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  • 2, Le protévangile : la femme écrasera le sepent du talon

    L'histoire du salut dans l'église de Bonsecours - 2ème semaine

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  • Jean de Vandières

    Aujourd'hui, le diocèse fête le bienheureux Jean de Vandières encore appelé Jean de Gorze.

  • II, Reniement de Pierre et condamnation de Jésus.

    « Deuxième station du Chemin de Croix » devant le Saint Sacrement.

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    De l’Evangile de St Luc chapitre 22/54-71

     

    Ils se saisirent de Jésus pour l'emmener et ils le firent entrer dans la maison du grand prêtre. Pierre suivait de loin. Ils avaient allumé un feu au milieu de la cour et ils s'étaient tous assis là. Pierre était parmi eux. Une servante le vit assis près du feu ; elle le dévisagea et dit : « Celui-là aussi était avec lui. » Mais il nia : « Femme, je ne le connais pas. » Peu après, un autre dit en le voyant : « Toi aussi, tu en fais partie. » Pierre répondit : « Non, je n'en suis pas. » Environ une heure plus tard, un autre insistait : « C'est sûr : celui-là était avec lui, et d'ailleurs il est Galiléen. » Pierre répondit : « Je ne vois pas ce que tu veux dire. » Et à l'instant même, comme il parlait encore, un coq chanta. Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre; et Pierre se rappela la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois. » Il sortit et pleura amèrement.

    Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le maltraitaient. Ils lui avaient voilé le visage, et ils l'interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t'a frappé ? » Et ils lançaient contre lui beaucoup d'autres insultes.

    Lorsqu'il fit jour, les anciens du peuple, chefs des prêtres et scribes, se réunirent, et ils l'emmenèrent devant leur grand conseil. Ils lui dirent : « Si tu es le Messie, dis-le nous. » Il leur répondit : « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas  et si j'interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite du Dieu Puissant. »Tous lui dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » Il leur répondit : « C'est vous qui dites que je le suis. » Ils dirent alors : « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes nous l'avons entendu de sa bouche. »

     

    MEDITATION

     

                « Le Seigneur posa son regard sur Pierre. » Seul St Luc note que Pierre renie le Christ devant le christ ! Jésus est assis comme prisonnier à un coin de la petite cour, tout seul. Et Pierre est à l’autre coin avec les soldats et les servantes à se chauffer. C’est là qu’il est interrogé… et là que par peur, sous les yeux du Seigneur, il renie le Christ.

                La peur peut conduite à tout, même à renier l’ami.

                La peur qui tient aux entrailles.

                Nous l’avons connu sans doute un jour ou l’autre, où nous avons craint pour notre réputation, sous le regard des autres, devant ses collègues de travail, devant ses amis…on n’a pas voulu perdre la face, alors on n’a pas dit qu’on était disciple du Christ…pire on a fait chœur avec les autres pour critiquer, le Pape, tel évêque, le message de l’Eglise…

     

                Une grâce à demander : être délivré de la peur du regard des autres, être délivré du souci de sa réputation… par l’intercession de St Pierre qui est mort martyr ! 

     

    « Mais désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite du Dieu Puissant. »Tous lui dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? »

     

                Jésus a pris bien soin tout au long de son ministère public de ne jamais laisser dire qu’il était le Messie. St Marc insiste beaucoup sur cet aspect mais tous les évangiles synoptiques (St Matthieu, St Marc et St Luc) le disent aussi. Jésus ne voulait pas qu’on se trompe sur la manière d’être Messie qui était la sienne. Il ne voulait pas entrainer les foules dans une aventure politique qui tournerait court .

                Mais maintenant qu’il est prisonnier, il n’y a plus d’ambigüité possible. Alors il reprend la prophétie de Daniel sur le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel et se l’applique…comme il avait fait dans la synagogue de Nazareth avec le texte du prophète Isaïe : « Aujourd’hui cette Parole de l’Ecriture s’accomplit pour vous qui l’entendez ». Dans cette scène devant le sanhédrin, c’est la même façon de montrer que Jésus accomplit la Parole prophétique. Daniel l’avait annoncé…Jésus en s’appliquant la parole, la montre accomplie.

     

                En étant devant le St Sacrement, nous sommes devant ce Fils de l’homme qui maintenant siège sur les Nuées du Ciel, Ressuscité qu’Il est… lui qui est là humblement sur l’autel sous l’humble signe du pain consacré.

                Là où les prêtres ont refusé, nous, de toute notre foi accueillons la Parole de Jésus : il est le Fils de Dieu.

