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Carême 2012

  • Le mercredi des sous

    La méditation est faite à partir de l'évangile d'aujourd'hui

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    Arcabas - le Christ aux outrages - église Saint Hugues de Chartreuse

    « Combien vous me donnez pour que je vous le livre ? » demande Judas ! La question a le mérite d’être directe ! 30 pièces d’argent… un peu plus que la somme reçue pour prix de la vente de Joseph par ses frères au temps du patriarche Jacob !

    Le lundi de Pâques on entendra encore le même bruit de sous : l’argent donné aux soldats gardiens du tombeau…Ils ont dormi… ils n’ont rien vu… on le protège et o leur donne des sous pour qu’ils mentent : ce sont ses disciples qui sont venus chercher le corps de Jésus pour faire croire à une résurrection. Les mêmes ont payé les deux fois !

    Jusqu’à quelle bassesse l’homme est-il capable de descendre pour l’injustice et l’argent ?

    Et moi ? Prier pour être préservé jusqu’à la fin de trahir le maître d’une manière ou d’une autre. Sens de ma fragilité, de ma faiblesse devant les tentations…

  • Le mardi de l’annonce de la trahison

    La méditation est faite à partir de l'évangile d'aujourd'hui

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    L’Eglise nous fait lire l’annonce de la trahison de Judas que fait Jésus au début du repas du jeudi saint. Le traître est celui qui prend la bouchée dans le plat avec Jésus… tout un symbole ! C’est l’intime qui trahit !

    Et c’est le geste intime qui le livre à Satan : jusque-là il n’avait eu que l’idée de trahir… par ce geste il accomplit sa trahison… « Satan entra en lui » dit Jean… et un peu plus loin, « quand il eut pris la bouchée, il sortit aussitôt - impossible de rester plus longtemps face à Jésus !- : il faisait nuit. » On sent le froid de la nuit nous tomber dessus.

    Sans atteindre à la gravité de Judas, certaines de mes trahisons du Christ…

  • Le lundi des parfums

    La méditation est faite à partir de l'évangile d'aujourd'hui

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    L'onction à Béthanie, Vitrail de Serge NOUAILHAT, 2009, CALLAO, PÉROU

    « Six jours avant la Pâque » Jésus est revenu de sa cachette pour un repas d’action de grâce pour la réanimation de Lazare, sans doute un de ces repas fraternels sacrés qui regroupaient chaque semaine les disciples d’un rabbi.

    Marie la sœur de Lazare touche profondément Jésus qui en est fort ému en versant sur ses pieds tout le parfum mis de côté pour la sépulture de Jésus. En voyant la résurrection de Lazare et en méditant sur ce fait, Marie a compris qu’il était inutile de garder du parfum pour le Christ : il ne restera pas au tombeau mais il ressuscitera. « Elle l’avait gardé pur mon ensevelissement » dit Jésus.

    La merveilleuse délicatesse de Marie vis à vis de Jésus… au milieu de la rudesse avare de Judas et des discussions rustiques des apôtres.

    Quelle délicatesse pourrais-je avoir, moi, pour Jésus aujourd’hui ?

  • Méditation du samedi de la 5ème semaine de Carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Jésus alors parle de la croix… d’une manière voilée : « Quand je serai élevé des terre, j’attirerai à moi tous les hommes »… si voilée que Jean doit décrypté pour que nous ne nous trompions pas de sens. Mais remarquons comment Jésus parle de la croix : comme d’une élévation féconde !

    Et cette élévation est un JUGEMENT : « le monde » – c’est-à-dire la création en tant qu’elle s’oppose à Dieu – « est jugé » mais aussi « le Prince de ce monde » qui « est jeté dehors ». Nous retrouvons dans ces mots un enseignement de Jésus où il se présentait comme le plus fort qui venait prendre la maison d’un fort et tous ses biens : « Personne ne peut entrer dans la maison du fort (= Satan) piller ses affaires, si d’abord, il ne lie pas le fort (Jésus le plus fort ligote Stan par l’expulsion des démons mais surtout par sa victoire sur la mort). Et alors, la maison il la pillera (c’est-à-dire il délivrera l’homme et la création -  biens de Dieu - de l’emprise indue de Satan sur eux). » (Marc 3/27) La Croix manifeste le mal des hommes et par l’amour infini du Christ sur elle, vainc le mal el l’humanité et détruit la mort qui est le salaire du mal. En Jésus « glorifié sur la Croix » l’homme est sauvé et divinisé.

