La procession de la Fête-Dieu





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L’Eglise nous fait lire ce dimanche de la Trinité la finale de St Matthieu : Jésus envoie ses apôtres pour annoncer l’Evangile à toute la terre. Il précise : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Dans l’ordre : faire des disciples par le baptême puis leur apprendre ce que Jésus a enseigné, le tout dans la présence permanente de Jésus ressuscité à ses envoyés.
La fête de Pentecôte est le couronnement de la mission que le Père a confiée au Christ : chercher et ramener l’humanité à Dieu et lui donner l’Esprit Saint, énergie de l’humanité nouvelle.. Mort et Ressuscité, le prédicateur du Royaume en terre sainte, est exalté auprès du Père. Ainsi est ré ouvert l’accès à Dieu, ainsi est inauguré le Royaume où l’humanité nouvelle, née du Christ ressuscité, est attendue. Et le Christ prie le Père d’envoyer l’Esprit Saint promis, le compagnon de la vie de l’Eglise jusqu’à la fin des temps !

DANS LE CADRE DU 800ème ANNIVERSAIRE du COMMENCEMENT DE LA CONSTRUCTION DE LA CATHEDRALE DE TOUL en 1221
LE DIOCÈSE DE NANCY ET TOUL PROPOSE DES VISITES SPIRITUELLES DE LA CATHEDRALE DE TOUL
En ce dimanche entre Ciel et Terre, entre l’Ascension de notre Seigneur et la venue de l’Esprit sur ses disciples en attente du Paraclet sur la terre des vivants, nous voici introduits dans la prière sacerdotale de Jésus, la grande prière d’oblation et d’intercession du Sauveur à l’heure de son sacrifice sur la Croix.
Cette fête est en demi-teinte ! Pouvons-nous nous réjouir ? Cela ne doit pas être si simple puisque l’oraison du jour demande à Dieu de « nous ouvrir à la joie de cette fête » ! Regardons de plus près ses nombreuses dimensions :
« Demeurez dans mon amour comme moi je demeure dans l’amour du Père » On pourrait résumer l’enseignement de Jésus ce dimanche par cette phrase. « Demeurer », c’est le verbe johannique qui définit la vie chrétienne… ou plutôt St Jean nous transmet à quel point Jésus aimait ce verbe. Rappelez-vous : tout au début de l’Evangile, André et Jean suivent Jésus et demandent : « Rabbi, où demeures-tu ? » et « ils demeurèrent avec lui ce jour-là ». Il s’agit donc d’abord être auprès de Jésus – comme au temps des apôtres - puis être en Jésus – comme nous en vans la grâce après la Résurrection.
Je suis bien heureux chers frères et sœurs… Notre mirabellier porte beaucoup de fruits… La récolte promet d’être bonne cette année ! Quelle chance malgré les gels tardifs que nous venons d’avoir ! Certes je le soigne avec attention mon mirabellier qui pousse fièrement en plein centre-ville, je le taille régulièrement et y prête une attention toute particulière…. Une fierté !
Le jour de notre baptême en nous faisant l’onction avec le St Chrême le prêtre a dit sur chacun de nous : » Tu es une création nouvelle. Tu es membre du Corps du Christ et tu participes à sa dignité de prêtre, prophète et roi. » Prêtre !
Jésus tente de convaincre ses apôtres de la réalité de sa résurrection :
- il montre ses plaies : « C’est bien moi »
- il mange sous leurs yeux un morceau de poisson grillé montrant la réalité corporelle de sa résurrection
Pauvre Thomas ! Les chrétiens ‘ont bien arrangé jusqu’à se servir de lui pour excuser leur paresse spirituelle ou leur peu d’ardeur à croire et à combattre les doutes, pour justifier leur médiocrité.
Reprenons ce beau et long texte.
A l’aurore du grand matin de Pâques, entre la nuit de la mort et le matin d’un monde nouveau d’éternité, nous voici avec Marie-Magdeleine, dans la fraicheur du jour naissant. La fidèle disciple qui vient au tombeau, pleurer son bien-aimé, dans une démarche de tendresse et de piété. Elle vient prolonger son deuil, retarder un peu la séparation inéluctable d’avec Jésus. Elle vient pleurer Celui et en qui elle a mis toute sa confiance.
Ce matin, je voudrais commenter devant vous un texte dont on ne parle jamais : je veux dire de la grande prière du Christ à la fin du dernier repas dont Jean nous parle au chapitre 17. Je voudrais à l’aide de ce texte nous unir à ce que pense Jésus de nous aujourd’hui, nous qui sommes réunis dans cette église ses disciples… !
« Tout est accompli » : Le silence couvre la terre, les disciples sont dispersés, la foule est satisfaite, repue de haine, elle a eu sa part de sang…Le mal vient de se déchaîner contre l’amour, la violence vient de monter jusqu’à son paroxysme. La haine gratuite vient de se défouler sur le doux agneau.