     

    OUI SEIGNEUR NOUS CROYONS FAIS GRANDIR EN NOUS LA FOI.

  • 1, La tentation d'Adam et d'Eve

    L'histoire du salut dans l'église de Bonsecours - 1ère semaine

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  • CARÊME 2010 SUR LE BLOG

    Cette année, je vous propose deux rendez-vous hebdomadaires durant ce carême :

                Le  dimanche soir : une courte méditation sur l'histoire du salut en suivant la décoration de l'église de Bonsecours dont voici la présentation vidéo :

     

                Le vendredi : une méditation sur la Passion qui est comme « un Chemin de Croix »

  • I, Arrestation de Jésus et comparution.

    « Première station du Chemin de Croix » devant le Saint Sacrement.  

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      Nous sommes devant le St Sacrement c’est-à-dire devant le signe de la Présence réelle du Christ Ressuscité. Toute l’humanité de Jésus a été divinisée dans la Résurrection du matin de Pâques. Il garde le signe des stigmates des clous sur ses mains, son côté et ses pieds. Ce qui nous rappelle que tous les événements de sa vie de Messie sont éternisés et qu’en Lui ressuscité, à tout moment, nous pouvons les revivre : leur efficacité pour notre salut et notre divinisation est totale, toute sa vie nous est offerte, non pas dans le souvenir d’un passé mais dans la rencontre actuelle du Christ.

    Evoquer devant Lui, par la Parole de l’Evangile, son arrestation et ses rencontres avec les Grands Prêtre et Pilate, c’est les vivre, être rendus présents à la scène de l’Evangile lue.

     

    De l’Evangile de St Jean chapitre 18

    Après avoir ainsi parlé, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C'est moi. » Judas, qui le livrait, était au milieu d'eux. Quand Jésus leur répondit : « C'est moi », ils reculèrent, et ils tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l'ai dit : c'est moi. Si c'est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l'enchaînent.

    Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là. Simon Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand Prêtre, mais Pierre était resté dehors, près de la porte. Alors l'autre disciple - celui qui était connu du grand prêtre - sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Les serviteurs et les gardes étaient là ; comme il faisait froid, ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Pierre était avec eux, et se chauffait lui aussi. (reniement de Pierre) Or, le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.

    Anne l'envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe.

    Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur. C'était le matin. Les Juifs n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal. Pilate vint au dehors pour leur parler : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent : « S'il ne s'agissait pas d'un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. »Pilate leur dit : « Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. » Ainsi s'accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? »Après cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais c'est la coutume chez vous que je relâche quelqu'un pour la Pâque : voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » Mais ils se mirent à crier : « Pas lui ! Barabbas ! » (Ce Barabbas était un bandit.)

     

    MEDITATION

     

                Contemplons d’abord la majesté du Christ. Après l’effondrement de l’agonie à Géthsémani que St Jean a montré quelques temps auparavant, - « mon âme est triste à mourir » - , St Jean – seul témoin oculaire de toute la Passion avec Pierre au début – nous montre la majesté du Christ.

    -          les soldats, venues l’arrêter, tombent quand il s’approche d’eux et qu’il leur a dit « C’est moi », réponse très proche de celle du Buisson « Je suis ».

    -          La majesté du Christ en impose à Anne qui, organisateur du complot, perd contenance devant Jésus puis à Pilate qui note st Jean, est impressionné.

     

    Nous sommes devant la majesté voilée du Christ. Il est devant nous tel qu’Il fut devant eux.

    Adorons-le

    JESUS CHRIST EST SEIGNEUR A LA GLOIRE DU PERE.

     

    Regardons la piètre attitude des hommes devant Le Christ.

    -          Judas le traître

    -          Pierre qui renie

    -          Anne et Caïphe qui machinent la liquidation du Christ

    -          Pilate le lâche car après tous ses atermoiements, il le leur livra !

    -          L’acharnement violent des chefs prêtes à demander la libération du malfaiteur pour faire disparaître le Christ.

     

    Nous sommes aussi devant ce péché des contemporains du Christ. Nous leur ressemblons, hommes de la même humanité qu’eux. Reconnaissons notre péché devant le Christ devant qui nous sommes.

     

    REVENEZ A MOI DE TOUT VOTRE CŒUR CAR JE SUIS UN DIEU DE TENDRESSE.

  • Prière pour les prêtres

    Prière pour tous les prêtres

    et particulièrement les curés de paroisse.

     

    Dieu notre Père, Tu as donné ton Fils au monde comme Prêtre de Ton Alliance avec l'humanité pour la sanctifier et l'offrir à Ta Gloire.

