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Saint Pierre-Bonsecours - Page 4

  • Pour le mardi 17 mars 2020

    Chers frères et sœurs, à la messe paroissiale de semaine, depuis plusieurs années,  nous prions tous les jours avec une ode du Canon de Saint André de Crète (Damas 660- Mytilène en Grèce 740). L’auteur qui a composé de nombreuses hymnes, reprend tous les passages de l’histoire Biblique[1], les médite et les applique à chacun d’entre nous : la Parole de Dieu éclaire ainsi nos vies et St André nous aide ainsi à entrer dans le repentir qui est la grande vertu spirituelle du carême.

    Ode d’aujourd’hui 

    Refrain  Gloire à Toi ô Christ, notre espérance, Gloire à toi, Christ notre salut.

    Dépouillé de ses biens, privé de ses amis et rongé par la souffrance

    En son malheur, Job ne pécha point et garda sous tes yeux un chemin sans reproche

    Il confessa que dans sa chair, il Te verrait, toi son Rédempteur.

     

    Aux portes de la mort, il t’a béni, Dieu qui donnes et qui reprends

    Et tu lui as révélé tes desseins au cœur de la tempête

    Ta sagesse l’a fait revivre et sa chair a refleuri.

     

    Me voici couvert d’ulcères, mon cœur est dévoré par la fièvre du péché.

    Médecin véritable, Celui que tu aimes est malade.

    Et Toi Seigneur, si tu le veux, Tu peux me guérir.

     

    Vierge très humble, intercède pour moi qui me repens de mon orgueil,

    Toi qui as  donné à Jésus ton Enfant notre nature humiliée

    Pour qu’il la rachète et l’exalte à la droite du Père.

     

         Nous sommes aujourd’hui devant Job : nous admirons sa constance dans la fidélité à Dieu au cœur de son malheur, aucune parole de récrimination n’est sortie de ses lèvres, aucune révolte.

         Et tout à coup, Job, c’est nous !  Couvert d’ulcères du péché, fiévreux du péché, pleins de récriminations, toujours à tenter Dieu ou à lui faire des reproches. Jésus est invoqué comme « Médecin véritable »… et l’appel au secours que nous lui adressons, c’est celui de Marthe et de Marie quand leur frère Lazare était malade : oui, malgré tout, je suis pour Toi Seigneur, « celui que Tu aimes et qui est malade » ! Alors comme tant d’hommes l’ont dit au Seigneur,« Si tu le veux, tu peux me guérir. »

        Dans cette supplication, nous sommes aidés par la Vierge Marie[2] : elle intercède et la formule qui suit est magnifique : Marie a donné à Jésus son Enfant notre nature humiliée (il a été semble à nous en tout sauf le péché mais en tout selon la faiblesse) et pourquoi a-t-il pris cette nature humiliée : « Pour qu’il la rachète et l’exalte à la droite du Père. » Et là le Canon parle de notre relèvement et de notre divinisation.

        D’ailleurs le refrain est une glorification joyeuse du Christ notre espérance et noter salut… qui était déjà l’espérance de Job.(premier couplet)

     

    [1] Nous avons médité successivement Adam et Eve, Caïn et Abel, Hénok, Lamek, Noé, Abraham, Isaac, Jacob

    [2] Ou par Marie Madeleine ou Pierre. Les 3 grands intercesseurs du Canon.

     

    Le voici chanté avec un autre refrain par les fraternités monastiques de Jérusalem

  • Prière pour la guérison

    Statue de St Roch de l’église des Jésuites de Nancy aujourd’hui à la cathédrale.

    Saint Roch,

    Vous avez soigné avec tant de générosité,
    de charité, les malades atteints de la peste.
    Dieu vous a accordé plusieurs fois de guérir
    par le signe de la Croix,
    des malades considérés comme perdus.

    Avec grande confiance, nous nous adressons
    à vous et nous vous supplions :
    Intercédez auprès du Seigneur,
    Pour nous obtenir amélioration, guérison,
    Si Dieu le permet, dans les maladies graves.

    Préservez-nous des épidémies,

    Intercédez auprès du Seigneur pour qu’il arrête le fléau.
    Secourez-nous dans les maladies du corps,
    Mais aussi de l’âme.
    Avec grande confiance, nous vous prions
    De nous protéger de la foudre dans les orages.

    Saint Roch, priez pour nous.


  • A propos de l’Evangile de la Samaritaine…

                L’entrevue est l’œuvre de JÉSUS SEUL avec la Samaritaine.  L’icône[1] le montre bien : les Apôtres sont au loin, étonnés, pleins de préjugés : Jésus parle à une femme en public. !

