosité sacrée des objets de culte.

    2.  nèzèr.  Le mot désigne primitivement le bandeau/turban pour retenir les cheveux; il s'y ajoute l'idée de séparation et de consécration, soit royale (2 Sa 1/10, 2 R 11/12 ), soit sacerdotale (Ex 29/6 et ss ). Dans ce dernier cas et pour le grand prêtre, le turban, large de deux doigts, fixé par des attaches et rehaussé d'une plaque d'or sur le devant du turban, sur laquelle il est gravé: «Consacré à JHVH» (Ex 28/37. Evoqué en Sir 45/12 pour le grand prêtre Aaron : « un diadème d’or par-dessus le turban, portant, gravée, l’inscription de consécration, décoration superbe, travail magnifique, délices pour les yeux que ces ornements. »). C'est le « turban à la fleur d’or » remis par Moïse à Aaron (Le 8/9).

                Les sens plus ordinaires ou négatifs :

    3. kéther. Couronne, sans idée de consécration (Est 1/11 2/17 6/9). On le retrouve aussi dans Pr14/18 dans un sens profane et symbolique : « La part des niais, c’est la folie ; les gens avisés se font du savoir une couronne. »

    4. atârâh . Il s’agit de la Couronne des rois, juifs ou étrangers (Ps 21:4,Est 8:15 etc.), ou celle que l'on tressait lors des banquets et des fêtes (Ez 23/42).  Souvent un sens négatif : Dans Is. 28/1,3,  on parle de la «couronne orgueilleuse des buveurs d'Éphraïm» : c’est une condamnation cinglante de la capitale royale, Samarie, qui dominait comme une couronne la fertile plaine d'Éphraïm et donnait au royaume l'exemple des excès de vin.

    Dans 2 Sa 12/26-31 =1Ch 20/2 et ss, il s’agit de la couronne des idoles: «David enleva la couronne du roi des Ammonites; elle pesait un talent d'or; on la mit sur la tête de David»;

                diadêma  désigne le plus souvent la couronne royale, l'insigne du souverain 1Ma 1/9 : « tous les officiers d’Alexandre ceignirent le diadème à sa mort. » 6/15, 8/14, 12/39 13/32; c'était une sorte d'étroit bandeau autour du front, et l'on pouvait en ceindre plusieurs pour marquer plusieurs royaumes: 1 Ma 11/13 « Ptolémée fit son entrée à Antioche et ceignit le diadème de l’Asie de sorte qu’il mit à son front deux diadèmes, celui de l’Egypte et celui de l’Asie ».  Ainsi s'expliquent les diadèmes du Roi des rois :Ap 19/12 « sur sa tête de nombreux diadèmes »… mais aussi « les 7 diadèmes » du dragon usurpateur  (Ap 12/3 ou « les dix diadèmes » du même  13/1).

     

    5 - La couronne peut  aussi avoir un sens figuré, symbolique et spirituel : Is. 28/5 « Ce jour-là C’est le Seigneur Sabaoth qui deviendra une couronne de splendeur et un superbe diadème pour le reste de son peuple. ». Dieu lui-même est l’ornement d’un peuple redevenu fidèle.L'âge peut devenir couronne d’honneur ! Pr 16/31 : « C’est une couronne d’honneur que des cheveux blancs, sur les chemins de la justice, on la trouve. » Couronne d’honneur aussi que Dieu donne : dans le Ps 8/8 « A peine  fis-tu l’homme  moindre qu’un dieu : tu le couronnes de gloire et de beauté ».  Ps 102/ 4 : « N’oublie aucun des bienfaits de Dieu lui qui te couronne d’amour et de tendresse. ».

                Le mot « couronne » est souvent employé symboliquement: équité (Job 29/14), vertu (Pr 12/4), bienfaits divins Ps 64/12 « Tu couronnes un année de bienfaits »,  récompense de la sagesse Sir 1/18,  6/31 : « le couronnement de la sagesse, c’est la crainte du Seigneur, elle fait fleurir bien-être et santé. » Adressé à l’homme qui cherche la sagesse : « Comme un vêtement d’apparat tu la revêtiras, tu la ceindras comme un diadème de joie. » 19/8 : « le sage – laissé à son conseil 15/14 - trouve le bonheur et une couronne de joie » 17/23 : « un jour le juge se lèvera et les récompensera, sur leur tête il fera venir leur récompense ».