  • Méditation du vendredi de la 5ème semaine de Carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Dieu le Père n’abandonne pas le Fils de son amour ! Quelle douleur de penser que des chrétiens aient pu penser que Dieu haïssait son Fils dans la passion et que le fils devait, au prix de la haine de son Père, en « apaiser le courroux » ! Le Père affirme son soutien total et continu au Fils de son amour, sa présence continuelle à ses côtés.

    C’est une tentation également pour toute personne souffrante ou accablée par des fautes et des péchés de croire que Dieu ne peut voir pour elle que du « courroux ». Si Dieu hait le péché, il aime le pécheur, toute la Bible le montre et le Christ encore davantage ! Quant à la souffrance, Dieu ne la magnifie pas ! La preuve : dès que Jésus en rencontre une, il la guérit ! Ne laissons pas Satan faire naître en nous ou en des frères ou sœurs la désespérance.

  • Méditation du jeudi de la 5ème semaine de Carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Et puis éclate le désarroi de Jésus, son bouleversement intérieur ... comme son agonie (= étymologiquement combat). Et Jésus dans sa prière, avec la confiance d’un enfant, libère son cœur devant Dieu ! Il dit ce qu’il ressent intérieurement, il dit la volonté humaine qui crie à Dieu de le délivrer de cette Heure… et sa reprise immédiate, sans un instant d’opposition, dans l’union de la volonté humaine et de la volonté divine de Jésus. C’est l’équivalent en St Jean de l’agonie de Gethsémani des synoptiques que Jean ne raconte pas. La volonté humaine frémit sous le choc de la vision de l’heure !  Jésus ne joue pas au héros sans peur et sans reproche mais calmement, au milieu même du trouble de la liberté humaine, il manifeste son obéissance au Père et sa volonté unie à la sienne.

    Contemplons le cœur de Jésus qui nous est montré, compatissons à sa douleur, osons dire devant Dieu comment est notre cœur sans jouer au héros, sachons avec humilité et calme conduite notre volonté humaine à vouloir ce que Dieu veut.

  • Méditation du mercredi de la 5ème semaine de Carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Jésus ensuite, poursuivant sa méditation, évoque la fécondité de sa mort avec la comparaison du grain de blé. Il va être jeté en terre, comme tout mort, mais cette mort va porter du fruit de Vie, va multiplier la Vie. Jésus regarde sa mort comme féconde de Vie. Et les paroles qui suivent son pour nous : il y a beaucoup de petites morts dans notre vie (vieillissement, dépouillement, pertes et échecs, humiliations…) Jésus nous invite à les vivre dans son dynamisme, dans le don de nous-mêmes, comme un détachement de nous-mêmes, de notre vie… comme une suite du Christ jusqu’au Paradis.

  • Méditation du mardi de la 5ème semaine de Carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    La réaction de Jésus est inattendue ! Il y voit le signe de son Heure, c’est-à-dire du moment de sa Passion et sa Résurrection. De nombreuses fois dans l’Evangile de St Jean, nous avons lu : « ce n’était pas son Heure, son Heure n’était pas venue ». Aujourd’hui cette demande de juifs grecs est pour Jésus le signe. C’est l’Heure ! « L’Heure pour le Fils de l’homme d’être glorifié ». Pas l’heure d’être crucifié… mais d’être Glorifié, c’est-à-dire de manifester la Gloire de Dieu en étant pris en Elle, en étant ressuscité. Pour St Jean à l’école de Jésus, la croix et la Résurrection ne sont qu’UN SEUL et UNIQUE Mystère ! Et le but de la croix est la glorification du Fils de l’homme.