     

                SYCHAR, lieu où se passe la scène.  C’est l’ancienne Sichem si chère aux Patriarches. … C’est là où Dieu s’était adressé à Abram – pour la 1er fois en « apparition » - pour promettre ce pays à sa postérité (Genèse 12,6), « Abram traversa le pays jusqu’au lieu nommé Sichem, au chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays. Le Seigneurapparut à Abram et dit : « À ta descendance je donnerai ce pays. » Et là, Abram bâtit un autel au Seigneur qui lui était apparu. »

     

                PUITS Au centre un puits majestueux, rouge lumineux, solennel. On ne voit que lui !

                Le puits dans la Bible est le lieu de la vie et de la rencontre amoureuse. Il y a ici une symbolique nuptialedans ce texte de la Samaritaine.

                En Genèse 24/29, nous lisons : « Rébecca avait un frère qui s’appelait Laban. Laban sortit et courut vers la source, à la rencontre de l’homme. »

                Eléazar est chargé par Abraham de trouver une femme pour Isaac : il va à un puits, demande à boire à une jeune femme –Rebecca – après avoir convenu avec Dieu que si elle répondait positivement, c’était elle l’épouse promise à Isaac. Quand St Jean rédige son Evangile, il a sans doute dans le cœur cet épisode… Jésus sans doute aussi ! La splendeur du vêtement de la Samaritaine sur l’icône renvoie sans doute à la splendeur du vêtement et des voiles de Rebecca quand elle arrive chez Isaac. (Gn 24/61…)

                En Exode 2,15-22, nous lisons aussi : « Moïse s’enfuit loin de Pharaon et habita au pays de Madiane. Il vint s’asseoir près du puits. Le prêtre de Madiane avait sept filles. Elles allèrent puiser de l’eau et remplir les auges pour abreuver le troupeau de leur père. Des bergers survinrent et voulurent les chasser. Alors Moïse se leva pour leur porter secours et il abreuva leur troupeau. Elles retournèrent chez Réouël, leur père, qui leur dit : « Pourquoi êtes-vous revenues si tôt, aujourd’hui ? » Elles répondirent : « Un Égyptien nous a délivrées de la main des bergers, il a même puisé l’eau pour nous et abreuvé le troupeau ! – Mais où est-il, demanda Réouël, pourquoi l’avez-vous laissé là-bas ? Appelez-le ! Invitez-le à manger ! » Et Moïse accepta de s’établir chez cet homme qui lui donna comme épouse sa fille Cippora ».

                Le puits est aussi associé à l’Exode et en particulier au Don de la Loi. Le lien entre le don et la Loi - « don de Dieu » - est facile à faire pour le lecteur juif. La première lettre du mot « Maïm » - en hébreu les « eaux » - MEM en hébreu, équivaut au chiffre 40. Moise est resté 40 jours sur le mont Sinaï afin de recevoir les Tables de la Loi symbolisées par  l’eau. Car cette eau de la Loi vient à nous, mais nous devons faire l’effort d’aller la puiser comme au puits « Haïm ». De plus, le pluriel « Maïm » ( = eaux) évoque aussi « les eaux de la création ».

    SOURCE

                Jésus parle « d’eau » mais pas de n’importe laquelle ! Jésus parle d’ « eau vive » car l’eau de puits de Jacob est une eau vivante et non stagnante comme dans les puits, les bassins ou les citernes. Car en réalité, il s’agit de la « source de Jacob » : la SOURCE est très profonde c’est pourquoi on y accède par un puits. … L’eau vive est celle qui coule de source et qu’on puise dans son lit. Telle était l’eau de la fontaine de Jacob.

                Jésus, en prenant appui sur la réalité matérielle de cette source, va élever le cœur de la Samaritaine vers l’Eau Vive de l’Esprit Saint, « Don de Dieu »… » « Si tu savais le Don de Dieu ».

                Jésus va préciser : Cette eau vive fait qu’on n’a plus besoin de puiser puisqu’elle devient en celui qui la reçoit, une source jaillissante, et même pour la vie éternelle. Celui qui boira de cette eau n’aura plus jamais soif…

                Surtout qu’avec la révélation finale, « c’est moi le Messie », la source jaillissante, c’est l’Inconnu qui se tient devant la femme. À la source extérieure du puits profond du Patriarche s’est substituée une source intérieure qui étanche vraiment la soif. L’icône enseigne plus ! Elle nous fait pressentir que cette Eau vive est liée au mystère pascal du Christ – puits pourpre et cruciforme - et au baptême - puits qui ressemble à un baptistère  -.

                Le thème de la SOIF en effet, traverse tout l'Évangile de Jean et nous conduit à la Croix : de la rencontre avec la Samaritaine, à la grande prophétie lors de la fête des Tentes : « Si quelqu’un a soit qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui croit en moi. De son sein couleront des fleuves d’eau vive… dont Jean nous précise qu’il s’agit de l’Esprit Saint » (Jn 7.37-38), jusqu'à la Croix, lorsque Jésus, avant de mourir, dit pour réaliser les Écritures : « J'ai soif »  (Jn 19.28).