     

    6. qodqod. Sommet de la tête.  Les fiancés portaient une couronne, la couronne des noces : Dans leCt des Ct 3/11, nous lisons : « Venez contempler, filles de Sion, le roi Salomon avec le diadème dont sa mère l’a couronné au jour de ses épousailles, au jour de la joie de son cœur. » On lit dans Is.61/10, « Je suis plein d’allégresse en Dieu, mon âme

    exulte en mon Dieu, car il m’a revêtue du vêtement du salut, il m’a drapée dans un manteau de justice, comme l’époux qui coiffe un diadème, comme la fiancée qui se pare de ses bijoux. » C’est Jérusalem qui parle !

                Nous voyons déjà, rien que dans l’Ancien testament, la richesse de cette « couronne ». Passons maintenant au Nouveau testament.                     

                Voici en détails,  les couronnes dont il est parlé dans le Nouveau Testament. A cela s’ajoutent pour une véritable méditation chrétienne,

                Les 2 couronnes du Christ :

                La couronne d’épines. Mat 27/29 Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant: Salut, roi des Juifs !
 (cf aussi Mc 15/17, 
Jn 19/2,5 ). C’est la couronne de la dérision, de l’insulte, de l’infamie. La couronne d'épines imposée à Jésus est bien la couronne royale, parodie comme le manteau de pourpre et le sceptre de roseau, mais aussi douloureuse que dérisoire.

                La couronne d’or du Juge : Apo 14/14  « Je regardai, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée était assis quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, ayant sur sa tête une couronne d’or, et dans sa main une faucille tranchante. »  C’est la couronne de la gloire humiliée       

                … Les  6 couronnes destinées aux chrétiens

    … indiquées ici dans l’ordre des livres bibliques de notre Nouveau testament. Nulle part on établit une liste ordonnée selon l’importance.

    1 - Couronne impérissable :

                St Paul compare la couronne impérissable qui attend les disciples à la couronne qui se fane que reçoivent les coureurs du stade. Il s’inspire là des jeux isthmiques de Corinthe qu’il a vus quand il séjournait dans le ville, au printemps. 1 Co. 9/24 -27 « Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide. Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié. »

                Cette couronne, c’est donc la victoire remportée sur soi-même dans la discipline spirituelle que le croyant s’impose à lui-même. C’est le contraire du laisser-aller. La suite du Christ suppose un combat.

    2 - Couronne de joie :

                Cette couronne est décrite dans l’épitre aux Philippiens:
4/1 C’est pourquoi, mes bien–aimés, et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien aimés ! »… ou 1 Thessaloniciens 
2/19 « Quelle est, en effet, notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire ? N’est–ce pas vous aussi, devant notre Seigneur Jésus, lors de son avènement ? »

                Notre couronne de joie, c’est toute la peine prise à l’annonce de l’Evangile et à l’expansion de la Bonne Nouvelle. La joie infinie  de connaître le  Christ et de l’annoncer. Joie de la terre d’abord et joie du ciel dans la connaissance du Christ comme je suis connu, selon St Jean.

     

    3 - Couronne de justice :

    2è Tm 4/6-8 « Moi, en effet, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse »

                Ici l’apôtre exprime sa confiance que le bon combat de la persévérance qu’il a mené dans sa vie pour faire connaître le Christ et attendre ardemment sa venue –gardant la foi, ayant couru pour l’Evangile et son désir de la venue du Seigneur – sera récompensé par le Seigneur  qui lui remettra la couronne de Justice, reconnaissant par là la sainteté de la vie de Paul.