    Nous Te prions pour tous les prêtres et les curés que Tu as choisis comme instruments vivants de ce service :

    Donne-leur la force d'annoncer l'Evangile avec foi et humilité

    Accorde leur de travailler vraiment à la construction du Corps du Christ.

    Permets leur de savoir guider leurs frères vers Ton Royaume.

    Nous te le demandons, Père, par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen.

  • Splendeur de la Liturgie eucharistique

    La première partie de la messe - on l'appelle la liturgie de la Parole - nous a rassemblés autour de Jésus Notre Seigneur : en venant à la messe, nous nous sommes approchés de Lui, ensemble, comme le peuple de Dieu. Nous l'avons écouté nous expliquer les Ecritures et sa Parole a été efficace en nous, elle a effacé nos péchés. Nous avons prié par Lui notre Père, nous avons reçu le pardon des péchés. Bref, dans la joie, nous étions avec Lui en Galilée, autour du lac, avec les apôtres et les premiers disciples.

     

    Commence alors la seconde partie de la messe.

    eucharistie1.jpgLe climat change. Nous sommes montés à Jérusalem avec le Seigneur et bien vite, nous sommes mis devant son sacrifice, son offrande au Père sur la Croix pour nous, sa mise au tombeau et sa Résurrection découverte au matin de Pâques.

    Le Christ est seul dans son sacrifice, nous sommes devant Lui, au pied de la Croix avec Marie, Marie Madeleine et Jean, au tombeau[1] avec Nicodème et Joseph d'Arimathie, au matin de Pâques, au tombeau vide avec Pierre, Jean et Marie Madeleine. Dans cette seconde partie de la messe, nous allons davantage nous taire, regarder et écouter le prêtre qui agit « in persona Christi » « en la personne du Christ » : l'offrande du sacrifice est celle que fait le Christ d'abord seul (représenté sacramentellement par le prêtre), puis nous-mêmes « par Lui, avec Lui et en Lui », si nous le voulons. Mais cette solitude première du Christ s'exprime par le fait que nous sommes bien moins actifs extérieurement que dans la première partie de la messe et que notre participation est essentiellement intérieure, offrande de tout nous-mêmes à Dieu.

    Les rites utilisés par l'Eglise dans cette seconde partie de la messe sont inspirés, à la fois, du rituel du repas du sabbat (donc chaque semaine) et de celui du rituel du repas pascal, célébré chaque année. Et ce jusque dans bien des détails : la nappe blanche, le pain azyme, c'est-à-dire sans levain comme le pain de la Pâque juive, et la coupe de vin ; la lumière, le plateau sur lequel sont posées les hosties, l'eau mise dans le vin de la coupe[2], la parenté de certains textes. L'évangéliste St Luc - au chapitre 22 de son Evangile - raconte la dernière Cène au cours de laquelle Jésus institue l'Eucharistie, dans une évocation très précise des rites de repas pascal juif. Il nous indique par là que cette proximité des rites traditionnels juifs et chrétiens est voulue par le Seigneur lui-même.

    La prière eucharistique a commencé par une louange de Dieu prononcée par le prêtre qui s'achève par une acclamation solennelle de Dieu : »Saint, Saint Saint »...L'Eglise nous fait reprendre les acclamations des Anges entendues par Isaïe dans une vision au Temple. Gravité extrême du moment : nous sommes avec les Anges devant la majesté divine ! Nous sommes dans le Saint des Saint où se faisait chaque année le sacrifice pour le pardon des péchés. Nous sommes devant Dieu.

    eucharistie4.jpgAlors commence le récit de la Dernière Cène à l'atmosphère si pascale.

    Quand les fils d'Israël célèbrent la Pâque chaque année, à la nouvelle lune de printemps, ils ont conscience non pas de se souvenir de la Sortie d'Egypte mais de la vivre ! Le rite n'est pas simplement moyen de se souvenir ; le rite, quand on l'accomplit, fait vivre dans le dynamisme de l'événement historique célébré, unit à Dieu qui libère son peuple, fait grandir la liberté du peuple saint qui célèbre la Pâque.

    Quand nous participons à la messe, nous faisons la même expérience : nous vivons le mystère pascal, nous entrons dans le dynamisme de la Pâque du Seigneur Jésus. C'est ce que signifie notre chant d'acclamation aussitôt après la consécration : « Nous rappelons ta mort Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la Gloire. » Plus encore : puisque le pain est devenu vraiment son Corps et le vin son Sang, en communiant, nous sommes incorporés dans le Christ Ressuscité et nous devenons davantage « l'Eglise », le Corps du Christ.