    Si souvent notre méditation s’arrête à la croix…et notre approche est uniquement doloriste. Certes ce fut affreux mais Jésus ne regarde pas sa croix comme cela mais comme le geste de son amour extrême, de sa victoire et de sa Gloire !

  • Méditation du lundi de la 5ème semaine de Carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    « Nous voudrions voir Jésus ». Voilà une demande magnifique ! Elle est faite à Philippe : pas étonnant, Philippe porte un nom grec, il est de Bethsaïda, vile à la fois juive et grecque… et il parle sûrement grec… André à qui Philippe répercute la demande ! Et tous les deux vont le dire à Jésus. Ces grecs ne savaient pas comment aborder Jésus… ils le font par les disciples. C’est encore vrai aujourd’hui… certains n’osent pas aller à Jésus directement, ils ne savent pas comment faire, surtout ceux qui n’ont pas été éduqué religieusement dans leur enfance. Alors ils vont s ‘approcher de nous, sans doute timidement… Saurons-nous découvrir à demi-mot leur attente ? Est-ce que je réponds ? Ou est-ce que je fais comme si je n’avais pas vu ou entendu la demande par peur de me montre chrétien ?

  • Méditation du samedi de la 4ème semaine de carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Arcabas - le songe de Samuel - église Saint Hugues de Chartreuse

    Terminons cette semaine en regardant l’écho de cet enseignement de Jésus dans l’épître de st Paul. « Dieu est riche en miséricorde ; à cause du trop grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts des suites de nos fautes, il nous a fait revivre dans le Christ. »  A cause du trop grand amour… cette phrase bouleversait tellement la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité, (carmélite bourguignonne contemporaine de Ste Thérèse de l’enfant Jésus) qu’elle était comme jeté dans l’adoration à l’audition de ces mots. Tout ce que Jésus nous a enseigné ce dimanche, c’est « trop ». Dieu est excessif en ses dons… et nous nous y habituons trop !

    Profitons de ces méditations de carême pour faire grandir en nous la confusion devant tant et tant d’amour… et devant si peu de réponse de notre part avec notre petit christianisme « tiédasse » alors que la foi, c’est du feu.

  • Méditation du vendredi de la 4ème semaine de carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Arcabas - le retour du fils prodigue - eglise saint Hugues de Chartreuse

    Fasciné par la lumière : tel est le juste selon Jésus ! « Celui qui agit selon la vérité vient à la Lumière. »… à la différence de l’injuste qui reste dans les ténèbres pour cacher ses œuvres de ténèbres.

    Suis-je un homme, une femme de lumière ? Ne répondez pas trop vite ! Si vous vous confessez régulièrement, vous êtes un homme de lumière, vous cherchez la vérité et vous ne craignez pas de venir au Christ. Mais si vous ne vous confessez jamais, vous préférez laisser vos œuvres dans les ténèbres et ne pas venir au Christ lumière. La vie chrétienne, ce ne sont de pieux sentiments, mais d’actes.

  • Méditation du jeudi de la 4ème semaine de carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Arcabas - église Saint Hugues de Chartreuse

    Et Jésus continue à dire à Nicodème : « Dieu a envoyé son fils non pas pour juger le monde mais pour le sauver. » Et Jésus d’ajouter : c’est l’homme qui se juge lui-même selon sa position face au don de Dieu : accueil ou refus de Jésus, croire ou ne pas croire. Jésus s’offre… à l’homme de recevoir ou de refuser. L’homme créé libre reste toujours libre devant Dieu, libre de l’accueillir ou de le renvoyer ! L’alliance du Créateur était proposée à un homme libre en Adam; le salut est proposé librement au même Adam pécheur. C’est la gravité de notre vie : le choix de Dieu, clairement devant le Don de Dieu pour ceux qui connaissent le Christ ; le choix de Dieu dans leur conscience pour ceux qui ne le connaissent pas !

    Prions pour que notre acte de foi soit renouvelé par ce carême par une plus grande confiance en Dieu, une plus grande force dans l’adhésion, un désir de mieux connaître Celui en qui nous croyons.