                Oui, « Dieu est venu dans le monde pour réveiller en nous la soif des grandes choses » écrit Benoît XVI. La Samaritaine vivait dans l'insatisfaction existentielle de celle qui n'a pas encore trouvé ce qu'elle cherche : l’icône nous le montre : La femme est riche : vêtements somptueux, élégante mais totalement insatisfaite, même de 5 maris et avec 6è qui n’est pas le sien !  

                Après lui avoir demandé à boire, c'est Jésus lui-même qui lui offre de l'eau, et pas n'importe laquelle, mais une « Eau Vive«, capable d'étancher sa soif… en faisant surgir en elle le vrai désir de quelque chose de plus profond que le simple besoin de satisfaire une soif matérielle. Dieu a soif que nous ayons soif de Lui.»

     

    ADORER                                                  

    Le rocher tout droit, lisse parfait :

    Adorer : toujours très concret,  le texte dit « prosterner » : entre v. 20 et 24, 10 fois le mot prosterner !  Jésus invite à ne plus chercher à se prosterner dans un lieu ou un autre… mais à se prosterner devant le Père, guidé par l’Esprit Saint et selon la Parole de Vérité qui est le Christ.

    Ainsi,

    nous pouvons prier n’importe où le « Notre Père »

                Dont le texte nous été donné par Jésus La vérité

                Texte que nous pouvons dire en vérité car l’Esprit le murmure au fond de notre cœur et atteste que nous sommes enfants de Dieu. Nous pouvons donc prier en vérité, « Notre Père »

     

    Sur l’icône, on voit trois montagne : une abrupte à gauche, comme le Sinaï ou le Mont Moriah ; une autre cachée sur laquelle est le temple du Garizim, bien clos. Une 3ème derrière le Christ, sur laquelle il est assis, direct et lisse vers le Ciel. Le lien direct avec Dieu.

     

    [1] Celle qui a été bénie le premier dimanche de Carême et qui préside à tout notre temps vers Pâques !

  • Paroisse St Pierre Notre Dame de Bonsecours

    Bien chers paroissiens,

     

    Devant la progression rapide de l’épidémie dans notre pays,

    Le gouvernement a pris des mesures de confinement.

     

    Ainsi, jusqu’à nouvel ordre,

    il n‘ y a PLUS DE CÉLÉBRATIONS PUBLIQUES dans nos deux églises St pierre et Notre Dame de Bonsecours.

     

    JE CÉLÉBRERAI LA MESSE CHAQUE JOUR   SEUL    pour toute la paroisse à 18H, heure à laquelle Mgr Papin nous a donné rendez-vous pour prier en communion spirituelle les uns avec les autres.

     

    Pour les obsèques, elles pourront avoir lieu à l’église St Pierre, dans l’intimité familiale et amicale proche, en respectant les règles de distance nécessaires et sans bénédiction finale avec goupillon.

     

    Durant ce temps d’éloignement forcé, je vous invite

    à nous rejoindre sur le blog de la paroisse

    saintpierre-bonsecours.hautetfort.com

    Chaque jour, je vous proposerai un élément de réflexion, d’enseignement, information… un lien entre nous.

     

     

    Avec mon amitié dans le Seigneur.

    Père Jacques Bombardier curé.

  • ANNONCES PAROISSE SAINT PIERRE NOTRE DAME DE BONSECOURS

    Bien chers paroissiens,

     

    Suite à la communication du président de la République, hier soir 12 mars,

     

    toutes les activités et rendez-vous de la paroisse sont annulés.

     

    La permanence paroissiale est fermée.

    Pour joindre la paroisse soit 06 12 81 73 05

    ​​​​​Soit jacques.bombardier@wanadoo.fr

    L’église St Pierre est ouverte aux heures habituelles.

     

    Seule demeure la célébration des messes aux heures et lieux habituels avec les précautions déjà prises (distance pour les rencontres, communion dans la main, baiser de paix sans geste, lavage des mains…)

     

    Je m’efforcerai de nourrir encore davantage le blog paroissial.

     

    Je nous invite à prier le Seigneur pour les malades du coronavirus gravement atteints ou seulement confinés, pour les autres malades ou personnes âgées, ceux et celles de nos familles, que nous ne pouvons plus visiter, pour les parents à la maison avec les enfants qu’il faut garder, occuper… avec le travail à gérer… et pour nos gouvernants qui doivent prendre des décisions capitales. Le Duc René II fondateur disait vouloir « une ymaige de Nostre Dame qui nous fut si souvent de Bon secours » ; suivons son conseil et confions toutes nos intentions à Notre Dame de Bonsecours : qu’elle veille sur nous, sur notre ville et notre pays.

     

     

    Bien à vous dans le Seigneur.

     

    Votre curé.