    Le Père Louis Lallemand, un jésuite français du XVIIè siècle, explique cela magnifiquement : « Jésus a dit : « celui qui mange ma chair demeure en Moi et Moi en lui. » Ces paroles marquent l'union admirable que nous avons avec notre Seigneur dans le sacrement de l'Eucharistie. Par la communion, nous sommes unis directement au Corps et au Sang de Jésus-Christ et, par eux, à son âme et à sa divinité. Son Corps se mêle avec notre corps, son Sang avec notre sang, son Ame se joint à notre âme, son imagination règle la nôtre, son intelligence éclaire la nôtre, sa volonté enflamme et fortifie la nôtre; ses sens purifient les nôtres.

    Ainsi nous devenons un moment semblables à Notre Seigneur et nous pouvons devenir meilleurs. Ainsi les hommes se changent et se perfectionnent dans la sainte communion. A proportion que nous sommes disposés, Notre Seigneur vient demeurer en nous. Il unit réellement son corps au nôtre et son esprit au nôtre bien que nous ne sachions pas comment se fait cette union.

    Après la communion,.... ce que nous devons faire, c'est de nous abandonner à l'oeuvre que fait en nous Notre Seigneur, lui laisser effacer nos péchés et en arracher les racines. »

                Pour nous unir à ce qui se passe sur l'autel, avant de communier, il nous faut contempler les gestes du prêtre - ils ont tous un sens - écouter attentivement ses paroles et nous unir profondément à tout ce qui est dit comme prière puisque le prêtre parle au nom de tous : il dit « nous ».

                Ainsi, le Seigneur Jésus présent  sur l'autel après la consécration où le prêtre a refait les gestes de Jésus et prononcé ses paroles, est montré « comme immolé » : le Corps est placé sur la patène d'un côté et le Sang dans la coupe de l'autre côté, exactement comme on faisait pour immoler les Agneaux de la Pâque dans le Temple : le sang était recueilli minutieusement dans une coupe quand on immolait l'Agneau pascal. Bien sûr, on ne refait pas le sacrifice du Christ, « accompli une fois pour toutes » et sauveur une fois pour toutes ! Mais on  le représente comme immolé, séparé ... avant de réunir dans la même coupe le Corps et le Sang[3] pour proclamer sa Résurrection.

                Le prêtre prie seul pour nous montrer que le Christ s'est offert seul pour nous sauver. En étant en quelque sorte « spectateur » de ce sacrifice, dans notre cœur, dans l'élan de notre prière, nous devons alors nous unir à cette offrande du Christ : après avoir rassemblé dans le Christ le Pape, l'évêque du lieu et tous les évêques, les prêtres, les diacres, les fidèles défunts, les fidèles présents, tout le peuple de Dieu, les hommes qui cherchent Dieu avec droiture et tous les saints, le prêtre offre au Père le Christ « total » : « Par Lui, avec Lui et en Lui.... » Je dois être pris dans cette offrande pour, uni au Christ, devenir une louange à la Gloire de Dieu le Père. Voilà ma participation à l'offrande parfaite du Christ ! Voilà ma participation à la messe comme le demande le Concile : « Dans l'action liturgique, ... les fidèles participent de façon consciente, active et fructueuse...C'est pourquoi dans le sacrifice de la messe, nous demandons au Seigneur qu'ayant agréé l'oblation du sacrifice spirituel (du Christ à l'autel), il fasse pour lui de nous-mêmes une éternelle offrande. »[4]

    eucharistie5.jpg            Adorer, s'offrir, et communier, voilà la participation « consciente, active et fructueuse » à la cette seconde partie de la messe que nous venons de décrire et qui s'achève par la bénédiction et l'envoi en mission « allez dans la paix du Christ », comme autrefois ce fut le cas sur le Mont des Oliviers quand Jésus rassembla les siens avant de disparaître à leurs yeux.


    [1] Dans les livres liturgiques, souvent on appelle l'autel « le tombeau » sur lequel est déposé le pain qui va devenir le Corps Ressuscité du Christ.
    [2] En Palestine au temps de Jésus pour conserver le vin on le fait madériser. Il devient donc très alcoolisé et très épais ; pour le boire, on mêle de l'eau. Jésus a accompli ce geste le soir du jeudi saint et en souvenir, le prêtre le fait toujours aujourd'hui.
    [3] Le prêtre, pendant le chant de « l'Agneau de Dieu » fractionne l'hostie et en prend une petite parcelle qu' il met dans le calice.
    [4] Constitution sur la liturgie de Vatican II. N°11 et 12. Voir aussi la prière eucharistique III : « fais de nous une éternelle offrande à ta Gloire ».