  • Méditation du mercredi de la 4ème semaine de Carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Arcabas - Jésus à 12 ans, enseignant au Temple - église Saint Hugues de Chartreuse

    Après le fait – la croix – et son annonce dans l’histoire d’Israël –le serpent de bronze – la raison en Dieu d’une telle action : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique pour que l’homme ne périsse pas. » Raison qui vaut pour lé délivrance d’Egypte, l’éducation dans le désert, la guérison par le serpent de bronze et - a fortiori – par le don du Fils ! Dieu aime sa création et sa créature, même révoltée, pécheresse, pleine de ressentiment. Dieu n’a pas fait la mort, Dieu ne connaît pas la mort, Dieu ne veut pas que l’homme périsse : Dieu le Vivant ne veut que donner la Vie. Nous avons été créés pour recevoir la Vie divine et vivre en communion totale avec Dieu.

    Nous redisons souvent ce verset de St Jean… au point de ne plus nous en étonner ! Au point d’oublier ce que les hommes (en la personne des chefs juifs et du païen Pilate…) ont fait de ce don : ils l’ont tué !Et nous, nous l’édulcorons puisque nous faisons de cet amour l’excuse de notre médiocrité ! …et de nos lâchetés dans la suite du Christ et nos infidélités à l’Evangile !

  • Méditation du mardi de la 4ème semaine de carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Arcabas - Jésus tenté par le Satan - église Saint Hugues de Chartreuse

    Ce serpent de bronze, Jésus en fait une annonce de sa Croix ! Le serpent est dans la Bible, le symbole du mal : rampant et sournois, terrestre (il habite même dans la terre) et mortel. Symbole aussi du désir de l’homme : caché, incertain, louvoyant, tourné uniquement vers la terre… Ce serpent, s’il est dressé vers le Ciel, radicalement comme de l’airain, peut devenir signe du salut.

    Jésus par son incarnation, est devenu solidaire de notre humanité pécheresse, bien que sans péché lui-même. L’homme pécheur – c’est-à-dire moi-même - est tourné vers les choses de la terre, son désir est terrestre, incertain, louvoyant…sensible au serpent et à ses séductions. En Jésus, cet homme pécheur –« incurvé en lui-même » comme dit St Augustin – est tourné vers Dieu, dressé vers le Ciel, réorienté vers Dieu : il peut alors recevoir la Vie même de Dieu, l’Eternelle Vie !

    Que monte de mon cœur mon action de grâce pour l’action de Jésus en faveur de tous les hommes, moi en particulier. Que le jeûne et la maîtrise de mes sens, durant ce carême, m’aident à tourner mon désir vers Dieu.

  • Méditation du lundi de la 4ème semaine de carême

    La méditation est faite à partir des lectures du dimanche

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    Arcabas - église Saint Hugues de Chartreuse

    Nous sommes dans le passage de l’Evangile de St Jean qui nous raconte l’entretien entre Jésus et Nicodème, notable juif venu l’interroger en fin de soirée, à l’heure où dans chaque synagogue les homes se rassemblent pour discuter de la Loi.

    Au moment où nous en sommes de l’entretien, Jésus se réfère à un passage célèbre du livre des Nombres (21/4 et suivants) : les hébreux toujours prompts à la rébellion contre Dieu ou à la récrimination, a perdu patience une fois de plus, regrettant d’avoir quitté l’Egypte et se déclarant lassé de « cette nourriture de famine » la manne !

    Surgissent alors des « serpents brûlants » qui tuent bien des membres du peuple. Israël y voit une conséquence de sa révolte et demande à Moïse d’intercéder une fois de plus pour le peuple. Moïse prie et Dieu lui demande alors : « Façonne-toi un serpent d’airain que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie. »

    Récrimination du peuple, intercession de Moïse et pardon. Ces « murmures » de dépit, de ressentiment habitent tout cœur humain, habite mon cœur. Je pourrai essayer de repérer ce contre quoi je récrimine souvent, demander à Dieu den être guéri et décider de lutter contre cette mauvaise tendance de mon cœur.