  • 6ème du temps année A

    L’extrait assez long du discours sur la montagne lu aujourd’hui comme Evangile nous apprend deux choses essentielles :

                - Jésus n’abolit pas la loi, il l’accomplit. C’est à dire il réalise parfaitement ce que Dieu attend d’un homme. Il est le seul à avoir relise parfaitement la Loi. Mails ile sta susi celui qui l’explicite et la mène à la perfection : d’où la relecture radicale du Christ… L’adultère du secret cœur montre jusqu’où le péché doit être extirpé de notre cœur.

                - Mais plus important encore, dans ce discours sur la montagne, Jésus revendique une place et une mission hors du commun. « Vous avez appris qu’il a été dit au Père, … eh bien ! moi je vous dis… » Jésus corrige donc la Torah, la Loi donnée par Dieu lui-même à Moïse sur le mont Sinaï. Il se déclare Dieu. Mais ce faisant, il nous révèle le mystère caché de Dieu. Bien des contemporains de Jésus ont vivement réagi à cette prétention…renforcée par lq pratique du pardon des péchés… et l’affirmation « Le Fils de l’homme est MAITRE même du Sabbat ! »… sans parler de l’appropriation permanente par notre maître de l’expression qui lui vaudra sa condamnation : « Le Fils de l’Homme »[1]. Jésus  nous révèle qui est Dieu.

                - Mais ce qui est dit dans le discours d’aujourd’hui … comme dans les actions évoquées est le message à ceux du dehors… ceux qui ne reçoivent les choses qu’en paraboles, comme une énigme qui suppose pour comprendre de s’engager à la suite de Jésus ! Ce que Jésus dit à ceux du dedans, « ceux de la maison » comme dit St Marc nous le découvrons dans l’Evangile de St Jean dans les chapitres 12 ? 13 ? 14, 15, 16 et 17. Ce sont les enseignements secrets du Christ donnés à ses apôtres Pierre, Jacques et Jean et aux autres apôtres dans la fameuse « grotte des enseignements » sur le haut du Mont des Oliviers, sur laquelle Constantin avait fait édifier une magnifique basilique appelée l’église des disciples. Ce qui fut dit par le Christ aux siens, nous l’entendons comme commentaire approfondissant la révélation d lEvangile lu aujourd’hui : « Le Père et moi nous sommes UN ; Je suis dans le Père et le Père est en moi. Qui m’a vu a vu le Père. L’e Père m’aime car je ne fais rien que ce qu’il me montre ;  Les Paroles que je dis, ne sont pas de moi mais du Père qui m’a  envoyé… L’Esprit que je prierai le Père de vous envoyer … » Comme le dit le verset 18 du Prologue de St Jean : « Dieu, personne ne l’a vu, jamais ; un Unique engendré, Dieu, lui qui est dans le sein du Père, lui, nous l’a fait connaître ou s’en est fait l’interprète » Tous les mots portent ! Et nous portons ce trésor comme disciples chargés d’annoncer au monde les merveilles de Dieu, l’Unique, Communion du Père et du Fils et du Saint Esprit.

             60% des Français se disent chrétiens… mais en même temps, 64% des Français voudraient bien parler de Dieu avec quelqu’un mais ne savent pas à qui s’adresser ! Sans doute parce que nous, nous ne parlons jamais de Dieu… Mais si nous n’en parlons pas, qui le fera ? Entendra-t-on seulement le témoignage de l’Islam ?

     

    [1] Voir Daniel 7

  • Témoignage de Jean Baptiste en St Jean

    Billet spirituel du 2ème dimanche A         

                En ce dimanche, nous écoutons St Jean l’Apôtre nous transmettre le témoignage de Saint Jean Baptiste son maître, au sujet de Jésus. Voilà comment et par qui Jean et les autres disciples du Baptiste ont été enseignés et conduits au Christ.

                D’abord remarquons que le premier message est muet mais choquant dans une culture biblique qui valorise le mariage et l’enfantement des enfants: il s’agit du célibat du Baptiste !. Jean Baptiste, en effet, est parti tôt au désert, il y a vécu célibataire, tout entier consacré à sa mission : « il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boisson forte, et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère. » avait annoncé l’ange à Zacharie. Jean Baptiste a le régime alimentaire des « Nazir », de ceux qui sont tout entier consacrés à Dieu et à son œuvre. Remarquons que Jean l’Apôtre sera lui aussi célibataire, « restant auprès du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne » selon la parole de Jésus qu’il nous rapporte au chapitre 21 de son Evangile. Jean l’apôtre célibataire va vivre à Ephèse au milieu de  disciples dans la prière et la méditation de l’enseignement de Jésus qu’il nous a magnifiquement transmis dans ses écrits. Mais on peut aussi ajouter que Paul dont nous avons entendu le commencement de la lettre aux Corinthiens, était aussi célibataire ou veuf non remarié, tout entier consacré à l’Evangile : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! » St Paul nous dit même que son sacerdoce, c’est d’annoncer l’Evangile. Son sacerdoce, c’est de s’offrir tout entier à cette annonce du mystère. Il écrit dans les Romains 15/16 : « Cette grâce, c’est d’être ministre du Christ Jésus pour les nations, avec la fonction sacrée d’annoncer l’Évangile de Dieu, afin que l’offrande des nations soit acceptée par Dieu, sanctifiée dans l’Esprit Saint. » Jean-Baptiste annonçant le célibat de Jésus, Jean et Paul vivant comme Jean Baptiste de ce célibat se sont donnés à Dieu pour accomplir leur mission qu’exprimait si bien le psaume 39 que commente ainsi l’auteur des Hébreux (10/8-10) : « Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes. »  Voici le sacerdoce du Nouveau testament, celui du Christ annoncé par Jean-Baptiste,  celui qu’ont partagé Paul et Jean et pour le don absolu duquel, ils ont gardé le célibat pour y être entièrement consacrés.