     

    4 - Couronne de vie

    « Heureux l’homme qui supporte l’épreuve avec persévérance, car, sa valeur une fois vérifiée, il recevra la couronne de la vie promise à ceux qui aiment Dieu. » (Jc. 1/12) rejoint par St Jean  dans l’Apocalypse :

    « À l’ange de l’Église qui est à Smyrne, écris : Ainsi parle celui qui est le Premier et le Dernier, celui qui était mort et qui est entré dans la vie : Je sais ta détresse et ta pauvreté ; pourtant tu es riche ! Sois sans aucune crainte pour ce que tu vas souffrir. Voici que le diable va jeter en prison certains des vôtres pour vous mettre à l’épreuve, et vous serez dans la détresse pendant dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de la vie. » (Apo. 2/10)

                St Jacques exalte ici la personne qui supporte les afflictions. Lorsqu’un tel homme aura supporté la tentation, il recevra la couronne de vie. La couronne ici n’est pas le diadème du roi, mais la couronne de la victoire qui sera donnée le jour du jugement au tribunal de Christ. Idem pour l’Eglise de Smyrne qui aura tenu bon jusqu’au bout.

     

    5 - Couronne de gloire

    « Soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu ; non par cupidité mais par dévouement ; non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau. Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas » (1 P. 5/2-4)

     Pierre  évoque la couronne de ceux qui auront bien rempli leur charge pastorale.

     

    6 - Couronnes d'or des 24 vieillards: 

    « Tout autour de ce Trône, vingt-quatre trônes, où siègent vingt-quatre Anciens portant des vêtements blancs et, sur leurs têtes, des couronnes d’or.Les vingt-quatre Anciens se jettent devant Celui qui siège sur le Trône, ils se prosternent face à celui qui vit pour les siècles des siècles ; ils lancent leur couronne devant le Trône en disant :« Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. C’est toi qui créas l’univers ; tu as voulu qu’il soit : il fut créé. » (Apo. 4/4 et 10)

                Les 24 vieillards – les 12 ancêtres des tribus d’Israël et les 12 apôtres, deux fois 12, deux fois la plénitude - symbolisent tous les rachetés à la fois de l’Ancienne Alliance et de la Nouvelle. Le fait qu’ils portent des couronnes d’or et qu’ils soient assis sur des trônes suggère qu’il s’agit de sauvés, divinisés.

                « Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas »[1] Ainsi s’exprime St Pierre dans sa première lettre. Et l’Apocalypse présente les élus avec une couronne d’or.[2]

                Le croyant est donc appelé à la Couronne de Gloire, la couronne d’or ! La Vierge Marie, la disciple la plus parfaite du Seigneur sur cette terre, a reçu cette couronne de Gloire. St Jean, dans l’Apocalypse[3], décrit Marie Ressuscitée dans la splendeur du Soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles.

     

             Récapitulons en conclusion notre moisson

                Selon l’Ancien Testament, la couronne indique une séparation, une « mise à part » des objets du culte, mais aussi des prêtres, des rois et des prophètes, une idée de consécration.

                Au sens figuré ou symbolique, elle est signe de noblesse, de fidélité à Dieu. Dieu lui-même devient couronne de son peuple !

                C’est la couronne des fiancés et des noces (encore comme cela dans le rite du mariage oriental).

                Enfin, être couronné, signifie avoir accompli parfaitement sa vie, par la vertu, les bienfaits, la fidélité, la vieillesse, la sagesse recherchée, trouvée, vécue et enseignée.

     

                Le Nouveau testament hérite de cette vision et l’enrichit en la précisant :

                Tout le peuple est appelé à être couronné (les 24 vieillards) c’est-à-dire divinisé par participation à la nature de Dieu comme dit St Pierre ( précision de l’AT qui disait : « Dieu lui-même sera ta couronne »)…

                A la suite de son maître… qui a connu la couronne de dérision (épines) et la couronne de gloire de la victoire.

                Cette couronne donnée par Dieu au croyant se décline en 6 qualificatifs :

                           1 – impérissable       c’est la couronne qui récompense le combat spirituel   sur soi-même pour vivre selon l’Evangile.

                           2 – de joie                 c’est la couronne qui récompense la joie d’avoir                       annoncé l’Evangile

                           3 – de justice             c’est la persévérance dans la connaissance du Christ,   dans son annonce et dans le désir de sa venue

                           4 – de vie                  c’est le couronnement de la victoire dans la tentation et l épreuve que fait subir le monde  aux chrétiens.

                           5 – de gloire              en particulier pour les pasteurs du troupeau

                           6 – de gloire et d’or…. Couronne de gloire rouge, précise St Cyprien, pour   les martyrs et blanches pour autres disciples non martyrs.