                Ensuite Jean Baptiste parle du Christ : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». L’Agneau pascal, le vrai, celui qui a enlevé l’esclavage d’Egypte et enlève maintenant l’esclavage du péché. Mais aussi le Serviteur mystérieux du prophète Isaïe dont nous avons lu ce matin le premier chant, en première lecture, et dont nous lirons le 4ème , le jour même du Vendredi Saint à la liturgie de la passion : ce serviteur s’offre tout entier et c’est ainsi qu’il sauve tous les hommes.

                Alors suit une phrase étonnante pour parler de Jésus : « l’homme qui vient derrière moi est passé devant moi car avant moi il était. » Il parle de Jésus « l’homme qui vient derrière moi, après moi… qui est venu demander le baptême,  passe maintenant au premier plan « devant moi » - il dira « il faut qu’il grandisse et que moi je diminue » - mais surtout la dernière partie de la phrase : « car avant moi il était ». Jean ne peut pas évoquer la « vieillesse » de Jésus par rapport à lui qui est de 6 mois plus vieux que Jésus !  Cet « avant moi » désigne donc sa divinité… sa préexistence, confirmée plus loin : « j’atteste qu’il est le Fils de Dieu ». Jean l’Apôtre a donc reçu de Jean Baptiste avant le commencement de la prédication de Jésus cette ouverture sur le mystère de Jésus… et il était intrigué par ces révélations quand avec André, il suivit Jésus timidement… « que cherchez-vous ? »

                Et puis Jean raconte alors le baptême de Jésus. L’Esprit est venu et a demeuré sur Lui. Jean explique qu’il ne connaissait pas Jésus – il ne l’a donc pas rencontré entre la visitation et le baptême - mais savait par révélation de Dieu que celui qui aurait ainsi l’Esprit Saint serait le Messie, qui baptise/plonge dans l’Esprit Saint et serait le Fils de Dieu. L’Esprit dont Jésus ne parlera que petit à petit et surtout à la fin est le don par excellence pour lequel il est venu habiter parmi les hommes.

                Il faut ajouter à la révélation d’aujourd’hui faite par Jean Baptiste, celle qu’il proclamera un peu plus tard : le Christ est l’Epoux qui vient s’unir à l’humanité pour la ramener à Dieu (Jean 3/28-30) : « Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue ».

               Laissons-nous éblouir et émerveiller par ces propos de Jean Baptiste qui nous conduisent directement et fortement dans le mystère de Jésus… en une année où nous efforçons de mieux le connaître.

  • Marie Mère de Dieu

                Nous voici de nouveau avec les bergers à la crèche. Cette fête est comme un arrêt sur image : c’est le seul moyen de pénétrer dans le mystère : un Père du désert dit : « La vie chrétienne, c’est  rester éveillé et vénérer »

                Comme les bergers… surtout à l’école de Marie : comme l’écrit St Basile de Séleucie : « Méditant toutes ces choses dans son cœur,  Marie était seule, au milieu des bergers qui visitaient, à converser seule avec le Seul. »

                Marie médite devant son fils qu’elle vient de mettre au monde : et cet enfant elle le contemple avec la Parole de l’Ange par laquelle Dieu a expliqué à Marie, comme à toute personne qui joue un rôle majeur dans le dessein divin : toute sa vie repose sur cette Parole que les événements repassés dans son cœur explicitent, réalisent et éclairent.

                Cette parole de Gabriel est en 3 étapes

                - La salutation : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

                - L’annonce de l’enfantement d’un fils, homme de la famille messianique de David : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. » 

                - L’identité profonde de cet enfant :  « Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin… L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. »

                L’Eglise va entrer à son tour dans cette méditation mariale, comme Marie et sous sa conduite : qui est ce Fils ? Il lui faudra 4 siècles pour arriver à expliciter cette foi sans dire le mystère indicible, à Ephèse : un mot « theotokos » - MARIE MÈRE DE DIEU.

                Voici donc cet enfant, Dieu devant nous, Dieu avec nous. Dieu ne se divise pas. Sans quitter le Ciel où il est servi par les Anges, il est devenu bébé en Marie, il est devant elle, il est devant nous… il sera même en nous et nous en Lui.

                 Il a voulu naître comme tout homme dans cette création dont il est l’auteur et dont il assure toujours, dans la crèche comme aujourd’hui, l’existence, la concorde et la cohésion.

                Alors développons cette confession concilaire : MERE DE DIEU La Vierge met donc au monde aujourd’hui l’Eternel… et la terre offre une grotte à Celui    qui dépasse l’entendement humain. Aujourd’hui, le Ciel est descendu sur la terre, le Paradis est à Bethléem et la Vierge est dans cet Eden ré-ouvert. Aujourd’hui, le Dieu d’avant les siècles est au milieu des bergers et des pauvres.

                Le tropaire oriental de la fête de Noël sous son apparence naïve, dit le mystère paradoxal de Noël, mystère indicible :

    En ce jour, la Vierge met au monde l’Enfant Dieu.  La terre présente une grotte à Dieu l’Inaccessible. Les Anges chantent la Gloire, avec les Bergers. Les Mages cheminent avec l’Astre ! Car pour nous vient de naître l’Enfant Nouveau Né, Le Dieu d’avant les siècles. Amen

  • La crèche


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  • Sermon Noël 2019.

     « L’ange du Seigneur se présenta devant les bergers et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa Lumière. 
Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas car voici que je vous annonce une bonne nouvelle 
qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David,
 vous est né un Sauveur
 qui est le Christ, le Seigneur.
 Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
 emmailloté et couché dans une mangeoire. »

    Voilà ce que nous venons d’entendre !

    Voilà ce que avez sous les yeux, derrière moi :

    « La lumière du Ciel visite la terre en Palestine, elle descend jusqu’à nous ce soir »

    Les Anges sont là,  eux qui accompagnent toujours la manifestation de Dieu

     

    Et pourtant quelle discrétion ! Le mystère est dit en une phrase « vous trouverez un nouveau-né
 emmailloté et couché dans une mangeoire. »  St Luc se contente de rapporter les faits que la crèche de notre paroisse montre.

    St Jean dans l’Evangile de demain, en donnera le sens : « Et le Verbe la Parole de Dieu s’est fait chair. Il a dressé sa tente parmi nous ».

     

    Ce récit très simple est plein d’instruction.

    Nous le méditerons sous la conduite de St Jean l’Apôtre.

    St Jean dit nous dit qu’en ce bébé, c’est Dieu qui a pris chair, qui a assumé la nature humaine. On dit souvent : Dieu s’est fait homme… mais c’est ambigu car le mot est abstrait et imprécis. Non ! Dieu s’est fait HOMME JUIF

                 La « chair » dont parle St Jean, c’est l’homme très concret, né sur une terre, parlant une langue, dans une culture, une histoire, un enracinement… Même si cette nature humaine est la même pour tous les hommes – donc universelle - ils la déclinent selon les modalités les plus variées. Et d’une manière toujours particulière. Depuis Babel, on sait que Dieu aime la variété. Et pour être universel, il faut être enraciné et vivre la nature humaine universelle de l’intérieur, dans le particularisme INEFFAÇABLE,  de son enracinement concret.

                Et en laissant subsister le peuple d’Israël, Dieu sans doute a voulu que nous n’oublions jamais CE PARTICULARISME DE L’INCARNATION, nous qui avons tellement la tentation de l’abstrait, surtout aujourd’hui : être de partout, - de Paris à Tokyo  en passant par New York, voilà le fin du fin de l’abstrait intelligent, moderne, l’avenir quoi ! - – de partout et en fait, de nulle part. En fait artificiel, évanescent et dangereux.

     

    Saint Jean poursuit pour évoquer la vie de Jésus « Il a dressé sa tente parmi nous »

    Dieu l’Eternel, le Tout Autre, Celui que personne ne peut connaître est donc entré dans le temps, dans la fragilité du temps, dans le peu de temps d’une vie que cette belle expression - « il a dressé sa tente » - veut suggérer. Il a vécu la brièveté d’une vie comme la nôtre. On ne campe pas durablement… c’est en allant vers quelque part qu’on campe, provisoirement. Même s’il est heureux et bon d’être sur terre – et Dieu y est venu avec nous – on n’y est qu’en passant. Et c’est une erreur grave d’y vivre comme si ce n’était pas en passant justement. La fragilité du campement de Jésus ce soir dans l’étable de l’arrière maison de la famille de Bethléem nous dit tout de suite que nous sommes en voyage sur cette terre, de passage…

     

    Mais alors de passage, mais alors, venant d’où ? Et allant vers où ?

     

                Venant d’où ? Depuis l’appel d’Abraham, voici 4000 ans à peu près, la Bible nous dit que nous sommes dans le désir et l’amour de Dieu, depuis toujours. Il aime chaque homme, désire son existence, lui confie une mission pour son bonheur et le bonheur des autres. Chacun a une place unique dans l’humanité : nous venons de Dieu : « Il nous a aimés dans le Christ dès avant la fondation du monde » écrit St Paul.