                Le couronnement est donc perçu par toute l’Ecriture comme une « récompense » donnée par Dieu au disciple méritant. C’est le geste qui accomplit tous les combats spirituels et moraux du disciple qui attend la venue de son maître et demeure fidèle dans l’épreuve et la contradiction. C’est une vision dynamique, progressante de la vie chrétienne, le contraire de la tiédeur.

                Mais, la préface des saints nous prévient contre tout orgueil ou suffisance , lorsqu’elle déclare à Dieu : « Quand tu couronnes les mérites des saints, Tu couronnes tes propres dons. »  

                C’est Dieu qui donne la grâce de la victoire et couronne cette victoire !

                Mais il la couronne cette victoire en la mettant à notre compte (c’est cela le mérite en théologie) même si c’est sa grâce qui nous la fait obtenir avec notre combat. Il donne la vertu, le mérite de la vertu et la récompense du mérite de la vertu. C’est ce que nous demandons dans le Veni sancte spiritus : « Da virtutis meritum ». Ce qui veut dire « donne le mérite de la vertu ».

                 La liturgie, enfin, pourrait nous instruire.

     

    Dans le baptême.

                Il paraît certain aujourd’hui que dans le rite baptismal primitif (chez les tout premiers chrétiens qu’on appelle les « judéo-chrétiens »), on remettait au nouveau baptisé le vêtement blanc et une couronne, souvent de fleurs.  Cette couronne était censée montrer la présence du Christ dans le nouveau baptisé, présence de renouveau. Le Christ était ainsi pensé « comme la couronne du croyant » dans toute sa vie nouvelle de chrétien, selon la promesse en Isaïe : « Dieu sera lui-même ta couronne ».

                On a donc vêtement blanc et couronne… d’où la mention du vêtement blanc et de la couronne pour les élus de l’Apocalypse. Au moment où le texte est écrit, on pratique encore ce rite. Les premiers chrétiens rattachaient le baptême autant à Pâques qu’à la fête des Tentes : vêtement blanc, couronne, palmes à la main… rites liés à la fête des tentes.

                Pourquoi alors, cette coutume a-t-elle disparu? Cet usage typiquement juif disparaît quand l’Eglise passe massivement aux païens car la couronne était liée au culte idolâtrique chez les cultes païens de l’époque, y compris dans les cultes à mystère… De plus les prêtres païens portaient une couronne ! Cela rendait le rite équivoque. Il n’est resté que le vêtement blanc.

    Dans le mariage.

                Dans les rites orientaux, après l’échange des consentements et la bénédiction /remise des alliances, les époux sont couronnéscomme le Christ victorieux.Le symbole du couronnement indique aussi l’âge adulte de la femme et sa capacité de donner naissance. Il équivaut à la velatio – «  l’imposition du voile » - dans la culture romaine.     

                La célébration  du mariage orthodoxe se poursuit par l'office du couronnement des mariésdevant une table préparée au milieu de la nef.   Les jeunes mariés sont introduits dans la nef par le prêtre et tiennent chacun un cierge allumé, relié l'un à l'autre par un ruban. Le prêtre couronne les deux mariés, mais souvent quelqu'un tient la couronne au dessus de leur tête. Le couronnement est le signe sacramentel du mariage.  -  On lit deux textes du Nouveaux Testament. Le prêtre donne à boire une coupe de vin aux deux mariés. Puis, guidés par le prêtre, ils font, main dans la main, trois fois le tour de l'autel ou du lutrin où sont déposés les évangiles. Couronnés, ils dansent liturgiquement autour de l’autel avec le prêtre. Les nouveaux mariés vénèrent les icônes et s'embrassent l'un l'autre.  



    [1] 1 Pierre 5/2

    [2] Apo. 4/4 et 10

    [3] Apo. 12/1 et ss

  • Sainte Thérèse d'Avila

    Jeudi 15 octobre : 500ème anniversaire de la naissance de Ste Thérèse d'Avila : messe à 18H à Bonsecours et à 20H30 à Bonsecours, La vie et le cheminement spirituel de Ste Thérèse par Martine Boiché. Cette soirée introduit les deux concerts lecture des œuvres de la sainte.

    PA030043.jpg