                Depuis l’appel d’Abraham, nous savons que Dieu n’impose rien à l’homme, il l’appelle et l’invite librement à répondre à son appel. C’est la grande imprudence divine : laisser l’homme libre de servir Dieu. Abraham est modèle de foi car il répondu « oui »…et s‘est lancé dans l’aventure avec Dieu … comme 2000 après lui, le fera la Vierge Marie à qui Dieu proposait cette chose inouïe : donner au Verbe divin, la chair d’une nature humaine, ce qui est réalisée ce soir ! Sous nos yeux. C’est pour cela qu’on fait une crèche, pour VOIR.

                Oui, chacun de nous reçoit un appel et tout le monde est indispensable dans la vision divine.

     

                Vers où allons-nous ? « à tous ceux qui l’ont reçu, écrit encore Saint Jean il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. »

                Appelés à accueillir Dieu pour devenir son enfant, enfant de Dieu, en communion avec Dieu, participant à sa nature divine. Dès maintenant et en plénitude dans la vie éternelle. Tous « Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce. » écrit encore Saint Jean.

                Cela ne sert à rien de fêter Noël si ce soir Jésus ne naît pas davantage dans le cœur de chacun d’entre nous, c’est-à-dire si ne se produit pas en nous l’admirable échange que nous venons de chanter : Le Seigneur Jésus a pris notre nature humaine mortelle et fragile pour nous donner part à la nature divine, éternelle et nous entrainer par son Esprit dans l’amitié et la communion avec le Père. « Par un échange admirable, le Verbe a pris chair de Marie et il nous rend participant de sa divinité par la puissance de l’Esprit Alleluia. »

               

    Mais comment savoir que ce merveilleux échange se produit en nous ?

     

    Je ne retiendrai que deux réponses pour ce soir :

                - la première : si je pense ma vie et si je la vis de plus en plus, comme venant de Dieu, campant sur cette terre avant de retourner à Dieu pour l’éternité. Cela donne beaucoup de joie, cela libère du matérialisme destructeur de l’âme et de la société, de la cupidité et de l’attachement désordonné aux biens de ce monde. Cela met le cœur en paix.

                - la seconde : si j’imite les bergers dans leur foi et leur émerveillement :  car les deux – foi et émerveillement – vont ensemble ! Vous êtes là ce soir parce que vous savez qu’un événement important se produit. Vivez vraiment la fête, sans crainte, sans arrière-pensée, ce n’est pas un conte de fée pour enfant… C’est la Vérité divine pour chacun d’entre nous, il en va de notre destinée éternelle de communion avec Dieu. Ne faisons pas la fine bouche ou les désabusés qui ont tout vu !  Emerveillons-nous vraiment.

    Amen.

  • Sermon de la messe de l’Aurore

    La Fête de Noël se célèbre à 4 moments différents et une messe est particulière pour chacun de ses moments de la journée : la Veille au soir, la Nuit, l’Aurore et le Jour.

                La Veille, au moment où le soir baisse, où les ténèbres deviennent de pus en plus épaisses, le désir de la lumière se fait plus intense et l’espérance plus hardie… «  Tu ravives en nous dit l’oraison, la joyeuse espérance du salut. »

                La Nuit : c’est le livre de la Sagesse qui contemple cette venue nocturne de la Parole de Dieu chez les hommes : « Alors qu’un profond silence enveloppait toutes choses et que la nuit en était au milieu de son cours, ta Parole toute-puissante, Seigneur, est venue du ciel, ta demeure royale. » [1] Alors qu’on est au plus fort de la nuit, la Lumière pointe et jaillit de Dieu vers nous.

                L’Aurore – « Lueur qui précède le lever du soleil » : en effet, l’illumination divine nécessite du temps : depuis les premiers signes de la lumière, avant la plénitude du Jour, il faut du temps… mais quelle joie lorsque la première lueur apparaît ! L'aube est le moment de la journée où le ciel commence à s'éclaircir avant le lever du Soleil. Elle est également appelée le « petit matin » ou le « point du jour ».

                Le Jour où la rayonnement de la lumière est plénier.

     

    Mais la fête de Noël, elle – même, est située dans le rythme du cosmos : en fixant la Nativité du Seigneur au solstice d’hiver où la lumière recommence à grandir chaque jour et celle de St Jean Baptiste le 24 juin, solstice d’été où les jours commencent à diminuer selon la parole de St Jean « il faut que Lui le Christ grandisse et que moi je diminue » , l’Eglise nous enseigne que cette nativité du Seigneur est rénovation de l’homme mais aussi du cosmos entier : commencement de  la nouveauté de l’homme mais aussi de toute la nature solidairement à la destinée nouvelle de l’homme ; Dieu fait toutes choses nouvelles :

                « Père, Toi qui as merveilleusement créé l’homme et plus merveilleusement encore rétabli sa dignité…(messe du jour)

     

    Et en fêtant ainsi la Lumière divine qui nous envahit – « En ton Verbe fait chair une lumière nouvelle nous envahit » dit-on à la messe de l’aurore – nous exauçons ce qu’attendaient nos ancêtres païens de Rome ou de Germanie quand ils fêtaient au solstice d’hiver le « Sol invictus » le Soleil Invaincu !... ou encore nos ancêtres juifs quand chaque Sabbat ils fêtaient la lumière divine donnée aux hommes : « Accorde-nous de grandes bénédictions et assure l’intégrité de notre maison et la paix en son sein pour y faire résider ta Divine présence parmi nous. Illumine nos bougies d’une lumière qui ne s’éteigne jamais et éclaire ta face afin que nous soyons sauvés. »  Et notre oraison de la messe de l’Aurore en est comme un écho : « Puisque cette Lumière nouvelle éclaire déjà nos cours par la foi, fais qu’elle resplendisse dans toute notre vie. »

     

    Ainsi Noël nous permet d’accueillir la Lumière divine qui vient habiter une chair d’homme en Jésus.  Il est le Soleil de Justicedont parlait le prophète Malachie[2] : « Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le Soleil de justice et la guérison sera dans son rayonnement; vous sortirez, et vous sauterez de joie ».

     

    Et ce Soleil, nous le suivons d’heure en heure depuis le versant de la nuit,  à l’Aurore et dans son plein éclat, dans la joie de cette lumière qui nous divinise – « fais nous participer à la divinité de ton Fils qui a voulu prendre notre humanité »  demande-t-on à la messe du jour – et dont nous désirons être habités – « qu’illuminés dès ici-bas, nous goûtions dans le Ciel la plénitude de sa joie » demande-t-on à la messe de la nuit  « pour qu’elle resplendisse dans toute notre vie »demande-nous à la messe du Jour. Amen

     

    [1] Sg 18, 14-15

     

    [2]  Malachie 4/2

  • BONNE FÊTE DE NOËL

    Retable de l’église abbatiale de Beaume-les-Messieurs.       

         Nous voici tout près de fêter Noël.

                La ville tout entière est dans la lumière, le bruissement des achats, la musique et l’effervescence. Et cela depuis quelques semaines, car dans notre région, Noël est précédé de la fête de St Nicolas, un grand chrétien du 4ème siècle, évêque de Myre, devenu le patron de notre Province de Lorraine. Les enfants sans doute se réjouissent et rêvent déjà sur les cadeaux qu’ils auront bientôt.

                Il est bien juste de faire la fête, surtout en ce temps gris et froid.

                Mais que fêtons-nous donc ?

     

                Un fait si simple, un événement si discret qu’il est passé inaperçu pour les contemporains.

                La naissance d’un petit garçon, premier né d’un jeune couple de juifs de Galilée, nommés Marie et Joseph, … naissance imprévue, en plein voyage mais heureusement dans la famille de Bethléem qui a pu les accueillir.

                Cette naissance qui allait bouleverser le monde, ne fut connue que de la famille, de quelques voisins et de bergers qui veillaient sur leurs troupeaux dans la nuit.

                Un fait si simple et pourtant si capital : ce petit enfant va se révéler le Messie d’Israël, le Sauveur attendu de son peuple et de tous les hommes qui lui feront confiance. Ce petit enfant va devenir un homme mûr, d’une grande profondeur de cœur, compatissant à toutes les misères des hommes qu’il rencontrait. Il a cherché à élever l’humanité vers Dieu, de Dieu dont Il parlait d’une manière toute nouvelle : il leur montrait qu’en Lui, c’est Dieu lui-même qui visitait son peuple pour tous les hommes.

                Et ce calme, cette autorité, cette bienveillance, cet amour… Jésus les a gardés jusqu’à la fin, même quand les autorités de son peuple l’ont livré au gouverneur romain pour le faire crucifier. Tout a culminé dans son pardon donné aux meurtriers.

     

                Si nous fêtons Noël encore aujourd’hui, c’est parce que cet homme né si humblement et tué si honteusement, Dieu lui a fait passer la mort, l’a ressuscité : il est toujours mystérieusement vivant, présent au milieu des hommes pour donner son Amour. La communauté des chrétiens aujourd’hui en est témoin sur toute la face de la terre.

                Aussi, nous communauté catholique du quartier st Pierre, nous sommes heureux de vous souhaiter un Bon Noël, de vous laisser toucher par cet enfant et cet homme si exceptionnel. Puissiez-vous recevoir la joie qu’il donne dans le cœur !

                Nous vous invitons, si vous le désirez, à vivre Noël avec nous, au cours de la messe de la nuit qui aura lieu à Saint Pierre le 24 décembre 2019 à 22 Heures et à visiter notre crèche.

     

    Le Père Jacques Bombardier curé de St Pierre

    Le conseil de la paroisse

    Et tous les fidèles catholiques du quartier.